|
Témoignage émouvant et intelligent d’un citoyen homosexuel à Alain Soral |
|
29-03-2009 |
Cher Alain Soral,
Je suis pédé. Voilà, c’est dit. Veuillez excuser la brutalité de cette entrée en matière, mais ce nouveau « statut social » qui m’a été gracieusement accordé par les penseurs métaphysiques d’Act-up et autres Têtu se doit d’être fièrement exhibé dès le départ. C’est eux qui me l’ont dit. Et si je consens à m’inscrire pour commencer dans la pensée de la communauté « gay », c’est que selon eux, en disant cela, TOUT serait ainsi dit sur moi. Et pourtant….
Voilà belle lurette que je m’intéressais à vous. Pas à vous personnellement hein ! Attention ! Pas de crainte l’ami ! Faut faire gaffe à ce qu’on dit maintenant ! Non, ce que je voulais exprimer, maladroitement, c’est que je m’intéressais à votre pensée, à vos idées. Plus je les écoutais, notamment sur votre excellent site d’Egalité et Réconciliation, plus je les trouvais pertinentes, justes, sincères, profondément authentiques, et surtout d’une cohérence qui finissait par me donner quelque vertige ! J’ai donc décidé de sauter le pas, en bon déçu de la gauche que je suis, et de me procurer enfin l’un de vos ouvrages : Misères du désir.
Je viens de le finir à l’instant même et il m’est impossible de ne pas vous remercier de ce que j’y ai lu. A tous ceux qui crient au scandale sans jamais avoir pris la peine de lire une seule ligne de vos textes, je tenais tout simplement, très sincèrement, modestement, à l’instar de ce Pascal dont vous reprenez un message dans votre livre, à vous dire que jamais je ne m’étais senti respecté à ce point. Tout est juste dans ce que vous écrivez sur les homos et touche une certaine forme de vérité. Elle me touche, d’autant plus que ceux qui disent penser à moi (pour moi ?) ne font qu’enfanter une idéologie exclusivement orientée vers des intérêts économiques qui, s’ils venaient à disparaître, mettraient bien mal en point leur « gay friendly attitude » ! Je voulais vous répéter, si besoin était, que nous sommes bien plus nombreux que vous ne l’imaginez encore à vomir cette communauté par sa simple condition de communauté. Son projet immonde, pervers, tend à faire passer une singularité qui relève de l’intime au rang de statut social, projet soutenu par le vrai pouvoir puisqu’au service de celui-ci. A la question, « Que faites-vous dans la vie ? », on ne répondra bientôt plus que par : « Je suis pédé ! ». L’homophobie ? Je me marre ! Elle n’existe pas plus que l’homosexualité, ou disons pour être plus juste qu’elle existe sur le même mode que l’homosexualité : elle n’est qu’un symptôme. La peur des femmes, voire une véritable misogynie. Il n’y a qu’à regarder toutes ces fiotasses de la mode qui pensent adoooorer les femmes mais qui passent leur temps à jouer avec leurs corps comme avec des sacs de viande jusqu’à ce qu’elles deviennent anorexiques. Circonscrire clairement le corps de la peur, de la honte, du vieux péché, pour le serrer, l’écraser, l’étouffer, jusqu’à ce qu’elles en crèvent. Le pédé n’aime pas les hommes puisqu’ils représentent tout ce qu’il n’a pas réussi à incarner, par crainte, par injonction matriarcale, par lâcheté. Il n’aime pas les femmes non plus. Il n’aime que lui. L’homosexualité est avant tout une homophilie, mieux, une autophilie. Un narcissisme de plus, c’est tout. Quelle aubaine pour les tenants du libéralisme économique, puisque c’est dans la société marchande égocentrique que les gays pensent trouver leur salut, leur rédemption. A défaut de baiser une femme comme mon voisin, je vais acheter comme lui ! Rien d’étonnant à ce qu’ils soient tant à la mode : leur style de vie erratique, leur tempérament instable, excessif et brouillon, leur caractère pusillanime, velléitaire et superficiel ne peuvent que séduire l’économie de marché qui sait bien qu’elle a tout à y gagner ! Quand comprendront-ils que l’injonction actuelle du coming-out n’est qu’une stratégie supplémentaire pour les faire entrer insidieusement dans le moule de la consommation à tout-va ? On peut être pédé de nos jours, certes, c’est même préférable pour avoir un appart sur Paris ou introduire certains milieux (l’expression est parfaite je trouve), mais comme vous le dites très justement, il y a tout de même certains critères à respecter pour cela : si tu es vieux, moche ou pire encore, malheureux d’être comme tu es, tu n’as plus qu’à te foutre par la fenêtre ! Pédé et malheureux, pédé et pas FIER de l’être ? C’est ça aujourd’hui, la honte absolue, ou tout du moins, la suspicion la plus grave ! Vous savez comment on me traite quand je parle à quelques-uns de ces gays « so pride » de mes réserves quant au bonheur des homos aujourd’hui ??? De vieux ! On me traite de vieux ! Moi qui n’ai pas encore 30 ans ! Ca en dit long, non ? L’insulte suprême, c’est la vieillesse … Misères du désir ? Misère tout court … Je le confesse, oui, je suis pédé et j’essaie juste de vivre avec, en tâchant de ne pas faire de mal aux gens que j’aime et en essayant d’être respectueux vis-à-vis de moi-même. Ne pas abîmer les autres et ne pas m’abîmer tout court, c’est tout, c’est simple finalement. Tout cela ne me semble pas incompatible avec un peu de lucidité et d’honnêteté sur ma propre condition. Mais je l’avoue honteusement, pour reprendre cet anglicisme qui lui aussi est lourd de sens, bien que pédé je ne suis pas gay…Juste disappointed, comme beaucoup !
Moi qui pensais, comme un con, que ma possibilité de dépasser, de transcender cette morbidité fondamentale dont parlait Genet résidait dans le projet républicain, dans le statut de citoyen qui ne fait plus de l’Autre mon ennemi ni un potentiel cul à prendre, mais celui dont j’ai besoin pour exister intérieurement. Le seul projet d’épanouissement qui ne soit pas délétère aux pédés est celui de la rencontre avec l’altérité par le projet du politique. Mais cela a un prix, vous le connaissez bien mieux que moi ! Car si le pédé est resté bloqué en phase anale (merci docteur Freud !), il éprouve encore bien du mal à regarder dans ses propres déjections…Question de confort personnel !
L’homosexuel doit accepter cette évidence. Il n’est qu’un point, le point unique de jonction entre les deux grands cercles du féminin et du masculin. Il est bien là c’est vrai, on peut le voir, le localiser, pourquoi pas le dénicher, mais comme tout point, il n’a ni profondeur, ni hauteur, ni largeur, ni superficie. Tout cela, ça se construit ailleurs, en dehors de son slip.
Alors continuez de laisser aboyer tous les abrutis qui vous taxeront d’homophobie. Beaucoup d’homos comme moi savent bien lire ce que vous écrivez, ne se laissent par prendre au piège de la tartufferie bourgeoise d’un Delanoë. Continuez de chercher à démasquer l’effroyable imposture à l’œuvre en ce moment. Le travail que vous avez engagé ne peut être laissé en suspens. Je vous fais pleinement confiance pour savoir que vous tenterez de le mener aussi loin que possible.
Merci donc pour finir, merci pour tout. De se sentir respecté à ce point, sans calcul, sans stratégie machiavélique de la part de l’autre, sans intérêt à extorquer à plus ou moins long terme, avec la seule intention de laisser parler ceux à qui on demande toujours de se taire, c’est ça que j’appelle le politique. J’ai le sentiment d’avoir une dette envers des gens aussi rares que vous. Et la gratitude est une politesse qui s’oublie en ce moment… Alors voilà, ça m’a fait chaud au cœur de vous lire Alain Soral, chaud à mon p’tit cœur de pédé !
Avec toute mon estime et ma gratitude,
Respectueusement,
N.
Source : http://pensetouseul.unblog.fr
|
|
|
Pour le réalisateur Ken Loach l'antisémitisme est "compréhensible" |
|
27-03-2009 |
De passage à Bruxelles à l'occasion de la conférence de presse pour le lancement du fumeux "Tribunal Russell sur la Palestine" (une initiative Pierre Galand), le réalisateur britannique Ken Loach a déclaré au sujet de la montée de l'antisémitisme en Europe consécutive à l'offensive militaire de Gaza :
Lire la suite sur upjf.org
|
|
|
Réponse d'Alain Soral à l'appel lancé par Dieudonné M'Bala M'Bala |
|
24-03-2009 |
Réponse d'Alain Soral à l'appel lancé par Dieudonné M'Bala M'Bala en vue de constituer une liste en Ile-de-France aux élections européennes du 7 juin 2009
Mon cher Dieudonné,
J'ai entendu haut et clair ton vibrant appel à l'union de tous les insoumis pour une liste en Ile-de-France aux élections européennes.
S'il s'agit de lutter contre le communautarisme, j'ai longuement écrit sur ses dangers dans plusieurs de mes livres, j'en suis !
S'il s'agit de s'opposer au sionisme, soit, non seulement de critiquer la politique de cet Etat étranger de moins en moins conforme aux fameux "droits de l'homme", mais aussi, et surtout, de dénoncer les ingérences chaque jour plus voyantes et pesantes du lobby pro-sioniste français dans les affaires de notre pays ; agissements qui ne manquent pas d'avoir des conséquences néfastes, tant au regard des principes républicains que sur notre politique étrangère, j'en suis aussi !
Et comme ces deux axes de campagne ne sauraient constituer, à eux seuls, un programme électoral pour un scrutin européen, permets-moi d'y ajouter encore explicitement :
la lutte contre ce marchepied du totalitarisme marchand mondialiste qu'est en réalité l'Union Européenne, au profit d'une authentique Europe des nations et des peuples pratiquant, sur le plan économique, ce protectionnisme raisonné appelé de ses vœux par Emmanuel Todd.
La défense des travailleurs français et de leurs droits face à l’entreprise de destruction par le capitalisme mondialisé - et donc l’Union Européenne - de nos industries, services publics, petits commerces et PME.
Le retour de l’Etat dans tous les grands secteurs économiques et stratégiques, bancaires, industriels, tertiaires, énergétiques ou militaires.
L’affirmation donc de l’indépendance de la France par la sortie de cette Union Européenne et son retour dans le concert des nations résistantes, du Venezuela à la Russie, de l’Iran à Cuba...
L’affirmation enfin de nos liens indéfectibles avec tous les peuples en lutte pour leur émancipation et leur liberté, tout particulièrement dans cet espace géopolitique et culturel francophone à l’abandon, ainsi que le soulignait le géopoliticien Aymeric Chauprade, récemment viré par Sarkozy.
Sans oublier, bien sûr, la défense de la liberté d'expression la plus absolue. Une liberté bafouée et bâillonnée chaque jour plus durement en France par ces groupes de pression communautaires. Autant de lobbies raciaux, confessionnels ou sexuels agissant au détriment de l'intérêt général et qui nuisent gravement au fonctionnement démocratique de notre pays ; ce qui n'est pas sans rapport avec les thèmes de campagne précédemment choisis !
Quant à savoir quel sera mon rang et ma place sur cette liste d'authentiques résistants, et si l'association que je préside - à savoir Egalité & Réconciliation - sera présente ou non à mes côtés et à quelles conditions, je te propose que nous en discutions entre insoumis de tous bords intéressés à ce projet, sans exclusive et sans délai.
Bien à toi courageux et talentueux combattant !
Alain SORAL
Ecrivain et président d'Egalité & Réconciliation
|
|
|
Alain Soral sur RBN - émission du 22 mars 2009 |
|
|
Elections : en attendant les choses sérieuses, rions un peu |
|
|
Liberté d’expression : Que peut-on dire ? Et ne plus dire ? |
|
22-03-2009 |
La multiplication des procédures judiciaires — procès contre Siné (poursuivi par la Licra pour « racisme et incitation à la haine des juifs et de la population musulmane »), contre Christian Vanneste (pour des propos jugés « homophobes »), contre la marque Banania (le « Y’a bon » et son tirailleur)... — inquiète certains ou, au contraire, en rassure d’autres, soucieux de fixer des limites à ce qui est dicible dans une société démocratique.
Nécessaire vigilance ? Ou perpétuel procès d’intention ?
Les accusations de plus en plus fréquentes d’antisémitisme sont-elles justifiées par la monstruosité de l’holocauste qui a frappé les Juifs ? Ou visent-elles, au contraire, à faire taire des voix dérangeantes ou par trop critiques à l’égard de la politique israélienne ?
Doit-on privilégier une approche libérale, voire libertaire, de la liberté d’expression, y compris face à des propos racistes, impies, outrageants, déviants, xénophobes, homophobes, antisémites, révisionnistes, sexistes, etc. ? Ou, au contraire, en appeler à la loi et aux tribunaux ?
Peut-on combattre les points de vue les plus contestables, les plus abjects, et, dans le même temps, défendre le droit qu’ils puissent être formulés sans que leurs auteurs soient passibles des tribunaux ? Ou, au contraire, est-ce faire preuve de naïveté et même d’angélisme ?
L’évolution des limites fixées à la liberté d’expression — comme en témoigne éloquemment la publication d’une anthologie de dessins parus dans le Hara-Kiri des années 60 et inimaginables aujourd’hui dans les colonnes de la presse — est-elle le signe d’une autocensure généralisée ? Ou, au contraire, une juste prise en compte de ce qui serait devenu intolérable aujourd’hui ?
C’est autour de ces questions que la revue Médias a invité des personnalités de tous bords, de toutes sensibilités, à débattre le mardi 7 avril prochain à la Maison européenne de la photographie. Elles ont accepté de le faire en totale liberté. Mais pas nécessairement sans passion.
10 heures
Allocution de Henry Chapier (Président de la Maison européenne de la photographie)
10h30
Première table ronde :
« Respect des personnes ou nouveaux interdits ? »
Modérateur : Robert Ménard (Directeur Général du Centre de Doha pour la liberté d’information)
Intervenants :
- Philippe Bilger, avocat général près la cour d’appel de Paris
- Christian Vanneste, député
- Elisabeth Lévy, journaliste
- Patrick Gaubert, président de le Licra
14h15
Deuxième table ronde :
« Peut-on rire des religions ? »
Modérateur : Pierre Veilletet (Directeur de publication de Médias)
Intervenants :
- Tariq Ramadan, professeur d’islamologie
- Guy Bedos, humoriste
- Jean-Louis Schlegel, membre du comité de rédaction de la revue Esprit
- Plantu, dessinateur
16h30
Troisième table ronde :
« Nécessaire vigilance ou procès d’intention ? »
Modérateur : Claude Moisy (Ancien PDG de l’Agence France-Presse)
Intervenants :
- Pascal Boniface, directeur de l’IRIS
- Dominique Sopo, président de SOS Racisme
- Alain Soral, écrivain
- Pascal Bruckner, écrivain
|
|
|
Alain Soral interrogé par Gasface |
|
21-03-2009 |
|
1/6 : La "rebellitude"
2/6 : Dantec & le choc des civilisations
3/6 : Les sponsors et les putes
4/6 : Jamel & Dieudo
5/6 : Besancenot c’est pas le Che
6/6 : Le problème du FN…
|
|
|
[E&R VIDEO] Conférence d'Alain Soral avec Dieudonné |
|
20-03-2009 |
|
Troisième partie de la conférence d'Alain Soral "Marine m'a tuer" au Théatre de la Main d'Or avec cette fois la présence de Dieudonné.
|
|
|
Dieudonné probable candidat en Ile-de-France |
|
18-03-2009 |
Est-ce le prochain coup d’éclat de Dieudonné ? L’ancien compère d’Elie Semoun souhaite s’engager dans la prochaine bataille des élections européennes du 7 juin sous sa propre étiquette. Dieudonné M’bala M’bala envisage très sérieusement de mener une liste en Ile-de-France. Condamné pour des propos antisémites sur la mémoire de la Shoah, le comédien très controversé pourrait tenir au début de la semaine prochaine une conférence de presse pour officialiser sa candidature.
Contacté par téléphone, il confirme que « l’élaboration de cette liste est en réflexion ». Il explique : « Je participe à des groupes de réflexion, donc j’écoute et je partage des idées. Les personnes impliquées auront une réponse ces prochains jours. »
Lire la suite de l'article sur le site du Parisien
|
|
|
FLASH N°9 + le bloc-notes d'Alain Soral |
|
17-03-2009 |
Cher camarade,
Quand nous avons décidé de lancer le bimensuel FLASH avec une équipe venant de tous bords : gauche du travail, droite des valeurs... nous sommes passés pour de doux rêveurs.
Pourtant, nous sommes en train de tenir notre pari !
FLASH, depuis le 30 octobre dernier, c'est tous les quinze jours, seize pages en couleurs, en grand format.
Et un nombre de lecteurs qui augmente de numéro en numéro !
En revanche, nous avons décidé, après quatre mois de présence en kiosques, de nous recentrer sur la vente aux seuls abonnés.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que le système français est ainsi fait que la vente en kiosques ne peut faire vivre que les gros journaux à grosses recettes publicitaires ; soit ceux qui sont partie prenante du Système.
Voilà pourquoi il est crucial, si vous aimez FLASH, que dorénavant vous vous abonniez.
Vous le savez comme moi, nous n'aurons pas un centime de publicité dans FLASH. Notre seule ressource c'est le lecteur. C'est aussi notre meilleur gage d'indépendance et de qualité; ce qui nous permet de traiter des sujets que la “grande presse” n'aborde pas, parce que trop “dérangeants”...
Voilà pourquoi vous trouvez, et trouverez dans FLASH, ce qu'il n'y a pas ailleurs...
50 euros par an pour 26 numéros, c'est à peine plus de quatre euros par mois, un euro par semaine; même pas le prix d'un café !
Ci-joint, donc, le lien Internet pour vous abonner en ligne :
http://www.flashmagazine.fr
A vous de jouer et hauts les cœurs !
Alain SORAL
......
Bloc note n° 8, par Alain Soral
Békés ou pas békés ?
Les Antilles agitent la France...
Mais s'agit-il de l'avant-garde du combat social qui demain va relever le pays ? Ou de l'arrière garde d'une question raciale qui achèvera de le détruire ?
N'ayant pas de religion sur le sujet, je choisis pour une fois l'humilité en donnant la parole à deux camarades d'Egalité & Réconciliation. Le premier, Marc, qui vient du Front national, s'intéresse de plus en plus à la gauche du travail. Le second, Félix, qui vient de la gauche radicale (il fut membre du Parti des Travailleurs) se tourne de plus en plus, lui, vers la droite des valeurs...
Deux avis différents mais une certitude : la racialisation des rapports sociaux, qu'elle soit un déterminant majeur ou un leurre, est, avec le mondialisme, l'un des deux grands bouleversements de la France actuelle. Il ne faudrait pas pour autant que ça devienne un piège...
Contre les békés, l’avant-garde Antillaise
La crise qui secoue la Guadeloupe et la Martinique n’est pas seulement une crise conjoncturelle liée à la vie chère, même si la hausse des prix et la baisse des salaires ont servi de déclencheur.
Les prix sont effectivement très supérieurs à ceux pratiqués en métropole, ce que sait fort bien l’Etat qui alloue à ce titre une prime de 40 % des revenus aux fonctionnaires en poste aux Antilles.
Ceci a d’ailleurs pour conséquence la hausse des prix dans un système capitaliste dérégulé : les marchands locaux (pour l’essentiel, la minorité en question) ayant intégré ce surplus de pouvoir d’achat d’une population importante des territoires, adapte ses prix et participe de cet écart avec la métropole.
Cette crise trouve ses racines dans l’histoire et dans un apartheid social et racial jamais totalement remis en cause, et qui tend même à ressurgir, gagnant la métropole.
En Martinique et en Guadeloupe, moins de 1% de la population détient plus de 50 % des terres agricoles. Il s’agit des békés, héritiers des vieilles familles esclavagistes, installées dans ces îles avant la Révolution française.
Ces familles ont bâti leur fortune sur l’esclavage, et paradoxalement sur la fin de l’esclavage : l’abolition voulue par Victor Schœlcher s’est accompagnée d’une indemnisation qui a permis aux familles concernées de concentrer l’essentiel des richesses locales. Outre les terres agricoles, ils contrôlent les distilleries et la quasi-totalité de la grande distribution.
Il ne sera possible de sortir de la crise et d’ancrer les Antilles dans la République française qu’en mettant fin à cette iniquité, autrement dit lorsque l’Etat français procèdera à une réquisition et à une redistribution ou nationalisation de ces richesses.
Ceci nous intéresse au plus haut point car la situation en France évolue inversement.
L’essentiel des richesses tend à se concentrer dans les mains de quelques-uns, aidés par un Etat qui brade le patrimoine national, détruit les services publics et crée les conditions de la baisse continue des salaires par toujours plus de libre-échangisme, toujours plus d’immigration, toujours moins de règles.
On ne voit pas bien comment cette évolution pourrait être remise en cause sans un processus révolutionnaire visant à soustraire l’Etat du contrôle des capitalistes. Un Etat qui se déciderait à réquisitionner les richesses et les capitaux détenus par une petite minorité qui s’est remboursée mille fois de ses investissements, et à les répartir ou les nationaliser, selon les
cas.
Bref, la révolte Antillaise contre le pouvoir béké et le capitalisme qu’il incarne devrait donner des idées aux citoyens métropolitains qui sont soumis à un système qui ressemble chaque jour un peu plus au système Antillais.
Prenons exemple sur nos compatriotes des Antilles et chassons les békés du pouvoir !
Marc George
......
Scolies ultramarines
Que se passe-t-il là bas, dans l'Outre-Mer?
L'édile de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, a estimé que sa ville avait été «abandonnée par la force publique». «Les habitants ont vu les rues, les véhicules, les poubelles, les entreprises, les magasins livrés à des exactions commises par quelques bandes de jeunes», dont des adolescents de 12-13 ans, a-t-il déclaré mardi.
«C'est un sentiment d'impuissance de ne plus appartenir à un État de droit, le sentiment de ne pas être en sécurité, d'avoir été abandonnée par la force publique» Le Figaro.
Il faudrait savoir, Monsieur le maire, sous les cieux ultra-marins accepteriez vous de voir crouler à coup de triques les émeutiers? Voulez vous davantage d'Etat? Ergo, davantage de la France honnie?
Parce que la plupart de vos ouailles veulent rompre les amarres avec le Vieux quai de la France, partir à la dérive, ivres de retourner vivre en liberté dans l'état de Nature loin de l'Etat colonial françois abhorré. Attention, Tom, je ne dis pas que la gestion des Antilles, départements français, relèvent des Affaires Étrangères. Je dis que l'on n'entend chanter que des chansons d'indépendance: «La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo.» "Nou" c'est les nègres, tous descendant d'esclaves. "Yo" les blancs: tous les blancs.
Les Békés.
Dire: "Arrière-petits-fils d'esclavagistes. Nostalgiques de l'Ordre Ancien.
Ils préservent jalousement la pureté du noble sang béké en évitant les unions avec des Nègres.
Quelques familles très anciennes et très fortunées Békés possèdent tout ! Pillent les incommensurables richesses de l'Île, en faisant sans vergogne suer des fleuves de plue-value à l'acromégaloïde force de travail de ses habitants."
Ce leiv-motiv se scande désormais rituellement à chaque grand-messe du collectif Liyannaj kont pwofitasyon. LKP (Ensemble contre les profiteurs.). Dans ces bacchanales du sang, la figure du béké, descendant de colon blanc vivant aux dépens des indigènes, est régulièrement conspuée. Chacun lui prête la responsabilité de sa difficulté présente.
La Vérité, hélas est bien différente. Primo cette caste de planteurs blancs dont le rôle est resté si important en Martinique, n’existe pas en Guadeloupe. Là vivent les créoles blancs. De milliardaires, il y en a peu, parmi eux, la plupart exercent une
profession libérale, sont employés de commerce, fonctionnaires ou chômeurs, voyez vous. Les plus gros propriétaires terriens, après l'Etat et les collectivités, sont les sociétés métropolitaines et les banques!
Un recensement exhaustif, commune par commune, démontre que ceux qui possédaient 98 % des terres et du commerce avant 1848 ne pèsent plus que 5 % de l'économie. Les dirigeants économiques et les capitaux sont d’origine métropolitaine (sociétés anonymes, etc.) ou martiniquais, sont extérieurs à l’île.
Elie Domota, le chef du LKP, joue sempiternellement le numéro du pauvre Noir exploité par le méchant Blanc. Il a déclaré, sobrement, que la Guadeloupe serait « pire que l’enfer ». Et de menacer : Un patronat véreux et mafieux de blancs appelle à la guerre civile. Si c’est cela qu’ils veulent, ils l’auront. Sait il que le président du Medef local est un... métis?
Une économie de transferts en provenance de la métropole.
l’IEDOM, équivalent local de la Banque de France, publie des bilans économiques pour chacun des DOM. Il apparaît clairement à travers leur analyse que ces départements vivent essentiellement des transferts financiers effectués depuis la métropole : traitement de fonctionnaires nationaux et locaux, retraites, allocations chômage, RMI.
Béatrice Giblin-Delvallet, professeur et directrice du département de géographie à l’université de Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis), résume parfaitement l’enjeu : « L’importance des subventions publiques et parapubliques assure à la population un niveau de vie nettement supérieur à celui des micro-Etats voisins indépendants (…) Nombreux sont les Guadeloupéens conscients des avantages financiers que leur procure l’Etat : indemnités de chômage, revenu minimum d’insertion (RMI), assurances sociales, etc. »
Réparations et indemnisations. Voilà ce que réclament les émeutiers: la France doit payer, doit continuer de payer, pour réparation de l'esclavage, payer pour les répressions des émeutes de 1967. Malin. Si la "danseuse des Caraïbes" devenait indépendante, la France n'en devra pas moins continuer à traîner ce boulet, dont la chaîne n'aura pas été brisée, mais seulement repeinte d'or et d'amarante. L'or pour la rente, l'amarante pour la révolution ! Car ils ont raison les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique en grève générale pour"200 euros pour tous! "
Une population écrasée par la cherté de la vie a le droit légitime de s'unir et de se lever pour exiger 200 malheureux euros pour tous. Les profits des monopoles, les rentes de situation, les grandes fortunes se font au soleil, et l'Etat, en connivence avec ces monopoles, pendant ce temps a démantelé tous les services publics.
"Monsieur Victorin Lurel", président socialiste de la région Guadeloupe, "Quel geste important pourrait, selon vous, commencer à désamorcer le conflit ?" "C'est que l'Etat revienne et respecte la parole donnée." Il a raison Monsieur Lurel, la parole donnée, c'est la satisfaction de la revendication sur laquelle tout bute : 200 euros pour tous! Impossible! nous dit-on. Pourtant dans les seuls profits réalisés par Total en 2008 (notamment en Guadeloupe, où Total a le monopole de la distribution), il y a de quoi garantir 200 euros par mois pour tous les salaires compris entre 1 et 1,6 fois le SMIC comme M.Jégo l'avait promis.
Le gouvernement n'a pas respecté sa parole, l'Etat n'est pas autour de la table de négociations et le Prézydent qui saute comme une puce partout, au moindre fait divers qui démange, en Métropole, dédaigne ostensiblement la Guadeloupe.
Aussi la racialisation du conflit fait le jeu de l'Etat capitaliste.
"J'ai honte, j'ai envie de pleurer. Je dis sincèrement: si la cause est juste, les moyens deviennent détestables" ajoute encore monsieur Victorin Lurel.
On vous comprend.
Vulgaire émeute raciale comme dans les banlieues en ex-France, récompensées au final par un surcroît de subventions au titre de"la politique de la ville", ou lutte de classe? Dans ce cas, pourquoi ne pas appeler à la solidarité la classe ouvrière en métropole? Parce qu'elle est(encore) blanche? C'est à ce seul signe infaillible que l'histoire jugera de la grandeur d'un évènement et d'un peuple. Deux aspects donc, à ce conflit, l'un ethnique qui me met du coté de l'Ordre, et l'autre social qui me précipite dans la rue.
Félix Lechat
|
|
|