Itw d'Alain Soral sur RVL, la radio vraiment libre
28-01-2007
Ecouter l'interview

 
Affaire Sciences Po, soutiens, suite...
20-01-2007
De : L.<XXXXXX>
Date : Fri, 19 Jan 2007 03:42:32 +0100 (CET)
À : < Cet e-mail est protege contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir >
Objet : Scandale journée dédicaces sciencespo


Cher monsieur Soral.
Etant moi-même étudiante à sciences-po, je tiens à vous dire que nous sommes nombreux touver scandaleux la façon dont on vous a traité dans notre établissement.

Comment virer un écrivain sous un faux prétexte et céder à ce point au politiquement correct? Malheuresement cela semble être votre lot quotidien. Le boycott des médias à la suite de vos propos soi-disant antisémites est, pour moi, incompréhensible.

Cependant sachez que malgré l'évènement scandaleux qui s'est produit lors des journées dédicaces de sciences-po, il existe dans cette école une certaine liberté d'expression et tous ne cèdent pas au formatage
intellectuel que l'on nous impose. Vous recueillez de nombreux suffrages parmi les étudiants et je ne suis pas la seule à avoir été choquée par ce qui est arrivé.

Je n'est aucune légimité à le faire mais je vous présente mes excuses au nom de sciences-po parce qu'en voyant la video de votre expulsion des locaux, on se croirait dans la pire des dictatures.

Malgré le fait que je ne sois d'accord avec certains de vos dires, j'admire votre façon d'obliger chacun à réfléchir un peu plus loin que la bouillie prémachée que l'on nous sert tous les jours.

Je vous souhaite de continuer votre action, plus que légitime, dans le but d'un peu plus de bon sens dans le monde dans lequel nous vivons.

Avec tout mon soutien.

L.

 
Confessions d'un dragueur disponible sur le Web
16-01-2007
Le film d'Alain Soral "Confessions d'un dragueur" (qu'aucun distributeur n'a eu l'honnêteté ni le courage de sortir en DVD) enfin visible sur internet !


 
Lettre ouverte à Alain Soral
13-01-2007
Cher Alain - je me permets de te tutoyer bien que nous ne nous connaissions pas personnellement, mais entre républicains, tu sais comme moi que «le tutoiement est de rigueur et qu’on s’honore du titre du citoyen». Ma vie et mes intérêts se trouvant actuellement bien loin de l’Europe, certaines nouvelles de notre continent ne me parviennent qu’avec beaucoup de retard. Ainsi, le sujet dont je vais t’entretenir est certainement déjà connu depuis plusieurs semaines de tous les Français (et des autres) qui s’intéressent à la question, mais il ne me semble pas inutile de rappeler certains événements et de m’adresser directement à toi pour porter à ta connaissance la surprise et l’incompréhension de beaucoup de tes lecteurs et de tes camarades de lutte.

Cette fois, c’est officiel, la nouvelle est tombée comme un couperet, et même en Chine on ne peut plus l’ignorer : tu as adhéré au Front National. Cela fait maintenant plus d’un an que tu travailles comme conseiller de campagne de Jean-Marie Le Pen, et tu as décidé il y a quelques mois de faire ton coming out. Pour les observateurs attentifs de la vie politique française, ça n’aura été qu’une demi-surprise : on t’a reconnu dans un public de partisans FN sur je ne sais plus quel plateau de télévision, et surtout on a reconnu ta plume dans le fameux discours que Jean-Marie Le Pen a prononcé à Valmy, lieu hautement symbolique dont le choix nous étonnera moins si on sait qu’il vient de toi.

Selon toi, tes lecteurs non plus ne devraient pas être surpris, car ceux qui ont su lire entre les lignes ton dernier roman, Chute : éloge de la disgrâce, auraient dû comprendre que le héros de ce roman, Robert Gros, le journaliste intègre et révolté contre la dictature médiatique de la pensée unique, c’était toi. Les vues politiques de Robert Gros étaient, il faut le dire, on ne peut plus claires : intégrer une formation politique déjà existante et suffisamment forte pour permettre un changement, et la travailler de l’intérieur pour le faire évoluer dans le bon sens. Le FN correspond assez bien à cette définition, dans la mesure où il est en pleine mutation, notamment idéologique (la fin proche Le Pen n’y est peut-être pas pour rien), et son positionnement à l’extérieur du système institutionnel laisse une plus grande marge de manoeuvre, un plus grand champ d’action pour un idéologue comme toi. C’est cela, l’avantage de l’opposition sur les partis gouvernementaux : elle est mouvante. Mais tout de même, la taille de ce parti, son étendue, le nombre de ses militants et de ses adhérents, cela n’est-il pas en soi un obstacle, une force d’inertie, rendant très difficile le virage que tu voudrais lui faire prendre ?

Cette stratégie de l’entrisme, dite de Lorenzaccio, elle tente un jour ou l’autre tous les idéalistes. Moi-même, j’ai pu dans le passé éprouver ce genre de pensées coupables à l’égard du Parti socialiste, pensant, dans ma naïveté abyssale, qu’avec quelques efforts, je pourrais le transformer en un vrai parti de gauche ; mais les plus beaux rêves ont une fin. Car que peuvent faire un ou deux individus, aussi audacieux soient-ils, qui nagent à contre-courant dans une marmite aussi bien réglée que celle du PS ?

Tu as au moins raison sur ce point, Alain : le Parti socialiste (je ne fais pas de distinction entre son antenne française et son antenne suisse) est bien un parti en fin de course, alors que le FN pourrait bien encore avoir quelques cartes à jouer. Mais là encore, pour qu’on puisse parler d’une réforme de fond, d’un tournant décisif, un seul homme ne suffira pas, il faudra toute une génération de nouveaux militants pour remuer les vieux cadres et insuffler un nouveau souffle, véritablement populaire et social-républicain. Ce n’est pas une question de temps - cela peut se faire plus vite que nous le pensons - mais de masse critique. Cette génération rénovatrice existe-t-elle aujourd’hui ? Je ne le sais pas car je ne connais pas la situation de l’intérieur (difficile d’être à la fois à Pékin et dans les meetings BBR), et c’est pourquoi je te pose la question. On ne peut toutefois pas nier qu’il y ait eu une évolution, et ceux qui crient encore à la bête immonde ont peut-être, comme tu le dis si bien toi-même, une lutte antifasciste de retard.

A quoi ressemblait le FN il y a à peine vingt ans ? Un parti aux allures extrémistes et butées, mené par quelques leaders franco-impérialistes nostalgiques, regroupant sous son étendard des catholiques intégristes, des partisans de l’Algérie française, des anticommunistes, des royalistes et des milices de jeunes néo-nazis. Qu’est-il aujourd’hui ? Un parti dont la base militante est avant tout ouvrière, un parti populaire qui a troqué son discours réactionnaire et monarchisant contre une ligne républicaine : ce n’est plus à Pétain que l’on se réfère mais aux acquis historiques de la Révolution française, comme l’a très bien rappelé (ou annoncé ?) le discours de Jean-Marie Le Pen devant le moulin de Valmy, symbole de la victoire des troupes révolutionnaires contre la coalition des rois. Les références historiques n’ont rien d’abstrait pour un parti politique ; elles éclairent son identité présente.

Que cela plaise ou non, l’évolution du FN est une évolution plutôt « prolétarienne », et à cet égard, il n’y a rien d’étonnant à ce que toi, Alain, aies été séduit. Mais enfin, cette évolution gauchisante du FN suffit-elle à en faire un parti socialiste ? La transition de ses références historiques, l’assouplissement de sa politique sur l’immigration (en témoignent la dernière campagne d’affichage pour les présidentielles), son nouveau discours ethno-différencialiste (et non plus "suprémaciste" comme avant), sa dénonciation du système UMPS (sigle désormais entré dans le langage commun) et du capitalisme en général, ses accointances de plus en plus fréquentes avec les penseurs de la Nouvelle droite (qui n’a heureusement de droite que le nom), tous ces changements suffisent-ils à faire du FN le parti révolutionnaire auquel toi, moi, et bien d’autres, nous rêvons ? Je n’en suis pas convaincu.

En bon marxiste, tu sais comme moi que c’est la doctrine économique qui est prédéterminante ; quel que soit le nom du futur président de la République, c’est la doctrine économique du vainqueur qui déterminera l’avenir de la France, qui l’élévera vers la prospérité ou la plongera dans la crise, qui ramènera l’équilibre social ou aggravera encore les inégalités. Quel est le programme économique de Le Pen ? Est-il crédible ? Quels changements sont survenus dans ce programme depuis l’époque plus ou moins lointaine où Le Pen se proclamait « le Reagan français » ? Inutile de rappeler que le reaganisme, c’est tout ce que toi, moi et bien d’autres, détestons, ce contre quoi nous luttons depuis toujours, la forme du libéralisme la plus ultra, la pensée économique la plus opposée à notre socialisme.
 Le social, c’est le Front national, nous disent les affiches du FN depuis quelques années, serinant que chez eux, on n’est ni de gauche ni de droite, bien au contraire... Economiquement à droite, socialement à gauche, nationalement de France : difficile, là encore, d’imaginer slogan plus démagogue et plus vide de sens ! Tu n’éprouves visiblement pas les mêmes doutes que moi, puisque tu n’hésites pas aujourd’hui à comparer Le Pen avec deux de tes grands modèles politiques : de Gaulle et Chavez... Je ne demande qu’à le croire, mais dis-moi, Alain, quelle est la formule magique pour passer d’une chose à son contraire, pour transformer un Reagan français en Chavez français ?

Ainsi, c’est la raison économique qui me fait aujourd’hui le plus douter de la pertinence de ton engagement. Les gesticulations habituelles des bien-pensants de service sur fond d’antiracisme petit-bourgeois ne retiendront pas mon attention, elles relèvent de querelles dogmatiques qui n’intéressent en rien le quotidien des Français. De même, je ne me mêlerai pas au concert de hurlements des loups qui, jusque parmi mes camarades, recommandent de ne plus te lire maintenant que - selon eux - tu as pactisé avec le diable.

Je n’approuve pas vraiment ton choix (même si je comprends la réflexion qui t’a amené là où tu es), mais je ne remets pas en cause ta sincérité. Je me suis suffisamment intéressé à ton parcours pour savoir une chose : tu ne t’es jamais compromis avec le système, tu n’as jamais hésité à prendre des risques pour tes idées (des risques physiques parfois, comme lors de tes agressions par les milices sionistes), tu as résisté aux menaces comme aux tentations, et si tu as su évoluer, ça n’a jamais été en retournant ta veste. Si tu as rejoint le FN, ce n’est donc en tout cas pas par opportunisme ; si c’était le cas, tu aurais choisi un autre parti.

Tu crois certainement en ce que tu fais puisque tu as pris la décision difficile de condamner une fois de plus ta carrière littéraire. En effet, tu sais pertinemment qu’on n’invitera pas un écrivain estampillé FN à la télévision et que tous les médias bourgeois descendront tes ouvrages en flèche, quand ils ne se contenteront pas de ne pas en parler du tout. Ces médias, qui ne t’avaient pas compris (ou qui t’avaient compris trop bien) ont dépensé beaucoup d’énergie à travestir la portée révolutionnaire de ton travail sous de sulfureuses polémiques sur fond d’antisémitisme ou de mysoginie. Tu leur tends aujourd’hui une perche de plus, bien plus savoureuse à leur goût ; j’en conclus donc que tu sais ce que tu fais, ou du moins que le sacrifice en vaut la peine. Tu rejoins ainsi la longue lignée des Maria-Antonietta Macciocchi, des Marc-Edouard Nabe, des intellectuels parias qui, par probité et par indépendance d’esprit, ont fait le choix de l’ostracisme. Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur, comme tu aimes à le dire.

Lorsqu’en Suisse, j’étais responsable de la formation des jeunes de mon parti (un parti marxiste dont je tairai le nom), il m’arrivait, dans les lectures que je conseillais, à côté de Marx ou de Lénine, de glisser un de tes ouvrages. Quelques-uns grinçaient déjà des dents lorsque j’y ajoutais quelques pages de Proudhon, de Blanqui ou de Thiriart, mais tu imagines que désormais, lire Soral dans ces cercles-là, cela deviendra encore bien plus politiquement incorrect... Mais là n’est pas le problème.

Les autres feront ce qu’ils veulent, mais moi, je continuerai à te lire - j’espère d’ailleurs que ton action politique te laissera un peu de temps pour travailler à de nouveaux ouvrages. Certains ont pu t’accuser de faire de la sociologie de comptoir, mais je leur répondrai qu’on fait une sociologie bien plus fiable en observant le peuple dans les endroits où il vit (et le comptoir en est un) qu’à travers les lucarnes poussiéreuses de je ne sais quelle bibliothèque académique...

On a fait un autodafé des anciens sociologues marxistes, les remplaçant par d’obscurs néo-freudiens à la solde des institutions, mais c’était compter sans la nouvelle génération, celle que tu représentes. Ton analyse judicieuse de la société française et occidentale, tes synthèses percutantes, la manière dont tu as remis la question des classes au centre du débat, tout cela fait que je continuerai de conseiller la lecture des tes ouvrages à quiconque est prêt à jeter un regard critique sur ce qui nous entoure et à remettre en question ses préjugés.

Que ceux qui me lisent s’empressent donc de chercher chez leur libraire les titres suivants, que je ne saurais trop recommander : Socrate à St Tropez, Jusqu’où va-t-on descendre ?, Vers la féminisation, Chute, et le plus indispensable de tous (à mon avis) : Misères du désir. Je pense qu’ils ne seront pas déçus.

J’ignore si le travail que tu entreprends maintenant est une erreur tragique ou si tu fais acte de précurseur, mais cela est au moins révélateur d’une chose : le temps des vieux clivages idéologiques est passé. Qu’importe au fond qu’on soit dit de gauche ou de droite (termes qu’il serait temps de redéfinir), qu’on soit dit progressiste ou conservateur : nous devrons demain nous affirmer comme amis de notre peuple ou comme libéraux, comme partisans d’une Europe indépendante ou comme valets des Etats-Unis, comme patriotes ou comme mondialistes, comme authentiques socialistes ou comme collabos. Toi, moi, et bien d’autres, nous luttons et continuerons à lutter aux côtés des premiers, et ce quelle que soit la couleur du drapeau qui flotte au-dessus de nos têtes.

Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur.

Voir les réactions sur www.agoravox.fr

 
Vidéo amusante !
31-12-2006




 
Affaire Sciences-Po : un soutien inattendu venu d'Italie
28-12-2006
QUE PERSONNE NE TOUCHE À ALAIN SORAL !


L'écrivain Alain Soral, comme chacun d'entre nous, est l'unique responsable de ses propres idées mais, si l’on vit dans une République et non pas sous un régime autoritaire, nous sommes tous responsables du fait qu'il a été interdit par la force et la menace à un écrivain - en pleine Union Européenne - d'exprimer ses propres idées.

Il n'y a aucune nécessité a être pour ou contre les opinions de Soral pour dénoncer la dangereuse discrimination - sous-évaluée - dont il est la victime et d'en réclamer la cessation immédiate.

Nous dénonçons le lynchage moral et physique de Soral justement parce que nous voulons rester neutres et sortir de ce « silence-consentement » qui nous assimile à une certaine opposition qui préfère rester muette; opposition qui pense injustement que, au fond, « il l'a bien cherché » et qui laisse faire le sale travail à d'autres plutôt que de se confronter avec lui sur le terrain des idées.

Nous ne sommes pas pour ou contre Soral, mais nous pensons qu'il est avant tout la victime de ce snobisme ou de cette paresse intellectuelle qui en général finit par accepter les crimes de masse (comme dans un régime totalitaire) ou individualisés (la suppression violente d'hommes dérangeants et tombés en disgrâce, comme Gramsci ou Pasolini).

N'ayant jamais fait partie du « politiquement correct » qui se donne bonne conscience en remplissant son sac dans les supermarchés de la Solidarité, nous tenons a signaler le cas Soral a l'attention des Italiens pour n'avoir aucune complicité dans cette nouvelle chronique d'un délit annoncé, car nous connaissons les dommages de la censure et de la loi préventive du silence, ainsi que le mécanisme du bouc émissaire. Et cela ne nous plaît ni pour nous ni pour les autres.

Nous considérons que la crédibilité d'une nation civilisée se vérifie dans sa constante capacité à la confrontation, et dans sa non moins constante capacité a offrir les mêmes chances a tous, forts ou faibles. Nous ne comprenons donc pas pourquoi Soral ne puisse profiter de cette protection due è n'importe quel homme public ayant subi des agressions physiques et des menaces de mort de la part d'organisations extrémistes, même si, sournoisement, celles-ci n'ont pas été revendiquées. Une protection de la part des forces de l'ordre a pourtant été concédée a des écrivains comme Salman Rushdie ou au Napolitain Roberto Saviano menacé par la Camorra, c'est-à-dire à ceux qui sont exposés à des menaces d'exécution de la part d'une justice collective différente de celle de l'État.

Il nous semble donc encore plus incompréhensible que le 3 décembre dernier, Soral ait été dans un premier temps officiellement invité puis ensuite éloigné d'une manifestation culturelle de l'Institut des Sciences Politiques de Paris justement parce que sur lui pesait une « menace de mort ». Nous tenons ici à rappeler - quitte a frôler le pléonasme - que menacer de mort quelqu'un n'est admissible dans aucun système judiciaire de l'Union Européenne.

Il nous semble donc que :
- Soral s'est entièrement pris la responsabilité de ses propres idées car il ne les a pas divulguées dans des tracs anonymes mais au contraire il les a publiées dans six ou sept livres régulièrement imprimés par une fameuse maison d'édition, livres qui ont été proposés au public dans les librairies françaises et qui ont été achetés par des lecteurs ayant librement choisi de le faire;

- du moment que les livres de Soral n'ont pas été interdits de vente, qui se laisse intimider par les « menaces de mort » déjà citées ou qui agit sous leur influence en isolant Soral plutôt qu'en réagissant, accepte la criminalité organisée, quelle qu'elle soit.

En Italie cela signifie « accepter de payer la mafia plus que de la dénoncer », comme ce serait un droit et un devoir.

Ne serait-il donc pas évident que l'Institut qui a officiellement invité Soral ainsi que tous ses collègues écrivains présents expriment leur solidarité à son égard pour le seul fait qu’il avait subi une menace de mort à cause de l'indépendance et de l'anticonformisme de sa pensée, valeurs fondatrices de la déontologie de chaque écrivain ainsi que de chaque institution culturelle publique ?

Et bien non ! Il arrive tout le contraire; on ajoute l'illégalité a l'illégalité, on pêche en eaux troubles :

- on invite officiellement Soral à une innocente journée de dédicaces collectives de livres (et non pas pour tenir d'embarrassantes réunions publiques) ;

- quand il se présente on lui annonce qu'il a été rayé de la liste des invités ;

- puis, avec la motivation qu'il est « simplement » indésirable car la menace qui pèse sur lui met a risque le public présent, on appelle les forces de l'ordre non par pour garantir la sécurité de l'écrivain et du public venu aussi pour lui (comme on l'attendrait d'une République qui est connue pour sa sauvegarde des droits civils et pour la liberté avec laquelle elle attribue et elle a attribué le droit d'asile a des réfugiés politiques du monde entier, Italie comprise) mais plutôt pour libérer du poids de Soral l'intérieur de l'Institut et l'escorter dans la rue ;

- enfin, une fois accompagné par les forces de l'ordre sur le sol public, devant l'entrée de l'Institut, on lui ordonne de dégager la rue, où il aurait pu continuer a autographier ses propres livres et rencontrer ceux qui étaient venus pour lui, sous le prétexte qu'il pouvait déranger l'ordre public.

Au comble de cet humour involontaire, il ne manquait plus que, au coin de la rue, comme par hasard, se trouvaient deux ou trois agresseurs masqués qui ont infligés au pauvre Soral quelques coups de matraque, comme cela il avait finalement un motif valable pour crier au complot, en se procurant même quelques images héroïques à envoyer sur Internet pour construire son personnage de persécuté politique...

A nous Italiens, cette mentalité de Bureaucrates du Château kafkaïen nous rappelle de trop la dérive de la légalité de notre République, des massacres des années de plomb au corps martyrisé de P. P. Pasolini en passant par tous ces jeunes qui, de Pinelli à Giuliani, ne sont pas sortis vivants de la spirale de cette mentalité-là. Comme bien peu de vérité est sortie des tribunaux au sujet de toutes ces « sentences de morts ».

Nous, du Parti de l'Amour, justement parce que nous sommes sortis de cette expérience italienne sans en tirer aucun avantage politique, nous nous opposons à ce que le mécanisme infernal de la loi du silence se répète sous nos yeux et nous nous engageons a ouvrir en Italie une Liste Publique de Défenseurs afin de demander au Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy que soit consenti à Alain Soral de continuer a s'exprimer librement, en lui accordant une protection culturelle, civile et physique digne de cette liberté d'expression propre à la tradition de son pays et qui, de fait, lui est déjà consentie dans les librairies françaises.

En particulier nous demandons que Soral puisse profiter de la protection de la police, vu que le coupable retard institutionnel sur cette mesure - pourtant due - peut résonner comme un dangereux encouragement à la discrimination à son égard, ne pouvant qu'augmenter son isolement et sa vulnérabilité.

En bref, nous réclamons haut et fort que plus personne ne touche à Alain Soral !


Le Comité de Direction du Parti de l’Amour

Signataire
Mauro Biuzzi, le Secrétaire national

Partito dell’Amore . 21, via C.Zucchi . 00165 . Roma . 06 66016489 . +39 347 6435950
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Dans la série "tout espoir n'est décidément pas perdu"
28-12-2006
Dans la série "tout espoir n'est décidément pas perdu", cette très belle lettre d'un lecteur et citoyen français...


De : j. s. <XXXXXX>
Date : Sun, 24 Dec 2006 19:31:13 +0000
À : < Cet e-mail est protege contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir >

Cher monsieur Soral,

J'ai découvert votre oeuvre depuis peu et j'ai été littéralement séduit.

Vous écrivez merveilleusement bien, votre humour est flamboyant et votre intelligence indiscutable.

J'ai acheté la plupart de vos ouvrages que j'ai littéralement dévoré bien qu'il ne soit pas très facile de se les procurer dans les fnac ou les virgins.

Je me suis abondemment documenté sur vous afin de savoir si oui ou nous vous etiez antisémite.

Je suis issu d une famille juive laïque où l'on cultive l'amour de la France et je me suis demandé qui était vraiment Alain Soral.

Vous êtes antisioniste, et je le suis tout autant que vous car je considère l'Etat d Israël comme un Etat dictatorial qui n'a pour seule vocation la domination d'un peuple à qui l'on voudrait faire payer le prix de la Shoa.


Je connais les dures réalités de la vie car j'ai travaillé de nombreuses années à l'usine ou bien occupé des tâches subalternes et intellectuellement guère épanouissantes.

Je suis un gros lecteur, passionné de philosophie et de littérature, un parfait autodidacte en révolte contre une société où les intellectuels ne font que défendre l'indéfendable au lieu de prendre fait et cause pour les veritables opprimés.

Je suis scandalisé par la manière dont les médias vous traitent et horrifié par les violences physiques dont vous avez fait l'objet.

Je ne comprend pas que des mouvements tels que le bétar ou la ligue de défense juive ne soient pas dissous car il s'agit d'authentiques milices fascisantes.

Je me suis rendu en Israël et dans les territoires occupés afin de me forger une opinion, et j'ai pu constater la décadence dans laquelle vivaient les Israeliens (totalement américanisés) et la misère à laquelle étaient confrontés les Palestiniens.


Ma mère est sépharade et a grandi en Israël où elle a subit le racisme epouvantable des ashkénazes convaincus que les juifs marocains seraient tôt ou tard de potentiels alliés des Palestiniens.

J'ai honte que des Finkielkraut ou des Bernard Henry Levy parlent au nom des juifs car leur positions sont abjectes et indéfendables. Finkielkraut qui trouve qu'il y a trop de noirs dans l'équipe de France et BHL qui denonce la misère humaine tout en étant ce qu'il convient d'appeler un immense bourgeois.

Ces gens là parlent en mon nom alors qu'ils ignorent tout des réalités dans lesquelles vivent les petite gens.

Tout ce qu'ils font c'est opposer les communautés les une contre les autres et contribuer à la détérioration du climat social dans lequel nous vivons.

J'ignore encore pour qui je voterai en 2007 mais si vous vous étiez présenté à la plus haute fonction de l'Etat, vous auriez à coup sûr récolé ma voix.

Cher Monsieur Soral j'espère que vous donnerez suite à mon courrier et, en attendant, je vous adresse toute ma sympathie ainsi que mon admiration.

Respectueusement,

j. s.

 
Alain Soral sur Radio Canada
21-12-2006

 
Menace de mort
20-12-2006
Nouveau message de menace de mort reçu par Alain Soral (suite à sa venue au Zénith complaisamment relayée par la presse poubelle). Pour deux mails de ce type, Robert Redeker a eut droit à une protection policière et un cirque médiatique digne d'un Salman Rushdie. Alain Soral reçoit ce genre de menace depuis plus de trois ans, contrairement à Robert Redeker, il a déjà été agressé deux fois, il y a un mois, des inconnus sont venus bomber son nom assorti d'une croix gammée devant la porte de son immeuble. Plaintes ont été déposées à chaque fois. On espère toujours un début de début d'enquête...

Les pouvoirs publics attendront-ils que l'écrivain soit assassiné par une bande d'excités clairement identifiés et sans doute tous fichés aux Renseignements Généraux pour agir ?

Visiblement en France, la sécurité et la vie de certains citoyens ne vaut pas celles des autres...



De : ********* ********* < Cet e-mail est protege contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir >
Date : Tue, 19 Dec 2006 14:01:29 +0100
À : < Cet e-mail est protege contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir >
Objet : mon chere Soral...


...Tu te pourris l'existance a continuer de soutenir l'antisémitisme , et comme tu le dis si bien le gouvernement ne ferra attention a toi que lorsque tu seras mort , pas dans tres longtemps je l'espere!
ton pote Diedo aussi d'ailleurs ! plus de 9 agressions a vous 2 c 'est beaucoup quand meme!

aller mon ami fait attention quand tu marche dans la rue , et n'oublis pas nous sommes partout et nous te surveillons de trés pres ....

menahem le tueur

am israel hai


 
Le Choc du Mois
13-12-2006
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