Conférence de Presse (partie 2) : Alain Soral répond aux questions
09-03-2009


Seconde partie de la conférence de presse d'Alain Soral au théâtre de la Main d'Or suite à son départ du FN et la lecture du texte "Marine m'a tuer".

Voir la première partie  : Conférence de Presse : Marine m'a tuer !, par Alain Soral

 
FLASH N°8 + Chronique d'Alain Soral
03-03-2009

Flash n°8 en vente

Flash numéro 8 en kiosque. Ami lecteurs, devant les pressions politiques de toutes sortes, nous allons bientôt être obligés de quitter les kiosques. Esprit de Résistance oblige, abonnez-vous !


Chronique d'Alain Soral parue dans Flash numéro 7 : Droite des valeurs contre extrême droite des cons et des salauds

Je lis : “Les Israéliens sont des colonisateurs sans complexe. Reconnaissons les faits pour ce qu’ils sont. Les Juifs sont bel et bien les conquérants de la Palestine. (…) Invoquant les droits que leur donnait la religion, ils ont jeté leur dévolu sur la Palestine. “Une terre sans peuple pour un peuple sans terre”, disaient-ils. En fait, il y avait des habitants en Palestine, comme la suite des événements l’a démontré. Et ces Arabes pouvaient se regarder comme autochtones, bien qu’ils fussent musulmans pour la plupart, puisqu’ils descendaient des nombreux juifs qui avaient suivi Jésus. Mais les sionistes ont réussi à imposer leur loi. Et, à la suite de quelques massacres, comme à Deir Yassin, le 9 avril 1948, la plupart des Palestiniens qui vivaient à l’intérieur des frontières du nouvel État d’Israël ont pris la fuite, pour ne jamais revenir” (…) “Environnés de tous côtés par des forces hostiles, les Israéliens ne sauraient s’abandonner au pseudo-moralisme qui sévit en Occident. C’est une question de survie. Ils rendent donc coup pour coup. On cherche à faire honte à la France des méthodes coercitives qui ont parfois été employées par certains de nos soldats pendant la guerre d’Algérie, pour déjouer les attentats meurtriers des fellaghas. Mais la Cour suprême israélienne a officiellement autorisé la “question”, c’est-à-dire la torture, pour lutter contre le terrorisme. Inutile de se voiler la face : qui veut la fin veut les moyens.
Le courage, l’énergie, la détermination et l’habileté dont font preuve les juifs d’Israël face aux Arabes musulmans qui les entourent sont un exemple pour l’Europe chrétienne.” Fin de citation…

Ces phrases abjectes, tirées de l’article intitulé, “L’exemple israélien”, proviennent de Voix des Français-Renaissance 95, un site dont les tons rose poupée et bleu layette en disent long sur la virilité toute spartiate de leurs animateurs et webmestres. Plutôt que la cuirasse et l’épée, ça sent l’incontinence et la tellière !

Quant à leur auteur, il s’agit d’Henry de Lesquen, haut fonctionnaire en retraite, plus proche de la biscotte sans sel que de l’hoplite, dont l’activité principale consiste, renseignements pris, à censurer les intervenants qui essaient encore, par leur insoumission, de perpétuer l’esprit de Serge André Yourevitch Verebrussoff de Beketch sur Radio Courtoisie


Le genre de libelle bien lâche et dégueulasse qui justifie, à lui seul, la détestation que voue d’instinct le bon peuple à la droite versaillaise…

Ce viril Versaillais et énarque (de la promotion Simone Weil) promu à l’OPAC par Jacques Chirac et qui, vu son CV, changerait probablement de trottoir plutôt que de porter secours à une chaisière rançonnée par un “z’y-va”, a parfaitement le droit de se comporter en ordure – pour survivre et prospérer dans notre actuelle société de dhimmis du commerce, c’est même recommandé. Ce que je lui conteste, c’est le droit de déshonorer la chrétienté. Lui qui donne comme exemple : “le courage, l’énergie, la détermination et l’habileté dont font preuve les Israéliens” ferait bien d’en faire un peu preuve pour lui-même et la France, car en plus d’être moralement abject, ce monsieur est un benêt sur le plan politique.

Encourager la colonisation, au nom du mépris des valeurs et de la violence, quand on mesure les forces en présence sur notre territoire : d’un côté des millions de banlieusards gavés de haine et de testostérone, de l’autre Henri de Lesquen et sa brigade de gâteaux secs, le tout arbitré par nos fameux “droitsdel’hommistes”… Vu la façon dont ça se passe en France depuis 1974 (sous l’impulsion, rappelons le, du principal employeur de notre guignol : Jacques Chirac, et pas le Muphti de Jérusalem…), autant encourager directement les voyous des quartiers à virer Lesquen et son escouade de rentiers du XVIe à coup de pompes dans le train !

Ce que cet apologète du courage à l’israélienne et co-fondateur du Club de l’horloge n’a pas compris (on admirera au passage la constance dans l’engagement idéologique), c’est qu’en France, les Gazaouis c’est nous : les souchiens patriotes !
Ce que n’a pas pigé non plus notre génial polytechnicien, c’est que jamais, au grand jamais, quels que soient les coups de langue appuyés que leur passe notre ex-haut fonctionnaire dans le tréfonds, ses petits amis “droitdel’hommistes” à deux vitesses ne lui laisseront faire, en France, ce qu’ils applaudissent des deux mains en Palestine.

Pour mémoire : Arno Klarsfeld, aussitôt rentré de son service chez les gardes-frontières de Tsahal, s’est remis à tancer nos anti-immigrationistes français avec la même constance. Quant à Finkielkraut, après s’être gaussé, dans le plus grand journal israélien, de “l’équipe de France black, black, black” qui serait “la risée de l’Europe”, il reprenait le lendemain, comme si de rien n’était, sa place à France Culture pour y appeler à toujours plus de vigilance contre les nazis français – son copain, et mal protégé, Renaud Camus n’ayant pas, lui, bénéficié de la même mansuétude…

Donc, avant d’appeler à la guerre civile en se réclamant de l’habileté des Israéliens, ô surdoué Lesquen, polytechnicien ET énarque, il faudrait t’assurer au préalable que cette sale guerre, nous Français, on a une petite chance de la gagner !

Et si c’est un combat pour l’honneur où seraient en jeu, non plus “l’habileté” à l’israélienne, mais “le courage, l’énergie et la détermination”, alors, quitte à être, nous nationalistes français, les Palestiniens de nos territoires occupés, autant se réclamer de l’héroïque exemple du Hamas, que de la lâche soumission du collabo Mahmoud Abbas, l’Henri de Lesquen de Cisjordanie !
Quant à “l’exemple pour l’Europe chrétienne” qui conclut ce texte à la fois stupide, déshonorant et abject, je préfère m’en remettre à l’autorité du Cardinal Renato Martino, qui, parlant au nom du Pape, déclarait le 7 janvier : “Je dis de regarder les conditions de vie des personnes qui vivent là-bas. Entourées par un mur qu’il est difficile de franchir, dans des conditions contraires à la dignité humaine, ce qui se passe ces jours-ci fait horreur. Cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration…”

Si le camp de concentration reste, pour monsieur Lesquen, un exemple pour l’Europe chrétienne, moi c’est plutôt ce genre de déclaration qui me donne envie de retourner à la messe !

Gauche du travail contre extrême gauche des tartuffes et bouffons

LCR : Ligue Communiste Révolutionnaire ! Pour qui connaît la réalité de cette officine médiatico-politicienne montée en mayonnaise après mai 68, et qui n’a jamais compté, en quarante ans, plus de 3 000 adhérents dont 300 journalistes et autant de profs, pour 3 ouvriers… Déjà l’intitulé était grotesque ! Mais voilà qu’après la pose révolutionnaire 70, très “agitation pour campus”, cette agence de com en tous genres a décidé de se déringardiser en changeant de sigle.

Maintenant c’est donc NPA, pour Nouveau parti anticapitaliste. Allusion explicite au cigle éponyme de l’ex-émission phare de Canal plus : Nulle part Ailleurs. Le logo qui accompagne le sigle, un mégaphone, achevant de préciser pour les potes à Coupat, trop excités, et les fumeurs de shit un peu durs à la comprenette (et à qui l’allusion à la chaîne cryptée n’aurait pas suffi), ce dont il s’agit exactement en matière de révolution : aller gueuler entre potes à la manif dans l’oreille des gentils policiers.

Du temps de son sérieux, la gauche sociale affichait la faucille et le marteau, instruments des travailleurs des usines et des champs, mais contondants.

Déjà, avec la gauche Mitterrand, le PS nous avait collé une rose dans le poing tendu du prolétaire vers la gueule du capitaliste, histoire d’adoucir le rapport… En attendant que monsieur Jack Lang, via Act up, suggère à l’ouvrier, devenu chômeur, de se carrer son poing directement dans le cul !

Après la faucille et le marteau, le poing et la rose… dernier stade de cette dégringolade révolutionnaire, donc : le mégaphone.

Tu vois, Olivier, moi, le mégaphone, je trouve ça encore un peu brutal.

Tu préfères pas un tourne-disques ?

Bises à tous…

Alain SORAL

 
Alain Soral donne son avis sur Alain Finkielkraut
28-02-2009


 
Conférence d'Alain Soral "Vers la gouvernance globale..." lundi 9 mars à Paris
27-02-2009
Conférence d'Alain Soral « La causerie au coin du feu », autour d’un buffet campagnard recevra Alain SORAL

Thème : "Vers la gouvernance globale…"

Lundi 9 mars à 20h00


Pour des raisons de sécurité, nous ne communiquons pas l’adresse de cette conférence sur notre site. Le lieu vous sera communiqué dès votre réservation enregistrée.

Participation aux frais : 10 €

Nombre de places limité, pour réserver, merci de vous inscrire au : 06 15 04 62 36, d’y laisser un message avec le nombre de personnes, votre nom et votre n° de téléphone, vous recevrez confirmation, ou de vous inscrire par courriel à l’adresse suivante : Cet e-mail est protege contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

http://www.parti-populiste.com

 
L'Immonde en flag
26-02-2009
Le quotidien du pouvoir "Le Monde", dont Pierre Péan  a dit tout le mal qu'il fallait en penser (La face cachée du Monde), s'est fendu d'un article de délation truffé d'allégations mensongères ou caricaturales, concernant ER et Dieudonné.  Echaudé par cette presse de collaboration en d'autres occasions, Alain Soral avait exigé du Monde une interview écrite, tant pour lui-même que pour Marc George. Judicieuse initiative, qui va permettre à ceux qui auraient des doutes de juger sur pièce : outre l'article de l'Immonde, nous vous proposons de découvrir les interviews de Marc George et d'Alain Soral, et de juger par vous-même...


Les étranges amitiés de Dieudonné

C'est l'histoire d'un humoriste dont les meilleurs amis d'aujourd'hui sont ses pires ennemis d'hier. D'un comique qui, il y a douze ans, s'engageait en politique, à Dreux (Eure), contre Jean-Marie Le Pen, qu'il qualifiait alors de "grand marabout borgne", et qui offre désormais son théâtre à des courants politiques plus radicaux encore que le Front national.

Jadis proche de la gauche alternative, Dieudonné, 43 ans, est devenu une sorte de caisse de résonance pour une frange composite de l'extrême droite française. Ces liaisons dangereuses, il les assume publiquement. L'occasion nous a été donnée de le constater récemment au Théâtre de la Main d'or. Ce soir-là, l'humoriste donne dans sa salle du 11e arrondissement de Paris une représentation de son spectacle J'ai fait le con. Le même show, qui, un mois auparavant, le 26 décembre 2008, avait fait scandale : Dieudonné avait invité sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson pour lui faire remettre un "Prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" par son régisseur Jacky, vêtu d'un pyjama rayé de déporté et arborant une étoile jaune.

Ce 29 janvier, le spectacle est surtout parmi le public. Tout le gratin négationniste s'est donné rendez-vous, à l'invitation de Robert Faurisson, dont le 80e anniversaire tombait quelques jours plus tôt. Il y a là une petite famille marginalisée de militants qui nient la réalité du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale et n'apparaissent que très rarement ensemble, compte tenu de l'hostilité qu'ils suscitent.

Un carré de places leur a été réservé au pied de la scène à la Main d'or. Le garde du corps personnel de Dieudonné veille à la sécurité de M. Faurisson. Ses voisins dans la salle sont Serge Thion et Pierre Guillaume, les principaux animateurs du site Internet négationniste Aaargh (Association des anciens amateurs de récits de guerres et d'holocaustes), domicilié à l'étranger et sous le coup d'une interdiction d'accès en France. A leurs côtés, Ginette Skandrani, ancienne militante des Verts, exclue de cette formation pour ses collaborations à l'Aaargh, et qui a fait partie du bureau de campagne de Dieudonné quand l'humoriste envisageait de se présenter à l'élection présidentielle de 2007.

Le théâtre est tout petit, 150 sièges à vue d'oeil. Des jeunes plaisantent entre eux. Ils appartiennent à cette partie du public, plutôt masculine et métissée, qui semble ignorer la dimension politique de cette soirée. Pourtant, outre les négationnistes, plusieurs courants de l'extrême droite radicale, qui ont tous en commun un antisémitisme virulent, ont leurs représentants. Il y a là Charles-Alban Schepens, l'un des dirigeants du Renouveau français, un groupuscule "catholique, nationaliste et contre-révolutionnaire", qui se réclame, entre autres, de Charles Maurras, du maréchal Pétain et des Phalanges espagnoles. On remarque aussi des membres du courant "nationaliste révolutionnaire", qui combine idéologie fasciste et anti-impérialisme, ainsi que le patron d'une boutique parisienne réputée dans les milieux skinheads.

Tous ceux-là apprécient comme autant de clins d'oeil les allusions à la Shoah et au pouvoir prêté aux juifs qui parsèment le spectacle. Comme au début de la représentation, quand une voix off demande, étrangement, avant le lever de rideau l'extinction des téléphones portables "en mémoire des victimes de la seconde guerre mondiale". Une heure et demie plus tard, quand la salle se vide, les plus militants font la queue pour serrer la main de Robert Faurisson, qui restera avec ses alter ego au théâtre pour y souper avec Dieudonné.

Pour l'humoriste et ses amis, il n'y a plus désormais ni gauche ni droite. Il y a le système - comprendre "l'axe américano-sioniste" - et les ennemis du système. D'où l'étrange attelage qui gravite autour de lui : chiites radicaux du Centre Zahra, héritiers de Maurras, quelques jeunes de banlieue et des étudiants membres de l'extrême droite musclée. Ce 29 janvier, la sécurité était assurée par des jeunes gens barbus, habillés à la manière des salafistes.

Au centre de cette galaxie, un club politique : Egalité et Réconciliation, une association créée il y a deux ans, qui a toujours évolué à la périphérie du Front national. Ses dirigeants officiels sont le polémiste Alain Soral, transfuge du Parti communiste passé à l'extrême droite, et Marc George, qui dit avoir commencé à militer au Parti socialiste dans les années 1980 avant de rejoindre le Front national après la première guerre du Golfe, puis de jouer le rôle de coordinateur de la campagne de Dieudonné avant la présidentielle de 2007. Tous deux étaient membres du comité central du FN, jusqu'à leur suspension début février.

Dieudonné s'affiche aujourd'hui comme une sorte de compagnon de route d'Egalité et Réconciliation. Cette association entend convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux populaires, et notamment ceux issus de l'immigration. Ces jeunes sont une des composantes principales du public de Dieudonné, dont les spectacles peuvent servir de passerelle pour un engagement politique. Comme Idriss, 22 ans, qui affirme avoir "découvert les thèses d'Alain Soral" par le biais des spectacles de l'humoriste.

C'est aussi au Théâtre de la Main d'or qu'Alain Soral a tenu une conférence de presse, mercredi 4 février, en compagnie de l'humoriste, pour annoncer son départ du FN. De l'aveu même de M. Soral, Dieudonné, "qui entend faire de son théâtre un lieu de résistance culturelle", le met "gracieusement à disposition d'Egalité et Réconciliation une fois par mois, à condition que nous fassions tourner le bar".

La véritable nature d'Egalité et Réconciliation reste un mystère. La consultation de ses statuts, déposés le 21 mars 2007 au bureau des associations de la préfecture de police de Paris, fait apparaître deux personnes qui préfèrent rester très discrètes. Outre Alain Soral, sont inscrits comme membres fondateurs Jildaz Mahé O'Chinal et Philippe Peninque. A vingt ans d'écart, tous deux ont milité activement au sein de la même organisation d'extrême droite étudiante, le Groupe union défense (GUD), réputé pour sa violence. La spécificité du GUD - autrefois basé à l'université de Paris II-Assas et aujourd'hui dissous - était de rassembler des adeptes de la provocation qui faisaient leurs premières armes en politique en cassant du "gauchiste".

Jildaz Mahé O'Chinal travaille aujourd'hui dans l'entreprise de communication Riwal, avec Frédéric Chatillon, qui était, dans les années 1990, le chef du GUD. Tous les deux avaient à l'époque fondé l'association sportive du Marteau de Thor, où les étudiants d'extrême droite s'entraînaient aux sports de combat. Frédéric Chatillon est aussi un ami de Dieudonné et d'Alain Soral. A l'été 2006, ils étaient ensemble au sud du Liban et en Syrie - où M. Chatillon a de nombreux contacts haut placés.

Lors d'un dîner à son domicile, Frédéric Chatillon a voulu présenter Dieudonné à Marine Le Pen, une de ses amies : "Quand j'ai appris que c'était pour me faire rencontrer Dieudonné sans me le dire, j'étais furieuse et je n'y suis pas allée", affirme la vice-présidente du FN. Enfin, M. Chatillon était présent au Zénith le 26 décembre, quand Robert Faurisson est monté sur scène lors du spectacle de Dieudonné.

Alain Soral et Marc George nient un quelconque rôle des anciens "gudards" dans Egalité et Réconciliation, sans doute en raison de l'image sulfureuse véhiculée par le GUD. M. Soral dit avoir rencontré MM. Mahé O'Chinal et Peninque "lors d'une fête de la Saint-Patrick". Lorsqu'il a fallu constituer le bureau de l'association, "ils ont accepté par amitié de prêter leur nom, explique-t-il, sans jamais s'y être investis en aucune façon". Et d'ajouter : "Ils ont d'ailleurs été remplacés à leur demande."

Or si les statuts ont bien été modifiés en septembre 2008 pour faire entrer Marc George et Julien Limes, il n'est nulle part fait mention d'un départ de MM. O'Chinal et Peninque. Contactés par téléphone, tous deux ont refusé de répondre, sur ce point comme sur d'autres, sans toutefois nier leur présence au bureau.

La matrice idéologique d'Egalité et Réconciliation emprunte à la ligne politique du GUD, impulsée par M. Chatillon au tournant des années 1990, quand ce dernier avait imposé un positionnement violemment antisioniste au nom de la défense de l'identité. Lors d'une manifestation de soutien aux Palestiniens, à Paris, le 24 janvier, Alain Soral et une partie de ses troupes ont ainsi tenté de défiler aux cris de : "Sioniste, casse-toi, la France n'est pas à toi !" A cette occasion, M. Soral déclarera : "Nous, patriotes français, (...) sommes traités en Palestiniens dans notre propre pays." Et il saluera "partout, au Venezuela, en Iran, en Russie, la nouvelle résistance qui se lève contre le nouvel ordre mondial sous imperium américain". Ce jour-là, Egalité et Réconciliation était hébergée dans le cortège du tout nouveau Parti antisioniste créé par le centre chiite radical Zahra, souvent représenté au Théâtre de la Main d'or de Dieudonné et assidûment courtisé par l'extrême droite.

C'est l'histoire d'un humoriste jadis opposé au FN et qui incarne la dernière provocation en date de l'extrême droite radicale.

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L'interview écrite d'Alain Soral

Quelle a été la genèse d'Égalité et Réconciliation?  Pouvez-vous nous expliquer son projet politique ? Que signifie la formule « gauche du travail, droite des valeurs »

Continuation politique de mes deux abécédaires qui critiquaient, il y a 7 ans déjà, les dégâts produits par le néo-libéralisme et le communautarisme sur la société française.
J’ai donc créé cette petite association dont le projet est dans l’intitulé : « Pour une réconciliation nationale », soit la réaffirmation de l’intérêt général citoyen, au-dessus du pouvoir de l’argent, des communautés, et de leurs intérêts égoïstes.
Vous pouvez, pour plus de détails, consulter la charte accessible sur le site sans abonnement.
Quant à la formule « gauche du travail, droite des valeurs » il s’agit, là aussi, d’une volonté de réconciliation de la gauche du travail - qui s’oppose à la gauche bobo - et de la droite des valeurs - qui s’oppose à la droite d’affaires (dite aussi bling-bling), contre cette  droite d’affaire et cette gauche bobo qui marchent aujourd’hui main dans la main, comme le démontre au plus haut sommet de l’État, l’union de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni !
On peut aussi parler, pour faire plus sérieux : d’union de la gauche sociale et de la droite sociétale, contre la droite sociale et la gauche sociétale dont l’union libéral-libertaire constitue notre actuel système d’oppression et de domination.  
Égalité & Réconciliation est donc un club de réflexion politique trans-courants dans la tradition du cercle Proudhon des Berthe et Valois, qui essayèrent, eux aussi à leur époque, de résister à cette montée des tensions qui déboucha sur la première guerre mondiale…

MM. Mahé O'Chinal et Peninque – tous deux anciens membres du GUD - ont fondé E&R avec vous. Comment les avez-vous rencontrés ? Quel est leur rôle au sein de l’association ? Sont-ils, comme vous, des proches de Dieudonné ?

Je les ai rencontrés par Marine Le Pen, l’un étant un de ses amis d’enfance, l’autre son ancien avocat. Ayant besoin de deux autres personnes pour monter mon association - la loi exigeant pour créer une association loi de 1901 qu’on soit 3 au minimum -  ils ont effectivement accepté, par amitié, de prêter leurs noms, sans s’y être jamais investis d’aucune façon. Ils ont d’ailleurs été remplacés depuis, et à leur demande, par notre secrétaire général Marc George et notre comptable…
A ma connaissance, comme souvent les amis de Marine, ils ne sont pas du tout proches de Dieudonné.

Quel est le rôle de Frédéric Chatillon avec qui vous êtes allé en compagnie de Dieudonné en Syrie et au Liban et qui était  à vos côtés ainsi que M. Mahé O’Chinal lors de votre altercation avec M. Descoings au salon du livre de Sciences Po en 2006 ?

Monsieur Chatillon a pu nous permettre, grâce à ses relations d’affaires en Syrie, d’entrer au Liban, à l’époque interdit de survol par l’armée israélienne. Liban où nous voulions nous rendre, malgré le blocus, pour nous rendre compte par nous mêmes des destructions provoquées par l’armée israélienne sur les populations civiles du Liban Sud. Destructions sur lesquelles les médias français se montraient particulièrement silencieux…
Quant à la façon dont j’ai connu M. Chatillon c’est tout simple, nous fréquentions la même salle de boxe municipale, et c’est d’ailleurs en tant qu’amis et boxeurs occasionnels que lui et M. Mahé m’ont accompagné au salon du livre de Science Po. Salon du livre où j’étais invité par l’association des élèves, mais où, selon M. Descoing, des menaces d’agression physique pesaient sur moi, provenant de groupuscules de l’extrême droite sioniste qui cherchaient à me punir, sans doute, pour avoir osé témoigner de ce que j’avais vu au Liban…

Lors d’un entretien à la télévision syrienne, en compagnie de MM. Dieudonné et Meyssan, vous avez affirmé : « il y a une certaine tradition en France qui nous lie au monde arabe, et à laquelle on tourne le dos de plus en plus pour obéir à des gens qui ne sont pas vraiment nos frères. » Qu’entendiez-vous par là ?

Je fais bien évidemment référence à la tradition gaullienne, dite « de relation équilibrée au Moyen-Orient » en matière de politique étrangère. Une tradition dans l’intérêt de la France et à laquelle la diplomatie française tourne de plus en plus le dos sous la pression de plus en plus prégnante et voyante du lobby pro-israélien. Pour le reste, je ne pense pas avoir employé le terme « frère »  qui n’entre pas dans mon vocabulaire, plutôt ai-je fait référence aux termes employés par le Général de Gaulle lors de sa fameuse conférence de presse de novembre 1967… À l’étranger, De Gaulle est toujours très apprécié, et citer le Général sur les questions de politique étrangère, que ce soit en Syrie, en Serbie ou ailleurs, fait toujours plus d’effet sur l’auditoire que de citer Bernard Kouchner !

MM. Peninque et vous-même êtes proches de Marine Le Pen. Est-ce le cas d’E&R dans son ensemble et, si oui, est-ce que E&R est un des think tanks de Mme Le Pen ? 

Je suis surtout proche de Jean-Marie Le Pen, dont j’ai été un temps la plume et dont je suis toujours le conseiller. Marine, Philippe et moi avons donc, pour cette raison, de nombreux échanges, toujours courtois... Quand à E&R, c’est le think tank d’Alain Soral et il n’entretient aucun lien direct avec le FN, même si les cadres les plus intelligents du FN nous reprennent parfois slogans et idées !

Y-a-t-il des points de désaccord avec elle, et si oui, lesquels ?

Il y a en a forcément. 
Notamment sur ce qu’implique la résistance affichée au Nouvel Ordre Mondial.
Cette résistance implique non seulement de défendre les services publiques et le contrôle des flux migratoires en politique intérieure,  mais aussi d’être solidaires de la Russie de MM. Medvedev et Poutine, du Venezuela de monsieur Chavez et de la résistance palestinienne en politique étrangère… Or, je n’entends pas beaucoup Marine s’exprimer sur ces 3 points !

Dans une de vos conférences, vous semblez redouter que le FN finisse par choisir la voie de Fini en Italie. Or, Marine Le Pen semble avoir opté pour une « normalisation » du FN. Qu’en pensez-vous ?

Tout dépend de ce qu’on entend par « normalisation ». Si c’est se débarrasser de l’extrême droite des cons et des salauds, c’est oui.  Si c’est pour servir d’appoint dans la réélection de Sarkozy contre promesse de maroquin, c’est non !

Comment sont prises les décisions sur l'orientation politique d'E&R?

Nous avons d’abord des forums de discussions libres qui font remonter les idées à débattre vers le bureau - constitué d’une dizaine de membres – qui ensuite décide collégialement des questions à creuser et des positions à défendre…  En fait ma personnalité attire un certain type d’adhérents qui expriment en retour ce qu’ils aimeraient voir dire et faire leur Président. C’est, par exemple, pour obéir à ma base que je ne peux absolument pas ne pas aller défiler pour la Palestine, et ce quels que soient les dangers courus auprès des nervis de la LCR et les réprobations de l’entourage de Marine… A E&R, c’est E&R qui décide !

Combien de membres E&R revendique-t-elle ?

Nous avons plus de 1500 sympathisants inscrits sur le site.  800 militants selon les organisateurs, 500 selon la police ! Et ce en deux ans d’existence, ce qui est un très beau début ! Parmi eux beaucoup de diplômés, d’universitaires, de catholiques, de Français issus de l’immigration, d’ex de la gauche radicale… mais tous patriotes ! Un vrai mélange gauche du travail, droite des valeurs !

Quelles relations E&R entretient avec des organisations d’extrême droite du type RED, Voxnr, FNJ, Identitaires ? 

Nous dialoguons avec les Identitaires sans être du tout sur la même ligne, puisqu’ils sont plutôt régionalistes et ethnicistes, quand nous sommes plutôt assimilationnistes et nationalistes.
Nous sommes très proches de Voxnr sur le plan géopolitique. Nous n’avons pas de relation avec le FNJ en général, dont nous ignorons d’ailleurs à ce jour la ligne politique, mais de bons rapports avec des membres du FNJ qui sont sur notre ligne : « Gauche du Travail, Droite des Valeurs »…
Quant au RED, mouvement très récent je crois, ils m’ont invité à intervenir devant eux prochainement, je ne peux donc rien vous en dire pour l’instant… si ce n’est qu’ils ont annoncé qu’ils défileraient avec nous pour la Palestine.

Et avec Les Ogres et La Banlieue S’exprime ?

Avec La Banlieue S’exprime, des relations d’amitié avec son fondateur, Amed Moilek. 
Quant aux Ogres, aucun lien direct en dehors de notre respect commun pour le talent de Dieudonné.

Marc George, le nouveau secrétaire général d’E&R a été le coordinateur de la campagne de Dieudonné. Quelles sont les relations qu'E&R entretient avec Dieudonné? Et vous même? Etiez-vous déjà à Europalestine avec Dieudonné ?

Elles sont très bonnes merci. Je dirais de respect mutuel. Nos liens avec Dieudonné sont des liens de respect et d’amitié. Par exemple il nous prête parfois son théâtre à condition que nous fassions tourner le bar !
Quant à Europalestine, mon apport a consisté à conseiller Dieudo d’en sortir car je ne pensais pas qu’il était utile de faire passer les Français récents de banlieue, qui ont déjà tant de problèmes d’intégration, pour la 5ème colonne du Hamas ! Madame Zemmor m’en a d’ailleurs beaucoup voulu de lui avoir chipé Dieudonné !
Si la cause Palestinienne est très importante pour nous, elle ne peut en rien constituer l’unique détermination d’un mouvement  politique se prétendant Français…

Depuis plusieurs mois, E&R organise des conférences au Théâtre de la Main d'Or. Faut-il y voir la conséquence d’une proximité politique ? Si oui, quels sont vos points d’accord (antisionisme, « antisystème ») ? 

Dieudonné ayant pour projet de faire de son théâtre un lieu de résistance culturelle, nous y organisons, un dimanche par mois, les « dimanches d’E&R » où nous invitons des conférenciers à nous parler de différents sujets : Nouvel ordre mondial avec Pierre Hillard, Crise économique avec Jacques Cheminade… De quoi faire monter le niveau de culture générale de nos sympathisants !

Ces locaux sont-ils mis gracieusement à disposition ou sont-ils loués par Dieudonné ?

Comme je vous l’ai dit, mis gracieusement à notre disposition, à condition que nous fassions tourner le bar. Ce que nous faisons bien volontiers…

Comment avez-vous réagi à l’affaire « Dieudonné-Faurisson » ?

Assez impressionné, je dois le dire, par l’audace transgressive de Dieudonné. 
Que Dieudonné ait réussi à faire dire à Le Pen lui même, qu’il s’était senti un peu gêné, c’est très fort ! Quant à ce Robert Faurisson, j’ai été très étonné de découvrir que c’est ce si petit et si vieux monsieur, à la voix si douce et si affable, qui concentre sur lui autant de violence et de haine.


Voilà pour vos questions, j’espère y avoir répondu de mon mieux…
Bien à vous,

Alain SORAL - Président d’E&R

 
Conférence d'Alain Soral au Havre le vendredi 13 mars à 20h
20-02-2009
Le Vendredi 13 Mars à 20h, au Havre, Alain Soral animera une conférence-débat sur le thème : « Vers la gouvernance globale ou la révolte des nations ?… »

Renseignements et inscriptions auprès d’Egalité et Réconciliation Normandie :
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Tél : 06 11 56 68 97
(participation demandée : 5€)

http://er-normandie.over-blog.fr

 
Rareté : une des premières apparitions scandaleuses d'Alain Soral, datant de 1992 !
20-02-2009




 
De SOS-Racisme à la LDJ ?
16-02-2009
Publié le 22 janvier 2009, mise à jour le 23 janvier 2009, par REFLExes

Nous l’avouons bien volontiers, le titre est volontairement provocateur et réducteur. Pourtant, cette association d’idée n’est pas que pur plaisir ou pure bêtise au regard des quelques éléments suivants, lus, vus et entendus sur nos médias nationaux.

SOS Racisme, ainsi que le MRAP, la Licra et bien d’autres viennent de dénoncer l’agression de 3 adolescents par des militants de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d’une distribution de tract devant le lycée Janson de Sailly à Paris le jeudi 8 janvier. Fort bien !

Nous ne nous étendrons pas sur cette agression, ses origines et causes profondes, ni sur cette capacité étonnante qu’a la LDJ, ou du moins son responsable Michaël Carlisle [1] , à ne jamais assumer les actions de ses jeunes (voire parfois très jeunes) militants, généralement violents (voire parfois très violents), et leurs débordements [2].

Par contre cela nous rappelle tout simplement un procès que nous avions suivi avec intérêt en novembre 2006, celui d’un des membres les plus illustres de la LDJ à l’époque, le bien nommé Antony Attal [3]. Ce dernier comparaissait alors pour la énième fois pour une agression physique commise en 2005 contre une enseignante qui faisait signer un appel de solidarité avec les travailleurs et syndicalistes palestiniens lors d’une manifestation de défense des services publics. Comme à son habitude il n’avait pas pris de risques et était accompagné de quelques amis quand même. Nous avions été fort surpris à l’époque de voir que son avocat n’était autre que Me Léon-Lef Forster, un des avocats de SOS Racisme et de Julien Dray [4].

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Lettre Ouverte de L'UJFP (Union Juive Française Pour La Paix ) au CRIF
16-02-2009
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les dirigeants du CRIF

Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit !

Vous n’avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l’Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l’envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l’égalité des droits.

Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l’armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière.Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l’apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d’une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d’Edmond Fleg, d’Emmanuel Lévinas et de tant d’autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d’intelligence et de lumières.

Vous avez voulu faire d’un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l’intervention israélienne », vous attisez l’antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes.

Non Mesdames et Messieurs les dirigeants du Conseil soi-disant « Représentatif » des Institutions juives de France, vous ne représentez rien pour nous, sinon les zélateurs d’une abjecte boucherie.


Bureau National de l'UJFP le 07-02-2009

Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

Téléphone : 06 61 33 48 22
 
e-mail : Cet e-mail est protege contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir   

Site : www.ujfp.org

 
FLASH N°7 en vente + Chroniques d'Alain Soral
13-02-2009

Flash n°7 en vente



Au sommaire

Notre dossier : “Souriez, vous êtes fliqués !” Des policiers intègres dénoncent le fichage de leurs concitoyens… Des révélations exclusives, par Philippe Randa
Le grand bluff de la chanson française, par Nicolas Gauthier
Nicolas Sarkozy a-t-il aidé Lance Armstrong à revenir sur le Tour de France ? Notre chroniqueur sportif Gabriel Fouquet pose la question…
Éducation nationale : les statistiques qui montent et le niveau qui baisse… Par Topoline
Défendre les Palestiniens au nom des valeurs chrétiennes ? Alain de Benoist, Arnaud Guyot-Jeannin et Alain Soral nous répondent.
Flash, 2 euros, chez votre marchand de journaux, et sur abonnement : http://www.flashmagazine.fr



Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°4 (édition du 18 décembre 2008 au 4 janvier 2009)
Bloc-Notes d'Alain Soral - BHL a bien le sien dans Le Point, pourquoi pas moi ?!
TA RACE !

Tout le monde, je crois, a entendu parler du dernier scandale d’Eric Zemmour, ce vilain monsieur s’étant permis de faire remarquer, lors d’une émission sur les bienfaits du métissage, que les races existaient, ajoutant même pour preuve à son interlocutrice, qui s’offusquait, qu’il était blanc et qu’elle était noire !

Aussitôt, tollé général des journalistes et des politiques, castes complémentaires réputées pour leur courage, leur indépendance et leur profondeur de vue…
Pour ne pas leur faire l’honneur de les citer tous, deux sommets :

Pour les Noirs : Patrick Lozès, président du CRAN (Conseil représentatif des associations noires, c’est dit dans l’intitulé) s’indignant qu’on ose le définir par la couleur de sa peau ! Et ce après s’être réjouit, comme Rama Yade, de l’élection d’un Noir à la présidence des USA sans du tout se soucier de son programme politique et social…

Comme quoi la schizophrénie au moins n’a pas de couleur !

Pour les Blancs : M. Wievorka, directeur d’études à l’EHESS, directeur du CADIS et président de l’Association internationale de sociologie (excusez du peu), demandant que Zemmour, pour ce blasphème - et pour tout argument - soit sanctionné et que la justice soit saisie ! (Rappelons au passage que la dite “incitation à la haine raciale” sera bientôt passible de peines de un à trois ans de prison dans toute l’Union européenne…).

Ce climat absurde, ou des Noirs qui se revendiquent comme tels - avant toute détermination sociale - se scandalisent qu’on ose les prendre pour ce qu’ils disent être eux-mêmes ! démontre à quel point Zemmour a raison :
• après le racialisme délirant des années trente de funeste mémoire (et dont les grands champions - tant sur le plan théorique que pratique, furent d’abord, rappelons-le, les Américains…), nous voilà en plein dans l’antiracisme délirant.

Pour tenter d’élever le débat, je vais oser récapituler pour vous les trois phases successives de l’antiracisme : 

Un. Les races inférieures n’existent pas

Discours d’élite des années trente devenu majoritaire après 1945 et les souffrances que l’on sait, ce qui tombait bien en pleine période de décolonisation – comme quoi la science a souvent à voir avec l’histoire et l’idéologie… D’où le succès de Claude Levi-Strauss nous démontrant, par l’anthropologie structuraliste, que la pensée primitive n’existe pas, contrairement à ce qu’affirmaient aussi péremptoirement ses prédécesseurs - eux aussi de gauche - Durkheim et Lévy-Bruhl… 

Partant de cette affirmation-démonstration que les races inférieures n’existent pas, on passe ensuite à la phase deux : les races tout court n’existent pas !

Nouveau discours dominant des années 60/70, avec comme nouvelle justification théorique l’argument beaucoup plus court du “c’est plus compliqué que ça”. Soit, sous prétexte que le vocable de “race” est trop flou et qu’on devrait parler plutôt “d’entités ethno-culturelles”, le saut à la disparition pure et simple des races. Argument un peu léger puisque selon cette approche - dite de la complexité - il n’existe plus, dès lors, ni couleurs ni notes de musique (eh oui, entre deux couleurs ou deux notes, comme entre deux races, il n’y a pas non plus de frontières absolues mais une progression du jaune au orange, de l’orange au rouge… des demi-tons, des quart-de-tons, des septième-de-tons même dans la musique indienne… )

Affirmation idéologique de l’inexistence des races, pour raison de limites et de bornes (vieux marronnier philosophique) qui poussent ensuite lesdits “antiracistes” – le niveau continuant à descendre – à confondre race et espèce… Et du coup à entendre, quand Zemmour dit à une jeune femme noire qu’ils ne sont pas de la même race, qu’ils ne sont pas de la même espèce, comme s’il parlait de chiens et de chats, pire, d’hommes et de singes, alors qu’il ne faisait qu’évoquer le basset et le chiwawa…

(Petit rappel pour les incultes : dans le monde animal, il y a des races différentes, mais reproductibles entre elles : les Noirs et les Blancs, les bassets et les chiwawas… et les espèces, non reproductibles entre elles comme les hommes et les singes, les chiens et les chats… Les Noirs et les Blancs, s’ils ne sont pas de la même race, sont donc bien de la même espèce, l’espèce humaine – que les anti-espècistes se rassurent – puisque leur accouplement produit des métis, l’équivalent du bâtard chez le chien. 

Qu’il n’y ait pas de races inférieures (ou plutôt que cette question soit si complexe qu’il ne soit pas possible de rien affirmer péremptoirement) n’empêche pas qu’il y a des races différentes. Méconnaissance et confusion actuelle qui nous conduit tout droit à la troisième et actuelle phase de l’antiracisme, celle qui mène à l’assomption de Patrick Lozès et Rama Yade, et qui dit en substance :
les races n’existant pas, il nous faut donc promouvoir les Noirs (qui n’existent pas) et pousser à tout prix les Noirs et les Blancs (qui n’existent pas non plus) à se métisser !

Ajoutons, pour ne pas conclure sur cette déconfiture totale de la pensée, que cette volonté à tout prix de voir disparaître les différences de la surface de la terre - cette haine de la différence en somme – est sans doute la définition la plus rigoureuse que l’on peut aujourd’hui proposer du racisme !

Liberté pour l’Histoire… mon cul !

Pour changer en apparence de sujet, intéressons-nous ensuite aux conclusions de l’association “Liberté pour l’Histoire” pilotée par Pierre Nora. Un collectif d’intellectuels et d’historiens censés libérer le droit de recherche historique des débilitantes “lois mémorielles”…

Alors qu’on s’acheminait, en toute logique, vers une conclusion prônant l’abrogation de toutes ces lois mémorielles à tiroirs qui ont conduit, comme l’antiracisme institutionnel, au blocage complet de la possibilité de penser (sans oublier la criminalisation sans limites de toutes les majorités historiques…), Monsieur Nora, à la suite d’une argumentation parfaitement jésuitique, nous apprenait qu’il était, quant à lui, pour l’abrogation de toutes les loi mémorielles… à l’exception de la loi Gayssot. Soit de celle qui constitue pourtant la jurisprudence et la matrice de toutes les autres, passées et futures !

Loi Gayssot qui, je le rappelle, institue pour la première fois en régime démocratique et laïque, une vérité historique établie une fois pour toute par un tribunal militaire et dont l’orthodoxie est désormais confiée aux tribunaux !

Immédiatement Madame Taubira - bénéficiaire de la jurisprudence Gayssot au titre de la loi mémorielle sur l’esclavage, institué à son tour “crime contre l’humanité” (en attendant la colonisation, la civilisation…) — demandait poliment au communautaire Nora s’il se foutait de sa gueule ?!… Et la courageuse association de conclure, à l’unisson de son président, que les lois mémorielles étant effectivement mauvaises, il faut se dépêcher de ne pas y toucher et de s’opposer en revanche à toutes celles à venir !

Une position moralement indéfendable - et sans doute légalement intenable - qui, aux dernières nouvelles, déplairait fortement aux Arméniens ! 

Alain Soral


Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°5

Pétrole :Théorie abiotique ou Peak Oil ?

En ces temps où l'on parle de plus en plus du problème des réserves finies d'énergies fossiles - notamment le pétrole - et des dangers que la course au contrôle des derniers gisements nous fait courir, il serait peut être temps de se pencher - déjà par simple curiosité scientifique - sur la théorie abiotique du pétrole, théorie d'origine française (Gay-Lussac, Berthelot...) aujourd'hui très prisée par les Russes...

Selon cette théorie, qui remet en cause l'origine biologique du pétrole (restes fossiles végétal et animal...), le pétrole, acheminé sous haute pression par l'intermédiaire d'éruptions "à froid" dans la croûte terrestre, se formerait en profondeur à partir des roches terrestres, dans des conditions de très haute température et sous de très hautes pressions, comparables à celles requises pour la formation des diamants...

Les réserves de pétrole sur terre seraient donc seulement limitées par la quantité de constituants d'hydrocarbure présents dans les entrailles de la Terre au moment de sa formation, et sa disponibilité dépendrait uniquement de la technologie pour forer des puits ultra profonds...

De plus, d'anciens gisements pourraient être restaurés et pourraient continuer à produire en se remplissant à nouveau par eux-mêmes...

Si cette théorie est vraie, alors le discours sur la rareté du pétrole, dite "peak oil" ne serait qu'un prétexte à la hausse des prix, et la présence d'une certaine puissance militaire dans une région comme la Caspienne, motivée par des raisons bien plus géopolitiques qu'énergétiques !


Potiche : Élection truquée de Miss France ?

J'étais étonné aussi que les Français votent à ce point conforme à l'idéologie dominante - quoique, depuis Sarkozy... -, et puis, grâce à une indiscrétion de Madame Mulmann (dite de Fontenay) le pot aux roses est découvert. En fait, la métisse franco-américaine Chloé Mortaud (à ne pas confondre avec la saucisse) n'a pas été élue par les Français qui votent, elle est seulement arrivée troisième derrière Élodie Martineau (Miss Pays-de-la-Loire) et Camille Cheyere (Miss Lorraine). C'est le jury, entendez les petits potes d'Arthur Essebag, qui en ont décidé autrement, et en France - comme le savent les initiés - ce sont toujours eux qui ont le dernier mot !

La seule à s'être offusquée de cette tricherie anti-démocratique, est, à ma connaissance, Marine Le Pen, qui s'est même fendue d'un communiqué le 12 décembre, où elle rappelle que "quand les Français votent contre le Traité constitutionnel, on le leur impose via le parlement. Quand ils élisent une Miss France de souche, les jurés du show-bizz leur imposent une ObaMiss." Et d'ajouter : "De cette élection-bidon à la discrimination positive qui s'infiltre peu à peu partout, il devient de plus en plus évident que l'éloge de la "diversité" n'est qu'un processus totalitaire tendant à imposer aux peuples le métissage et l'uniformisation culturelle."

On ne saurait mieux dire...

Donc, cette année encore - et pas par la volonté du peuple - la miss France de la pâte hollandaise Endemol sera non seulement issue des "minorités visibles", mais encore d'ascendance américaine. Une métisse originaire d'un pays de l'axe du mal, genre Afghanistan, Iran ou Palestine... serait beaucoup moins correcte !


Gros Pognon : Madoff, prédateur anti-communautaire ?

Comme je n'avais pas d'argent placé en bourse, je n'ai rien perdu. Ce n'est pas le cas d'Elie Wiesel à qui l'ex-président du Nasdaq et grand manitou de la finance américaine, Bernard Madoff (ni musulman, ni red neck de Bâton rouge...) a fait perdre ses petites économies. Idem pour pas mal d'autres de ses petits potes parmi lesquels : Steven Spielberg, Mort Zuckerman, Daniel Hechter...

Finalement, un type qui pratique la "concussion communautaire" avec le même zèle que d'autres la collusion... n'est peut-être pas un si mauvais citoyen !


Parrain : La fin de SOS racisme ?

Dans la série détournements de fonds, je rappelle avec plaisir qu'à peu près au même moment, une perquisition avait lieu au domicile du député socialiste de l'Essonne.

Cette enquête, ouverte le 10 décembre pour abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin - la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances -, porte sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association les Parrains de SOS-Racisme (sic !), de l'organisation lycéenne FIDL ou de salariés de SOS Racisme... Une partie de ces sommes aurait été versée au bénéfice de Julien Dray - qui est un peu à nos banlieues ce qu'Elie Wiesel est à la Shoah...

Selon Le Monde (journal de référence) : "Une attachée de presse de SOS Racisme et le directeur administratif et financier de l'association, tous deux mandataires d'un compte de la FIDL, auraient encaissé des chèques pour plus de 120 000 euros des comptes des associations." Quelques jours après, "Ils auraient émis des chèques en faveur du député Julien Dray pour plus de 102 000 euros", ajoutait le quotidien sur son site. Et de conclure : "Les enquêteurs s'intéressent aussi à des sommes provenant de particuliers "actifs dans les sphères socio-économiques" au bénéfice notamment de M. Dray. L'un d'entre eux a par la suite obtenu un marché public en Île-de-France, dont M. Dray est vice-président de région."

Un détournement qui porterait au final sur 351 027 euros !

Pour qui sait lire entre les lignes, il semblerait que le président Sarkozy, un temps désireux de s'attacher les services du ségoléniste malheureux dans son équipe élargie (sur le modèle Kouchner...) ait finalement décidé de se payer autrement "monsieur jeunesse étudiante et banlieue" et, à travers lui, de mettre un terme à trente cinq ans de main mise socialiste sur ce troupeau d'abrutis indociles... notamment envers la réforme Darcos...

On aimerait savoir ce qu'en pense Patrick Lozes du CRAN, organisation concurrente, elle d'inspiration sarkozyste, et qui déclarait le 10 novembre à sa sortie de l'Élysée, qu'en matière de lutte anti-raciste : "la gauche a fait perdre vingt ans à la France."

Si ces détournements et cette intuition se confirment, fini pour Julien Dray les montres à complications payées vingt-cinq briques en liquide !


Pistolet : Sarkozy victime d'une tentative d'assassinat ?

Pour rester dans le banditisme, selon le journal britanique Daily Mail, les policiers français ont arrêté un individu armé qui tentait de s'infiltrer à l'Elysée.

L'intrus, âgé de 25 ans, a été plaqué au sol alors qu'il cherchait à pénétrer par effraction dans le palais présidentiel en trompant la vigilance des gardes. "Il était armé d'un couteau et d'un Taser", une nouvelle arme à forte charge électrique qui paralyse l'homme, a également précisé un officier de police. 

L'incident, qualifié de tentative d'assassinat par les autorités françaises, a eu lieu pendant la visite du Premier ministre monténégrin Milo Djukanovic. "Le jeune homme est interrogé pour connaître ses véritables motifs", a ajouté une source proche de l'Élysée. "Un groupe de personnalités était au porche du palais lorsque des gardes du corps ont immobilisé le suspect", a déclaré un témoin au Daily Mail. Il s'en est suivi une "violente lutte" avant que l'homme ne soit terrassé, une arme pointée sur sa nuque.
(Pour en savoir plus : http://www.bluewin.ch/fr/index.php/106,109339/Sarkozy___victime_d_)

Cette tentative, si elle se confirmait, serait la première depuis que M. Sarkozy est élu président de la République...

Comme vous le voyez, malgré la crise, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles !

Meilleurs vœux à tous pour 2009...


Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°6

Qu'est-ce qui est plus obscène ? L'ovation de Dieudonné à Faurisson ou le silence de Rama Yade sur Gaza ? Après son numéro sur le Tibet, elle est où notre secrétaire d'Etat noire au droits de l'homme (blanc) ? Pourtant à Gaza il y a matière ? Mais peut-être que Rama - madame Zimet à la ville - ne veut tout simplement pas se fâcher avec son beau-père, c'est humain, elle n'a pas épousée un tibétain...

Comme le dit, tout aussi noir mais plus en colère, l'écrivain franco-martiniquais Raphaël Confiant : « Où sont-ils les donneurs de leçon de la Rive Gauche et de Saint-Germain-des-Prés ? Où sont passées les belles âmes du Quartier Latin et les grands défenseurs des droits de l'homme, de la démocratie et autre bla-bla-bla républicano-universaliste ? Où se cachent Glucksman, Henri-Lévy, Finkielkraut et consorts ? Déjà une semaine que l'entité sioniste bombarde à tout va la bande de Gaza, cela à l'aide d'un armement d'origine étasunienne hyper-sophistiqué, faisant déjà plus de 500 morts et 2.400 blessés ».(C'était le 5 janvier, le bilan s'est considérablement alourdi depuis).

Pour élever encore le débat, quel est le plus obscène : Dieudonné ridiculisant le « devoir de mémoire » obligatoire, ou Charlie-Hebdo relayant, via les caricatures de Mahomet, une campagne de diabolisation des musulmans montée par le plus grand journal d'extrême droite danois (la fréquentation des fachos ne gène visiblement pas Caroline Fourest quand il s'agit de porter tort aux maghrébins). Et puisqu'on évoque Charlie Hebdo, plus obscène Dieudonné, ou Philippe Val invité au congrès du MEDEF pour faire l'apologie du grand patronat ? Ou Christophe Forcari traitant Flash de bi-mensuel d'extrême droite dans Libération-Rotchild, parce qu'il doit se faire pardonner son passé militant au Renouveau nationaliste, mouvement de jeunesse du PFN ?

J'admets le mauvais goût revendiqué de la performance Dieudonné-Faurisson, son caractère parfaitement provocant, transgressif, mais la provocation, la transgression ne sont elles pas le ressort même de l'humour corrosif ? Chacun sait que l'humour niais ne fait rire personne, il suffit d'écouter Michel Boujenah pour s'en convaincre. Alors oui à Hara-Kiri, à Groland et non à Dieudonné ? Où est la limite ? Et surtout QUI la dit ?

Jeff Koons a bien le droit, lui - depuis que le mauvais goût est devenu le moteur de l'avant-garde - d'aller accrocher, en guise de quenelle, son homard en plastique aux lambris de Versailles. Et Dieudonné n'est-il pas lui-aussi un artiste d'avant-garde revendiqué ?

Obscènité, mauvais goût, la question est ouverte. Mais quand on sort du domaine des sciences, tout est question de sensibilité. Dieudonné est peut-être choquant pour un juif, les caricatures de Mahomet insultantes pour un musulman (je ne parle pas des injures au Pape, avec le représentant des Chrétiens, bêtement majoritaires en France, on peut tout se permettre depuis longtemps. Cette déclaration du CRIF du 5 janvier 2009, par exemple, au moment où l'armée israélienne ratonne à Gaza, elle est de bon goût ou pas ?

«Digne, chaleureux et pacifique, le rassemblement de soutien à Israël a réuni dimanche 4 janvier 2009, à l'appel du CRIF, quelques 12 000 personnes qui se sont retrouvées non loin de l'ambassade d'Israël, avenue Matignon. [...] Intervenant en premier, le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, considérant que nous sommes face à un moment crucial de vérité, a invoqué la protection divine afin qu'elle accorde force et lucidité à chacun des Juifs pour que soit à la fois consolidé l'amour des Juifs pour leur peuple et leur volonté d'agir pour la liberté de tous les hommes. « Il en faut du courage pour aller là  où l'armée d'Israël s'est rendue, où ces jeunes gens de 18 à 25 ans sont allés défendre leur pays » a martelé le Grand rabbin, très applaudi avant d'ajouter : « Qu'Israël n'a nulle volonté de détruire un autre peuple. La seule préoccupation de Tsahal est de préserver, avec amour et courage, l'idée d'humanité et de liberté pour tous les hommes ».

Et pour en rajouter encore dans l'humour noir et la provoc : « Le Grand rabbin a conclu sur le thème des relations entre Juifs et Musulmans de France en considérant qu'il est fondamental que ces relations, en dépit des événements actuels, soient empreintes de qualité et de volonté de paix ».

Demander aux musulmans de ne pas importer le conflit en France, quand on soutient soi-même inconditionnellement les agresseurs du camp adverse, si c'est pas du foutage de gueule ! Même Eric Zemmour, qu'on ne peut pas soupçonner d'antisémitisme, s'est fendu d'un article dans le Figaro pour dire combien il trouvait cette duplicité scandaleuse et dangereuse. L'apothéose enfin : « Malgré le deuil qui vient de le frapper en la personne de son épouse Suzy, le chanteur Enrico Macias a tenu a prononcer quelques mots : « Machiah [Le Messie] est arrivé le jour de la création de l'Etat d'Israël. Rien n'arrêtera le cours de notre histoire. Je serai toujours aux côtés d'Israël et si des épreuves personnelles ne m'en avaient pas empêché, je serai moi-même, aujourd'hui à Gaza, aux côtés des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux mourir pour eux." »

Que Dieu t'entende Enrico !

Maintenant, je pose une petite question de logique dialectique à tous nos pro-palestiniens, de gauche : quand le CRIF - Conseil Représentatif des Institution juives de France - soutient inconditionnellement Israël, comment fait-on pour critiquer Israël sans risquer d'être taxé (c'est le mot, quand on sait ce que ça coûte au tribunal) d'antisémitisme ? A ce jeu de con, le pro-palestinien naïf - dont la préoccupation permanente est bien plus de ne pas se faire traiter d'antisémite par le CRIF que de réellement agir pour les Palestiniens (on se souvient de la larmichette versée par Besancenot face à Cukierman) - ne peut que perdre à tous les coups. A croire que le rôle objectif des leaders d'extrême gauche, qui confisquent depuis des lustres la cause palestinienne avec les succès que l'on sait, c'est, en répétant ad libitum qu'il ne faut SURTOUT PAS confondre juif et sioniste, de préserver l'image du Juif pendant que le sioniste ratonne... au nom du judaïsme, comme nous le rappelle si justement Gilles Bernheim !

La question n'est donc pas de savoir qui de Dieudonné, d'Enrico ou du CRIF est le plus obscène ou le plus comique, la question est de savoir si Dieudonné conviant Faurisson sur la scène du Zénith en dehors de tout prosélytisme révisionniste, tombe sous le coup de la loi. La réponse nous est donnée cette fois par Serge Klarsfeld qu'on ne peut pas non plus soupçonner d'antisémitisme ou de sympathie révisionniste. Selon lui, il n'y a pas matière à poursuivre, certes, il a été choqué dans sa sensibilité mais le ressenti subjectif n'est pas le droit.

Cette affirmation, saine et de bon sens, d'une autorité morale pour une fois légitime quant au sujet, m'oblige à rappeler la différence entre le bon droit et la tyrannie. Le droit interdit qu'on se réjouisse publiquement de la souffrance passée des juifs, ce qui me semble moral et sain pour la paix sociale. La tyrannie, qui prend de plus en plus le pas sur le droit et la morale, nous oblige à nous prosterner devant la Shoa sous peine d'être accusé d'arrières pensées. Depuis peu cette tyrannie nous interdit même, pour décrire Gaza, d'utiliser l'appellation : « camp de concentration » désormais réservée exclusivement aux juifs (quand ses inventeurs furent les Anglais contre les Afrikaners en 1902...)

Oui Dieudonné est choquant, obscène, transgressif... mais contrairement au « devoir de mémoire », personne n'est obligé d'aller le voir pour subir son prêche !

Pour conclure sur une note optimiste en guise de vœux pour 2009, je veux proposer la solution, QUI RESOUDRAIT UNE FOIS POUR TOUTE, le conflit israélo-palestinien. Puisqu'il ne peut y avoir deux Etats là ou il n'y a qu'un seul territoire pour deux peuples (à moins que l'un des deux aille se faire voir ailleurs), la seule solution c'est le métissage ! Julien Dray - qu'on entend moins ces temps-ci -, Jacques Attali et le Président Sarkozy lui-même ne nous vendent-ils pas la chose comme le grand défi du XXIème siècle ? (cf : « Egalité des chance et diversité » conférence de Palaiseau du 17 décembre 2008). Si le métissage c'est la solution pour la France, alors pourquoi pas, a fortiori, pour Israël et la Palestine ? Avec le métissage, fini le mur de séparation, la haine, la purification ethnique... Voilà une solution humaniste, de gauche et logique ! A moins que la logique aussi soit à deux vitesses ?

Bonne année 2009...


 
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