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Conférence de Presse (partie 2) : Alain Soral répond aux questions |
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FLASH N°8 + Chronique d'Alain Soral |
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03-03-2009 |
Flash numéro 8 en kiosque. Ami lecteurs, devant les pressions politiques de toutes sortes, nous allons bientôt être obligés de quitter les kiosques. Esprit de Résistance oblige, abonnez-vous !
Chronique d'Alain Soral parue dans Flash numéro 7 : Droite des valeurs contre extrême droite des cons et des salauds
Je lis : “Les Israéliens sont des colonisateurs sans complexe. Reconnaissons les faits pour ce qu’ils sont. Les Juifs sont bel et bien les conquérants de la Palestine. (…) Invoquant les droits que leur donnait la religion, ils ont jeté leur dévolu sur la Palestine. “Une terre sans peuple pour un peuple sans terre”, disaient-ils. En fait, il y avait des habitants en Palestine, comme la suite des événements l’a démontré. Et ces Arabes pouvaient se regarder comme autochtones, bien qu’ils fussent musulmans pour la plupart, puisqu’ils descendaient des nombreux juifs qui avaient suivi Jésus. Mais les sionistes ont réussi à imposer leur loi. Et, à la suite de quelques massacres, comme à Deir Yassin, le 9 avril 1948, la plupart des Palestiniens qui vivaient à l’intérieur des frontières du nouvel État d’Israël ont pris la fuite, pour ne jamais revenir” (…) “Environnés de tous côtés par des forces hostiles, les Israéliens ne sauraient s’abandonner au pseudo-moralisme qui sévit en Occident. C’est une question de survie. Ils rendent donc coup pour coup. On cherche à faire honte à la France des méthodes coercitives qui ont parfois été employées par certains de nos soldats pendant la guerre d’Algérie, pour déjouer les attentats meurtriers des fellaghas. Mais la Cour suprême israélienne a officiellement autorisé la “question”, c’est-à-dire la torture, pour lutter contre le terrorisme. Inutile de se voiler la face : qui veut la fin veut les moyens.
Le courage, l’énergie, la détermination et l’habileté dont font preuve les juifs d’Israël face aux Arabes musulmans qui les entourent sont un exemple pour l’Europe chrétienne.” Fin de citation…
Ces phrases abjectes, tirées de l’article intitulé, “L’exemple israélien”, proviennent de Voix des Français-Renaissance 95, un site dont les tons rose poupée et bleu layette en disent long sur la virilité toute spartiate de leurs animateurs et webmestres. Plutôt que la cuirasse et l’épée, ça sent l’incontinence et la tellière !
Quant à leur auteur, il s’agit d’Henry de Lesquen, haut fonctionnaire en retraite, plus proche de la biscotte sans sel que de l’hoplite, dont l’activité principale consiste, renseignements pris, à censurer les intervenants qui essaient encore, par leur insoumission, de perpétuer l’esprit de Serge André Yourevitch Verebrussoff de Beketch sur Radio Courtoisie…
Le genre de libelle bien lâche et dégueulasse qui justifie, à lui seul, la détestation que voue d’instinct le bon peuple à la droite versaillaise…
Ce viril Versaillais et énarque (de la promotion Simone Weil) promu à l’OPAC par Jacques Chirac et qui, vu son CV, changerait probablement de trottoir plutôt que de porter secours à une chaisière rançonnée par un “z’y-va”, a parfaitement le droit de se comporter en ordure – pour survivre et prospérer dans notre actuelle société de dhimmis du commerce, c’est même recommandé. Ce que je lui conteste, c’est le droit de déshonorer la chrétienté. Lui qui donne comme exemple : “le courage, l’énergie, la détermination et l’habileté dont font preuve les Israéliens” ferait bien d’en faire un peu preuve pour lui-même et la France, car en plus d’être moralement abject, ce monsieur est un benêt sur le plan politique.
Encourager la colonisation, au nom du mépris des valeurs et de la violence, quand on mesure les forces en présence sur notre territoire : d’un côté des millions de banlieusards gavés de haine et de testostérone, de l’autre Henri de Lesquen et sa brigade de gâteaux secs, le tout arbitré par nos fameux “droitsdel’hommistes”… Vu la façon dont ça se passe en France depuis 1974 (sous l’impulsion, rappelons le, du principal employeur de notre guignol : Jacques Chirac, et pas le Muphti de Jérusalem…), autant encourager directement les voyous des quartiers à virer Lesquen et son escouade de rentiers du XVIe à coup de pompes dans le train !
Ce que cet apologète du courage à l’israélienne et co-fondateur du Club de l’horloge n’a pas compris (on admirera au passage la constance dans l’engagement idéologique), c’est qu’en France, les Gazaouis c’est nous : les souchiens patriotes !
Ce que n’a pas pigé non plus notre génial polytechnicien, c’est que jamais, au grand jamais, quels que soient les coups de langue appuyés que leur passe notre ex-haut fonctionnaire dans le tréfonds, ses petits amis “droitdel’hommistes” à deux vitesses ne lui laisseront faire, en France, ce qu’ils applaudissent des deux mains en Palestine.
Pour mémoire : Arno Klarsfeld, aussitôt rentré de son service chez les gardes-frontières de Tsahal, s’est remis à tancer nos anti-immigrationistes français avec la même constance. Quant à Finkielkraut, après s’être gaussé, dans le plus grand journal israélien, de “l’équipe de France black, black, black” qui serait “la risée de l’Europe”, il reprenait le lendemain, comme si de rien n’était, sa place à France Culture pour y appeler à toujours plus de vigilance contre les nazis français – son copain, et mal protégé, Renaud Camus n’ayant pas, lui, bénéficié de la même mansuétude…
Donc, avant d’appeler à la guerre civile en se réclamant de l’habileté des Israéliens, ô surdoué Lesquen, polytechnicien ET énarque, il faudrait t’assurer au préalable que cette sale guerre, nous Français, on a une petite chance de la gagner !
Et si c’est un combat pour l’honneur où seraient en jeu, non plus “l’habileté” à l’israélienne, mais “le courage, l’énergie et la détermination”, alors, quitte à être, nous nationalistes français, les Palestiniens de nos territoires occupés, autant se réclamer de l’héroïque exemple du Hamas, que de la lâche soumission du collabo Mahmoud Abbas, l’Henri de Lesquen de Cisjordanie !
Quant à “l’exemple pour l’Europe chrétienne” qui conclut ce texte à la fois stupide, déshonorant et abject, je préfère m’en remettre à l’autorité du Cardinal Renato Martino, qui, parlant au nom du Pape, déclarait le 7 janvier : “Je dis de regarder les conditions de vie des personnes qui vivent là-bas. Entourées par un mur qu’il est difficile de franchir, dans des conditions contraires à la dignité humaine, ce qui se passe ces jours-ci fait horreur. Cela ressemble de plus en plus à un grand camp de concentration…”
Si le camp de concentration reste, pour monsieur Lesquen, un exemple pour l’Europe chrétienne, moi c’est plutôt ce genre de déclaration qui me donne envie de retourner à la messe !
Gauche du travail contre extrême gauche des tartuffes et bouffons
LCR : Ligue Communiste Révolutionnaire ! Pour qui connaît la réalité de cette officine médiatico-politicienne montée en mayonnaise après mai 68, et qui n’a jamais compté, en quarante ans, plus de 3 000 adhérents dont 300 journalistes et autant de profs, pour 3 ouvriers… Déjà l’intitulé était grotesque ! Mais voilà qu’après la pose révolutionnaire 70, très “agitation pour campus”, cette agence de com en tous genres a décidé de se déringardiser en changeant de sigle.
Maintenant c’est donc NPA, pour Nouveau parti anticapitaliste. Allusion explicite au cigle éponyme de l’ex-émission phare de Canal plus : Nulle part Ailleurs. Le logo qui accompagne le sigle, un mégaphone, achevant de préciser pour les potes à Coupat, trop excités, et les fumeurs de shit un peu durs à la comprenette (et à qui l’allusion à la chaîne cryptée n’aurait pas suffi), ce dont il s’agit exactement en matière de révolution : aller gueuler entre potes à la manif dans l’oreille des gentils policiers.
Du temps de son sérieux, la gauche sociale affichait la faucille et le marteau, instruments des travailleurs des usines et des champs, mais contondants.
Déjà, avec la gauche Mitterrand, le PS nous avait collé une rose dans le poing tendu du prolétaire vers la gueule du capitaliste, histoire d’adoucir le rapport… En attendant que monsieur Jack Lang, via Act up, suggère à l’ouvrier, devenu chômeur, de se carrer son poing directement dans le cul !
Après la faucille et le marteau, le poing et la rose… dernier stade de cette dégringolade révolutionnaire, donc : le mégaphone.
Tu vois, Olivier, moi, le mégaphone, je trouve ça encore un peu brutal.
Tu préfères pas un tourne-disques ?
Bises à tous…
Alain SORAL
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Alain Soral donne son avis sur Alain Finkielkraut |
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Conférence d'Alain Soral "Vers la gouvernance globale..." lundi 9 mars à Paris |
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27-02-2009 |
« La causerie au coin du feu », autour d’un buffet campagnard recevra Alain SORAL
Thème : "Vers la gouvernance globale…"
Lundi 9 mars à 20h00
Pour des raisons de sécurité, nous ne communiquons pas l’adresse de cette conférence sur notre site. Le lieu vous sera communiqué dès votre réservation enregistrée.
Participation aux frais : 10 €
Nombre de places limité, pour réserver, merci de vous inscrire au : 06 15 04 62 36, d’y laisser un message avec le nombre de personnes, votre nom et votre n° de téléphone, vous recevrez confirmation, ou de vous inscrire par courriel à l’adresse suivante :
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http://www.parti-populiste.com
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26-02-2009 |
Le
quotidien du pouvoir "Le Monde", dont Pierre Péan a dit tout le mal
qu'il fallait en penser (La face cachée du Monde), s'est fendu d'un
article de délation truffé d'allégations mensongères ou caricaturales,
concernant ER et Dieudonné. Echaudé par cette presse de collaboration
en d'autres occasions, Alain Soral avait exigé du Monde une interview
écrite, tant pour lui-même que pour Marc George. Judicieuse initiative,
qui va permettre à ceux qui auraient des doutes de juger sur pièce :
outre l'article de l'Immonde, nous vous proposons de découvrir les
interviews de Marc George et d'Alain Soral, et de juger par vous-même...
Les étranges amitiés de Dieudonné
C'est l'histoire d'un humoriste dont les meilleurs amis d'aujourd'hui
sont ses pires ennemis d'hier. D'un comique qui, il y a douze ans,
s'engageait en politique, à Dreux (Eure), contre Jean-Marie Le Pen,
qu'il qualifiait alors de "grand marabout borgne", et qui offre
désormais son théâtre à des courants politiques plus radicaux encore
que le Front national.
Jadis proche de la gauche alternative, Dieudonné,
43 ans, est devenu une sorte de caisse de résonance pour une frange
composite de l'extrême droite française. Ces liaisons dangereuses, il
les assume publiquement. L'occasion nous a été donnée de le constater
récemment au Théâtre de la Main d'or. Ce soir-là, l'humoriste donne
dans sa salle du 11e arrondissement de Paris une représentation de son
spectacle J'ai fait le con. Le même show, qui, un mois auparavant, le
26 décembre 2008, avait fait scandale : Dieudonné avait invité sur la
scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson pour lui
faire remettre un "Prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" par
son régisseur Jacky, vêtu d'un pyjama rayé de déporté et arborant une
étoile jaune.
Ce 29 janvier, le spectacle est surtout parmi le
public. Tout le gratin négationniste s'est donné rendez-vous, à
l'invitation de Robert Faurisson, dont le 80e anniversaire tombait
quelques jours plus tôt. Il y a là une petite famille marginalisée de
militants qui nient la réalité du génocide des juifs pendant la seconde
guerre mondiale et n'apparaissent que très rarement ensemble, compte
tenu de l'hostilité qu'ils suscitent.
Un carré de places leur a été réservé au pied de
la scène à la Main d'or. Le garde du corps personnel de Dieudonné
veille à la sécurité de M. Faurisson. Ses voisins dans la salle sont
Serge Thion et Pierre Guillaume, les principaux animateurs du site
Internet négationniste Aaargh (Association des anciens amateurs de
récits de guerres et d'holocaustes), domicilié à l'étranger et sous le
coup d'une interdiction d'accès en France. A leurs côtés, Ginette
Skandrani, ancienne militante des Verts, exclue de cette formation pour
ses collaborations à l'Aaargh, et qui a fait partie du bureau de
campagne de Dieudonné quand l'humoriste envisageait de se présenter à
l'élection présidentielle de 2007.
Le théâtre est tout petit, 150 sièges à vue
d'oeil. Des jeunes plaisantent entre eux. Ils appartiennent à cette
partie du public, plutôt masculine et métissée, qui semble ignorer la
dimension politique de cette soirée. Pourtant, outre les
négationnistes, plusieurs courants de l'extrême droite radicale, qui
ont tous en commun un antisémitisme virulent, ont leurs représentants.
Il y a là Charles-Alban Schepens, l'un des dirigeants du Renouveau
français, un groupuscule "catholique, nationaliste et
contre-révolutionnaire", qui se réclame, entre autres, de Charles
Maurras, du maréchal Pétain et des Phalanges espagnoles. On remarque
aussi des membres du courant "nationaliste révolutionnaire", qui
combine idéologie fasciste et anti-impérialisme, ainsi que le patron
d'une boutique parisienne réputée dans les milieux skinheads.
Tous ceux-là apprécient comme autant de clins
d'oeil les allusions à la Shoah et au pouvoir prêté aux juifs qui
parsèment le spectacle. Comme au début de la représentation, quand une
voix off demande, étrangement, avant le lever de rideau l'extinction
des téléphones portables "en mémoire des victimes de la seconde guerre
mondiale". Une heure et demie plus tard, quand la salle se vide, les
plus militants font la queue pour serrer la main de Robert Faurisson,
qui restera avec ses alter ego au théâtre pour y souper avec Dieudonné.
Pour l'humoriste et ses amis, il n'y a plus
désormais ni gauche ni droite. Il y a le système - comprendre "l'axe
américano-sioniste" - et les ennemis du système. D'où l'étrange
attelage qui gravite autour de lui : chiites radicaux du Centre Zahra,
héritiers de Maurras, quelques jeunes de banlieue et des étudiants
membres de l'extrême droite musclée. Ce 29 janvier, la sécurité était
assurée par des jeunes gens barbus, habillés à la manière des
salafistes.
Au centre de cette galaxie, un club politique :
Egalité et Réconciliation, une association créée il y a deux ans, qui a
toujours évolué à la périphérie du Front national. Ses dirigeants
officiels sont le polémiste Alain Soral, transfuge du Parti communiste
passé à l'extrême droite, et Marc George, qui dit avoir commencé à
militer au Parti socialiste dans les années 1980 avant de rejoindre le
Front national après la première guerre du Golfe, puis de jouer le rôle
de coordinateur de la campagne de Dieudonné avant la présidentielle de
2007. Tous deux étaient membres du comité central du FN, jusqu'à leur
suspension début février.
Dieudonné s'affiche aujourd'hui comme une sorte de
compagnon de route d'Egalité et Réconciliation. Cette association
entend convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux
populaires, et notamment ceux issus de l'immigration. Ces jeunes sont
une des composantes principales du public de Dieudonné, dont les
spectacles peuvent servir de passerelle pour un engagement politique.
Comme Idriss, 22 ans, qui affirme avoir "découvert les thèses d'Alain
Soral" par le biais des spectacles de l'humoriste.
C'est aussi au Théâtre de la Main d'or qu'Alain
Soral a tenu une conférence de presse, mercredi 4 février, en compagnie
de l'humoriste, pour annoncer son départ du FN. De l'aveu même de M.
Soral, Dieudonné, "qui entend faire de son théâtre un lieu de
résistance culturelle", le met "gracieusement à disposition d'Egalité
et Réconciliation une fois par mois, à condition que nous fassions
tourner le bar".
La véritable nature d'Egalité et Réconciliation
reste un mystère. La consultation de ses statuts, déposés le 21 mars
2007 au bureau des associations de la préfecture de police de Paris,
fait apparaître deux personnes qui préfèrent rester très discrètes.
Outre Alain Soral, sont inscrits comme membres fondateurs Jildaz Mahé
O'Chinal et Philippe Peninque. A vingt ans d'écart, tous deux ont
milité activement au sein de la même organisation d'extrême droite
étudiante, le Groupe union défense (GUD), réputé pour sa violence. La
spécificité du GUD - autrefois basé à l'université de Paris II-Assas et
aujourd'hui dissous - était de rassembler des adeptes de la provocation
qui faisaient leurs premières armes en politique en cassant du
"gauchiste".
Jildaz Mahé O'Chinal travaille aujourd'hui dans
l'entreprise de communication Riwal, avec Frédéric Chatillon, qui
était, dans les années 1990, le chef du GUD. Tous les deux avaient à
l'époque fondé l'association sportive du Marteau de Thor, où les
étudiants d'extrême droite s'entraînaient aux sports de combat.
Frédéric Chatillon est aussi un ami de Dieudonné et d'Alain Soral. A
l'été 2006, ils étaient ensemble au sud du Liban et en Syrie - où M.
Chatillon a de nombreux contacts haut placés.
Lors d'un dîner à son domicile, Frédéric Chatillon
a voulu présenter Dieudonné à Marine Le Pen, une de ses amies : "Quand
j'ai appris que c'était pour me faire rencontrer Dieudonné sans me le
dire, j'étais furieuse et je n'y suis pas allée", affirme la
vice-présidente du FN. Enfin, M. Chatillon était présent au Zénith le
26 décembre, quand Robert Faurisson est monté sur scène lors du
spectacle de Dieudonné.
Alain Soral et Marc George nient un quelconque
rôle des anciens "gudards" dans Egalité et Réconciliation, sans doute
en raison de l'image sulfureuse véhiculée par le GUD. M. Soral dit
avoir rencontré MM. Mahé O'Chinal et Peninque "lors d'une fête de la
Saint-Patrick". Lorsqu'il a fallu constituer le bureau de
l'association, "ils ont accepté par amitié de prêter leur nom,
explique-t-il, sans jamais s'y être investis en aucune façon". Et
d'ajouter : "Ils ont d'ailleurs été remplacés à leur demande."
Or si les statuts ont bien été modifiés en
septembre 2008 pour faire entrer Marc George et Julien Limes, il n'est
nulle part fait mention d'un départ de MM. O'Chinal et Peninque.
Contactés par téléphone, tous deux ont refusé de répondre, sur ce point
comme sur d'autres, sans toutefois nier leur présence au bureau.
La matrice idéologique d'Egalité et Réconciliation
emprunte à la ligne politique du GUD, impulsée par M. Chatillon au
tournant des années 1990, quand ce dernier avait imposé un
positionnement violemment antisioniste au nom de la défense de
l'identité. Lors d'une manifestation de soutien aux Palestiniens, à
Paris, le 24 janvier, Alain Soral et une partie de ses troupes ont
ainsi tenté de défiler aux cris de : "Sioniste, casse-toi, la France
n'est pas à toi !" A cette occasion, M. Soral déclarera : "Nous,
patriotes français, (...) sommes traités en Palestiniens dans notre
propre pays." Et il saluera "partout, au Venezuela, en Iran, en Russie,
la nouvelle résistance qui se lève contre le nouvel ordre mondial sous
imperium américain". Ce jour-là, Egalité et Réconciliation était
hébergée dans le cortège du tout nouveau Parti antisioniste créé par le
centre chiite radical Zahra, souvent représenté au Théâtre de la Main
d'or de Dieudonné et assidûment courtisé par l'extrême droite.
C'est l'histoire d'un humoriste jadis opposé au FN et qui incarne la dernière provocation en date de l'extrême droite radicale.
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L'interview écrite d'Alain Soral
• Quelle
a été la genèse d'Égalité et Réconciliation? Pouvez-vous nous
expliquer son projet politique ? Que signifie la formule « gauche du
travail, droite des valeurs »
Continuation politique de mes deux abécédaires qui critiquaient, il y a
7 ans déjà, les dégâts produits par le néo-libéralisme et le
communautarisme sur la société française.
J’ai donc créé cette petite association dont le
projet est dans l’intitulé : « Pour une réconciliation nationale »,
soit la réaffirmation de l’intérêt général citoyen, au-dessus du
pouvoir de l’argent, des communautés, et de leurs intérêts égoïstes.
Vous pouvez, pour plus de détails, consulter la charte accessible sur le site sans abonnement.
Quant à la formule « gauche du travail, droite des
valeurs » il s’agit, là aussi, d’une volonté de réconciliation de la
gauche du travail - qui s’oppose à la gauche bobo - et de la droite des
valeurs - qui s’oppose à la droite d’affaires (dite aussi bling-bling),
contre cette droite d’affaire et cette gauche bobo qui marchent
aujourd’hui main dans la main, comme le démontre au plus haut sommet de
l’État, l’union de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni !
On peut aussi parler, pour faire plus sérieux :
d’union de la gauche sociale et de la droite sociétale, contre la
droite sociale et la gauche sociétale dont l’union libéral-libertaire
constitue notre actuel système d’oppression et de domination.
Égalité & Réconciliation est donc un club de
réflexion politique trans-courants dans la tradition du cercle Proudhon
des Berthe et Valois, qui essayèrent, eux aussi à leur époque, de
résister à cette montée des tensions qui déboucha sur la première
guerre mondiale…
• MM.
Mahé O'Chinal et Peninque – tous deux anciens membres du GUD - ont
fondé E&R avec vous. Comment les avez-vous rencontrés ? Quel est
leur rôle au sein de l’association ? Sont-ils, comme vous, des proches
de Dieudonné ?
Je les ai rencontrés par Marine Le Pen, l’un étant un de ses amis
d’enfance, l’autre son ancien avocat. Ayant besoin de deux autres
personnes pour monter mon association - la loi exigeant pour créer une
association loi de 1901 qu’on soit 3 au minimum - ils ont
effectivement accepté, par amitié, de prêter leurs noms, sans s’y être
jamais investis d’aucune façon. Ils ont d’ailleurs été remplacés
depuis, et à leur demande, par notre secrétaire général Marc George et
notre comptable…
A ma connaissance, comme souvent les amis de Marine, ils ne sont pas du tout proches de Dieudonné.
• Quel
est le rôle de Frédéric Chatillon avec qui vous êtes allé en compagnie
de Dieudonné en Syrie et au Liban et qui était à vos côtés ainsi que
M. Mahé O’Chinal lors de votre altercation avec M. Descoings au salon
du livre de Sciences Po en 2006 ?
Monsieur Chatillon a pu nous permettre, grâce à ses relations
d’affaires en Syrie, d’entrer au Liban, à l’époque interdit de survol
par l’armée israélienne. Liban où nous voulions nous rendre, malgré le
blocus, pour nous rendre compte par nous mêmes des destructions
provoquées par l’armée israélienne sur les populations civiles du Liban
Sud. Destructions sur lesquelles les médias français se montraient
particulièrement silencieux…
Quant à la façon dont j’ai connu M. Chatillon
c’est tout simple, nous fréquentions la même salle de boxe municipale,
et c’est d’ailleurs en tant qu’amis et boxeurs occasionnels que lui et
M. Mahé m’ont accompagné au salon du livre de Science Po. Salon du
livre où j’étais invité par l’association des élèves, mais où, selon M.
Descoing, des menaces d’agression physique pesaient sur moi, provenant
de groupuscules de l’extrême droite sioniste qui cherchaient à me
punir, sans doute, pour avoir osé témoigner de ce que j’avais vu au
Liban…
• Lors
d’un entretien à la télévision syrienne, en compagnie de MM. Dieudonné
et Meyssan, vous avez affirmé : « il y a une certaine tradition en
France qui nous lie au monde arabe, et à laquelle on tourne le dos de
plus en plus pour obéir à des gens qui ne sont pas vraiment nos frères.
» Qu’entendiez-vous par là ?
Je fais bien évidemment référence à la tradition gaullienne, dite « de
relation équilibrée au Moyen-Orient » en matière de politique
étrangère. Une tradition dans l’intérêt de la France et à laquelle la
diplomatie française tourne de plus en plus le dos sous la pression de
plus en plus prégnante et voyante du lobby pro-israélien. Pour le
reste, je ne pense pas avoir employé le terme « frère » qui n’entre
pas dans mon vocabulaire, plutôt ai-je fait référence aux termes
employés par le Général de Gaulle lors de sa fameuse conférence de
presse de novembre 1967… À l’étranger, De Gaulle est toujours très
apprécié, et citer le Général sur les questions de politique étrangère,
que ce soit en Syrie, en Serbie ou ailleurs, fait toujours plus d’effet
sur l’auditoire que de citer Bernard Kouchner !
• MM.
Peninque et vous-même êtes proches de Marine Le Pen. Est-ce le cas
d’E&R dans son ensemble et, si oui, est-ce que E&R est un des
think tanks de Mme Le Pen ?
Je suis surtout proche de Jean-Marie Le Pen, dont j’ai été un temps la
plume et dont je suis toujours le conseiller. Marine, Philippe et moi
avons donc, pour cette raison, de nombreux échanges, toujours
courtois... Quand à E&R, c’est le think tank d’Alain Soral et il
n’entretient aucun lien direct avec le FN, même si les cadres les plus
intelligents du FN nous reprennent parfois slogans et idées !
• Y-a-t-il des points de désaccord avec elle, et si oui, lesquels ?
Il y a en a forcément.
Notamment sur ce qu’implique la résistance affichée au Nouvel Ordre Mondial.
Cette résistance implique non seulement de
défendre les services publiques et le contrôle des flux migratoires en
politique intérieure, mais aussi d’être solidaires de la Russie de MM.
Medvedev et Poutine, du Venezuela de monsieur Chavez et de la
résistance palestinienne en politique étrangère… Or, je n’entends pas
beaucoup Marine s’exprimer sur ces 3 points !
• Dans
une de vos conférences, vous semblez redouter que le FN finisse par
choisir la voie de Fini en Italie. Or, Marine Le Pen semble avoir opté
pour une « normalisation » du FN. Qu’en pensez-vous ?
Tout dépend de ce qu’on entend par « normalisation ». Si c’est se
débarrasser de l’extrême droite des cons et des salauds, c’est oui. Si
c’est pour servir d’appoint dans la réélection de Sarkozy contre
promesse de maroquin, c’est non !
• Comment sont prises les décisions sur l'orientation politique d'E&R?
Nous avons d’abord des forums de discussions
libres qui font remonter les idées à débattre vers le bureau -
constitué d’une dizaine de membres – qui ensuite décide collégialement
des questions à creuser et des positions à défendre… En fait ma
personnalité attire un certain type d’adhérents qui expriment en retour
ce qu’ils aimeraient voir dire et faire leur Président. C’est, par
exemple, pour obéir à ma base que je ne peux absolument pas ne pas
aller défiler pour la Palestine, et ce quels que soient les dangers
courus auprès des nervis de la LCR et les réprobations de l’entourage
de Marine… A E&R, c’est E&R qui décide !
• Combien de membres E&R revendique-t-elle ?
Nous avons plus de 1500 sympathisants inscrits sur
le site. 800 militants selon les organisateurs, 500 selon la police !
Et ce en deux ans d’existence, ce qui est un très beau début ! Parmi
eux beaucoup de diplômés, d’universitaires, de catholiques, de Français
issus de l’immigration, d’ex de la gauche radicale… mais tous patriotes
! Un vrai mélange gauche du travail, droite des valeurs !
• Quelles relations E&R entretient avec des organisations d’extrême droite du type RED, Voxnr, FNJ, Identitaires ?
Nous dialoguons avec les Identitaires sans être du
tout sur la même ligne, puisqu’ils sont plutôt régionalistes et
ethnicistes, quand nous sommes plutôt assimilationnistes et
nationalistes.
Nous sommes très proches de Voxnr sur le plan
géopolitique. Nous n’avons pas de relation avec le FNJ en général, dont
nous ignorons d’ailleurs à ce jour la ligne politique, mais de bons
rapports avec des membres du FNJ qui sont sur notre ligne : « Gauche du
Travail, Droite des Valeurs »…
Quant au RED, mouvement très récent je crois, ils
m’ont invité à intervenir devant eux prochainement, je ne peux donc
rien vous en dire pour l’instant… si ce n’est qu’ils ont annoncé qu’ils
défileraient avec nous pour la Palestine.
• Et avec Les Ogres et La Banlieue S’exprime ?
Avec La Banlieue S’exprime, des relations d’amitié avec son fondateur, Amed Moilek.
Quant aux Ogres, aucun lien direct en dehors de notre respect commun pour le talent de Dieudonné.
• Marc
George, le nouveau secrétaire général d’E&R a été le coordinateur
de la campagne de Dieudonné. Quelles sont les relations qu'E&R
entretient avec Dieudonné? Et vous même? Etiez-vous déjà à
Europalestine avec Dieudonné ?
Elles sont très bonnes merci. Je dirais de respect mutuel. Nos liens
avec Dieudonné sont des liens de respect et d’amitié. Par exemple il
nous prête parfois son théâtre à condition que nous fassions tourner le
bar !
Quant à Europalestine, mon apport a consisté à
conseiller Dieudo d’en sortir car je ne pensais pas qu’il était utile
de faire passer les Français récents de banlieue, qui ont déjà tant de
problèmes d’intégration, pour la 5ème colonne du Hamas ! Madame Zemmor
m’en a d’ailleurs beaucoup voulu de lui avoir chipé Dieudonné !
Si la cause Palestinienne est très importante pour
nous, elle ne peut en rien constituer l’unique détermination d’un
mouvement politique se prétendant Français…
• Depuis
plusieurs mois, E&R organise des conférences au Théâtre de la Main
d'Or. Faut-il y voir la conséquence d’une proximité politique ? Si oui,
quels sont vos points d’accord (antisionisme, « antisystème ») ?
Dieudonné ayant pour projet de faire de son théâtre un lieu de
résistance culturelle, nous y organisons, un dimanche par mois, les «
dimanches d’E&R » où nous invitons des conférenciers à nous parler
de différents sujets : Nouvel ordre mondial avec Pierre Hillard, Crise
économique avec Jacques Cheminade… De quoi faire monter le niveau de
culture générale de nos sympathisants !
• Ces locaux sont-ils mis gracieusement à disposition ou sont-ils loués par Dieudonné ?
Comme je vous l’ai dit, mis gracieusement à notre
disposition, à condition que nous fassions tourner le bar. Ce que nous
faisons bien volontiers…
• Comment avez-vous réagi à l’affaire « Dieudonné-Faurisson » ?
Assez impressionné, je dois le dire, par l’audace transgressive de Dieudonné.
Que Dieudonné ait réussi à faire dire à Le Pen lui
même, qu’il s’était senti un peu gêné, c’est très fort ! Quant à ce
Robert Faurisson, j’ai été très étonné de découvrir que c’est ce si
petit et si vieux monsieur, à la voix si douce et si affable, qui
concentre sur lui autant de violence et de haine.
Voilà pour vos questions, j’espère y avoir répondu de mon mieux…
Bien à vous,
Alain SORAL - Président d’E&R
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Conférence d'Alain Soral au Havre le vendredi 13 mars à 20h |
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20-02-2009 |
Le Vendredi 13 Mars à 20h, au Havre, Alain Soral animera une conférence-débat sur le thème : « Vers la gouvernance globale ou la révolte des nations ?… »
Renseignements et inscriptions auprès d’Egalité et Réconciliation Normandie :
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Tél : 06 11 56 68 97
(participation demandée : 5€)
http://er-normandie.over-blog.fr
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Rareté : une des premières apparitions scandaleuses d'Alain Soral, datant de 1992 ! |
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De SOS-Racisme à la LDJ ? |
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16-02-2009 |
Publié le 22 janvier 2009, mise à jour le 23 janvier 2009, par REFLExes
Nous l’avouons bien volontiers, le titre est volontairement provocateur et réducteur. Pourtant, cette association d’idée n’est pas que pur plaisir ou pure bêtise au regard des quelques éléments suivants, lus, vus et entendus sur nos médias nationaux.
SOS Racisme, ainsi que le MRAP, la Licra et bien d’autres viennent de dénoncer l’agression de 3 adolescents par des militants de la Ligue de Défense Juive (LDJ) lors d’une distribution de tract devant le lycée Janson de Sailly à Paris le jeudi 8 janvier. Fort bien !
Nous ne nous étendrons pas sur cette agression, ses origines et causes profondes, ni sur cette capacité étonnante qu’a la LDJ, ou du moins son responsable Michaël Carlisle [1] , à ne jamais assumer les actions de ses jeunes (voire parfois très jeunes) militants, généralement violents (voire parfois très violents), et leurs débordements [2].
Par contre cela nous rappelle tout simplement un procès que nous avions suivi avec intérêt en novembre 2006, celui d’un des membres les plus illustres de la LDJ à l’époque, le bien nommé Antony Attal [3]. Ce dernier comparaissait alors pour la énième fois pour une agression physique commise en 2005 contre une enseignante qui faisait signer un appel de solidarité avec les travailleurs et syndicalistes palestiniens lors d’une manifestation de défense des services publics. Comme à son habitude il n’avait pas pris de risques et était accompagné de quelques amis quand même. Nous avions été fort surpris à l’époque de voir que son avocat n’était autre que Me Léon-Lef Forster, un des avocats de SOS Racisme et de Julien Dray [4].
Lire la suite
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Lettre Ouverte de L'UJFP (Union Juive Française Pour La Paix ) au CRIF |
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16-02-2009 |
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les dirigeants du CRIF
Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit !
Vous n’avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l’Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l’envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l’égalité des droits.
Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l’armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière.Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l’apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d’une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d’Edmond Fleg, d’Emmanuel Lévinas et de tant d’autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d’intelligence et de lumières.
Vous avez voulu faire d’un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l’intervention israélienne », vous attisez l’antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes.
Non Mesdames et Messieurs les dirigeants du Conseil soi-disant « Représentatif » des Institutions juives de France, vous ne représentez rien pour nous, sinon les zélateurs d’une abjecte boucherie.
Bureau National de l'UJFP le 07-02-2009
Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Téléphone : 06 61 33 48 22
e-mail :
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Site : www.ujfp.org
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FLASH N°7 en vente + Chroniques d'Alain Soral |
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13-02-2009 |
Au sommaire
Notre dossier : “Souriez, vous êtes fliqués !”
Des policiers intègres dénoncent le fichage de leurs concitoyens…
Des révélations exclusives, par Philippe Randa
Le grand bluff de la chanson française, par Nicolas Gauthier
Nicolas Sarkozy a-t-il aidé Lance Armstrong à revenir sur le Tour de France ?
Notre chroniqueur sportif Gabriel Fouquet pose la question…
Éducation nationale : les statistiques qui montent et le niveau qui baisse… Par Topoline
Défendre les Palestiniens au nom des valeurs chrétiennes ?
Alain de Benoist, Arnaud Guyot-Jeannin et Alain Soral nous répondent.
Flash, 2 euros, chez votre marchand de journaux, et sur abonnement :
http://www.flashmagazine.fr
Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°4 (édition du 18 décembre 2008 au 4 janvier 2009)
Bloc-Notes d'Alain Soral - BHL a bien le sien dans Le Point, pourquoi pas moi ?!
TA RACE !
Tout le monde, je crois, a entendu parler du dernier scandale d’Eric
Zemmour, ce vilain monsieur s’étant permis de faire remarquer, lors
d’une émission sur les bienfaits du métissage, que les races
existaient, ajoutant même pour preuve à son interlocutrice, qui
s’offusquait, qu’il était blanc et qu’elle était noire !
Aussitôt, tollé général des journalistes et des
politiques, castes complémentaires réputées pour leur courage, leur
indépendance et leur profondeur de vue…
Pour ne pas leur faire l’honneur de les citer tous, deux sommets :
Pour les Noirs : Patrick Lozès, président du CRAN
(Conseil représentatif des associations noires, c’est dit dans
l’intitulé) s’indignant qu’on ose le définir par la couleur de sa peau
! Et ce après s’être réjouit, comme Rama Yade, de l’élection d’un Noir
à la présidence des USA sans du tout se soucier de son programme
politique et social…
Comme quoi la schizophrénie au moins n’a pas de couleur !
Pour les Blancs : M. Wievorka, directeur d’études
à l’EHESS, directeur du CADIS et président de l’Association
internationale de sociologie (excusez du peu), demandant que Zemmour,
pour ce blasphème - et pour tout argument - soit sanctionné et que la
justice soit saisie ! (Rappelons au passage que la dite “incitation à
la haine raciale” sera bientôt passible de peines de un à trois ans de
prison dans toute l’Union européenne…).
Ce climat absurde, ou des Noirs qui se
revendiquent comme tels - avant toute détermination sociale - se
scandalisent qu’on ose les prendre pour ce qu’ils disent être eux-mêmes
! démontre à quel point Zemmour a raison :
• après le racialisme délirant des années trente
de funeste mémoire (et dont les grands champions - tant sur le plan
théorique que pratique, furent d’abord, rappelons-le, les Américains…),
nous voilà en plein dans l’antiracisme délirant.
Pour tenter d’élever le débat, je vais oser récapituler pour vous les trois phases successives de l’antiracisme :
Un. Les races inférieures n’existent pas.
Discours d’élite des années trente devenu
majoritaire après 1945 et les souffrances que l’on sait, ce qui tombait
bien en pleine période de décolonisation – comme quoi la science a
souvent à voir avec l’histoire et l’idéologie… D’où le succès de Claude
Levi-Strauss nous démontrant, par l’anthropologie structuraliste, que
la pensée primitive n’existe pas, contrairement à ce qu’affirmaient
aussi péremptoirement ses prédécesseurs - eux aussi de gauche -
Durkheim et Lévy-Bruhl…
Partant de cette affirmation-démonstration que les races inférieures n’existent pas, on passe ensuite à la phase deux : les races tout court n’existent pas !
Nouveau discours dominant des années 60/70, avec
comme nouvelle justification théorique l’argument beaucoup plus court
du “c’est plus compliqué que ça”. Soit, sous prétexte que le vocable de
“race” est trop flou et qu’on devrait parler plutôt “d’entités
ethno-culturelles”, le saut à la disparition pure et simple des races.
Argument un peu léger puisque selon cette approche - dite de la
complexité - il n’existe plus, dès lors, ni couleurs ni notes de
musique (eh oui, entre deux couleurs ou deux notes, comme entre deux
races, il n’y a pas non plus de frontières absolues mais une
progression du jaune au orange, de l’orange au rouge… des demi-tons,
des quart-de-tons, des septième-de-tons même dans la musique indienne…
)
Affirmation idéologique de l’inexistence des
races, pour raison de limites et de bornes (vieux marronnier
philosophique) qui poussent ensuite lesdits “antiracistes” – le niveau
continuant à descendre – à confondre race et espèce… Et du coup à
entendre, quand Zemmour dit à une jeune femme noire qu’ils ne sont pas
de la même race, qu’ils ne sont pas de la même espèce, comme s’il
parlait de chiens et de chats, pire, d’hommes et de singes, alors qu’il
ne faisait qu’évoquer le basset et le chiwawa…
(Petit rappel pour les incultes : dans le monde
animal, il y a des races différentes, mais reproductibles entre elles :
les Noirs et les Blancs, les bassets et les chiwawas… et les espèces,
non reproductibles entre elles comme les hommes et les singes, les
chiens et les chats… Les Noirs et les Blancs, s’ils ne sont pas de la
même race, sont donc bien de la même espèce, l’espèce humaine – que les
anti-espècistes se rassurent – puisque leur accouplement produit des
métis, l’équivalent du bâtard chez le chien.
Qu’il n’y ait pas de races inférieures (ou plutôt
que cette question soit si complexe qu’il ne soit pas possible de rien
affirmer péremptoirement) n’empêche pas qu’il y a des races
différentes. Méconnaissance et confusion actuelle qui nous conduit tout
droit à la troisième et actuelle phase de l’antiracisme, celle qui mène
à l’assomption de Patrick Lozès et Rama Yade, et qui dit en substance :
les races n’existant pas, il nous faut donc promouvoir les Noirs
(qui n’existent pas) et pousser à tout prix les Noirs et les Blancs
(qui n’existent pas non plus) à se métisser !
Ajoutons, pour ne pas conclure sur cette
déconfiture totale de la pensée, que cette volonté à tout prix de voir
disparaître les différences de la surface de la terre - cette haine de
la différence en somme – est sans doute la définition la plus
rigoureuse que l’on peut aujourd’hui proposer du racisme !
Liberté pour l’Histoire… mon cul !
Pour changer en apparence de sujet,
intéressons-nous ensuite aux conclusions de l’association “Liberté pour
l’Histoire” pilotée par Pierre Nora. Un collectif d’intellectuels et
d’historiens censés libérer le droit de recherche historique des
débilitantes “lois mémorielles”…
Alors qu’on s’acheminait, en toute logique, vers
une conclusion prônant l’abrogation de toutes ces lois mémorielles à
tiroirs qui ont conduit, comme l’antiracisme institutionnel, au blocage
complet de la possibilité de penser (sans oublier la criminalisation
sans limites de toutes les majorités historiques…), Monsieur Nora, à la
suite d’une argumentation parfaitement jésuitique, nous apprenait qu’il
était, quant à lui, pour l’abrogation de toutes les loi mémorielles… à
l’exception de la loi Gayssot. Soit de celle qui constitue pourtant la
jurisprudence et la matrice de toutes les autres, passées et futures !
Loi Gayssot qui, je le rappelle, institue pour la
première fois en régime démocratique et laïque, une vérité historique
établie une fois pour toute par un tribunal militaire et dont
l’orthodoxie est désormais confiée aux tribunaux !
Immédiatement Madame Taubira - bénéficiaire de la
jurisprudence Gayssot au titre de la loi mémorielle sur l’esclavage,
institué à son tour “crime contre l’humanité” (en attendant la
colonisation, la civilisation…) — demandait poliment au communautaire
Nora s’il se foutait de sa gueule ?!… Et la courageuse association de
conclure, à l’unisson de son président, que les lois mémorielles étant
effectivement mauvaises, il faut se dépêcher de ne pas y toucher et de
s’opposer en revanche à toutes celles à venir !
Une position moralement indéfendable - et sans
doute légalement intenable - qui, aux dernières nouvelles, déplairait
fortement aux Arméniens !
Alain Soral
Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°5
Pétrole :Théorie
abiotique ou Peak Oil ?
En
ces temps où l'on parle de plus en plus du problème
des réserves finies d'énergies fossiles - notamment
le pétrole - et des dangers que la course au contrôle
des derniers gisements nous fait courir, il serait peut être
temps de se pencher - déjà par simple curiosité
scientifique - sur la théorie abiotique du pétrole,
théorie d'origine française (Gay-Lussac, Berthelot...)
aujourd'hui très prisée par les Russes...
Selon
cette théorie, qui remet en cause l'origine biologique du
pétrole (restes
fossiles végétal et animal...),
le
pétrole, acheminé sous haute pression par
l'intermédiaire d'éruptions "à froid"
dans la croûte terrestre, se formerait en profondeur à
partir des roches terrestres, dans des conditions de très
haute température et sous de très hautes pressions,
comparables à celles requises pour la formation des diamants...
Les
réserves de pétrole sur terre seraient donc seulement
limitées par la quantité de constituants d'hydrocarbure
présents dans les entrailles de la Terre au moment de sa
formation, et sa disponibilité dépendrait uniquement de
la technologie pour forer des puits ultra profonds...
De
plus, d'anciens gisements pourraient être restaurés et
pourraient continuer à produire en se remplissant à
nouveau par eux-mêmes...
Si
cette théorie est vraie, alors le discours sur la rareté
du pétrole, dite "peak oil" ne serait qu'un prétexte
à la hausse des prix, et la présence d'une certaine
puissance militaire dans une région comme la Caspienne,
motivée par des raisons bien plus géopolitiques
qu'énergétiques !
Potiche : Élection
truquée de Miss France ?
J'étais
étonné aussi que les Français votent à ce
point conforme à l'idéologie dominante - quoique,
depuis Sarkozy... -, et puis, grâce à une indiscrétion
de Madame Mulmann
(dite de Fontenay) le
pot aux roses est découvert. En fait, la métisse
franco-américaine Chloé Mortaud (à ne pas
confondre avec la saucisse) n'a pas été élue
par les Français qui votent, elle est seulement arrivée
troisième derrière Élodie Martineau (Miss
Pays-de-la-Loire) et Camille Cheyere (Miss Lorraine). C'est le
jury, entendez les petits potes d'Arthur Essebag, qui en ont décidé
autrement, et en France - comme le savent les initiés - ce
sont toujours eux qui ont le dernier mot !
La
seule à s'être offusquée de cette tricherie
anti-démocratique, est, à ma connaissance, Marine Le
Pen, qui s'est même fendue d'un communiqué le 12
décembre, où elle rappelle que " quand
les Français votent contre le Traité constitutionnel,
on le leur impose via le parlement. Quand ils élisent une Miss
France de souche, les jurés du show-bizz leur imposent une
ObaMiss."
Et d'ajouter : " De
cette élection-bidon à la discrimination positive qui
s'infiltre peu à peu partout, il devient de plus en plus
évident que l'éloge de la "diversité"
n'est qu'un processus totalitaire tendant à imposer aux
peuples le métissage et l'uniformisation culturelle."
On
ne saurait mieux dire...
Donc,
cette année encore - et pas par la volonté du peuple
- la miss France de la pâte hollandaise Endemol sera non
seulement issue des "minorités visibles", mais encore
d'ascendance américaine. Une métisse originaire d'un
pays de l'axe du mal, genre Afghanistan, Iran ou Palestine...
serait beaucoup moins correcte !
Gros
Pognon : Madoff,
prédateur anti-communautaire ?
Comme
je n'avais pas d'argent placé en bourse, je n'ai rien
perdu. Ce n'est pas le cas d'Elie Wiesel à qui
l'ex-président du Nasdaq et grand manitou de la finance
américaine, Bernard Madoff (ni musulman, ni red neck de Bâton
rouge...) a fait perdre ses petites économies. Idem pour pas
mal d'autres de ses petits potes parmi lesquels : Steven
Spielberg, Mort Zuckerman, Daniel Hechter...
Finalement,
un type qui pratique la "concussion communautaire" avec le même
zèle que d'autres la collusion... n'est peut-être
pas un si mauvais citoyen !
Parrain : La
fin de SOS racisme ?
Dans
la série détournements de fonds, je rappelle avec
plaisir qu'à peu près au même moment, une
perquisition
avait lieu au domicile du député socialiste de
l'Essonne.
Cette
enquête, ouverte le 10 décembre pour abus de confiance à
la suite d'un signalement de Tracfin - la cellule
anti-blanchiment du ministère des Finances -, porte sur des
mouvements de fonds suspects à partir de comptes de
l'association les Parrains de SOS-Racisme (sic !), de
l'organisation lycéenne FIDL ou de salariés de SOS
Racisme... Une partie de ces sommes aurait été versée
au bénéfice de Julien Dray - qui est un peu à
nos banlieues ce qu'Elie Wiesel est à la Shoah...
Selon
Le
Monde
(journal de référence) : " Une
attachée de presse de SOS Racisme et le
directeur administratif et financier de l'association, tous
deux mandataires d'un compte de la FIDL, auraient encaissé
des chèques pour plus de 120 000 euros des comptes des
associations."
Quelques jours après, " Ils
auraient émis des chèques en faveur du député Julien
Dray pour plus de 102 000 euros",
ajoutait le quotidien sur son site. Et de conclure : " Les
enquêteurs s'intéressent aussi à des sommes
provenant de particuliers "actifs dans les sphères
socio-économiques" au bénéfice notamment de M.
Dray. L'un d'entre eux a par la suite obtenu un marché
public en Île-de-France, dont M. Dray est vice-président
de région."
Un
détournement qui porterait au final sur 351 027 euros !
Pour
qui sait lire entre les lignes, il semblerait que le président
Sarkozy, un temps désireux de s'attacher les services du
ségoléniste malheureux dans son équipe élargie
(sur le modèle Kouchner...) ait finalement décidé
de se payer autrement "monsieur jeunesse étudiante et
banlieue" et, à travers lui, de mettre un terme à
trente cinq ans de main mise socialiste sur ce troupeau d'abrutis
indociles... notamment envers la réforme Darcos...
On
aimerait savoir ce qu'en pense Patrick Lozes du CRAN, organisation
concurrente, elle d'inspiration sarkozyste, et qui déclarait
le 10 novembre à sa sortie de l'Élysée, qu'en
matière de lutte anti-raciste : " la
gauche a fait perdre vingt ans à la France."
Si
ces détournements et cette intuition se confirment, fini pour
Julien Dray les montres à complications payées
vingt-cinq briques en liquide !
Pistolet : Sarkozy
victime d'une tentative d'assassinat ?
Pour
rester dans le banditisme, selon le journal britanique Daily
Mail,
les policiers français ont arrêté un individu
armé qui tentait de
s'infiltrer à l'Elysée.
L'intrus,
âgé de 25 ans, a été plaqué au sol
alors qu'il cherchait à pénétrer par
effraction dans le palais présidentiel en trompant la
vigilance des gardes. " Il
était armé d'un couteau et d'un Taser",
une nouvelle arme à forte charge électrique qui
paralyse l'homme, a également précisé un
officier de police. 

L'incident, qualifié de tentative
d'assassinat par les autorités françaises, a eu lieu
pendant la visite du Premier ministre monténégrin Milo
Djukanovic. " Le
jeune homme est interrogé pour connaître ses véritables
motifs",
a ajouté une source proche de l'Élysée. " Un
groupe de personnalités était au porche du palais
lorsque des gardes du corps ont immobilisé le suspect",
a déclaré un témoin au Daily
Mail.
Il s'en est suivi une " violente
lutte"
avant que l'homme ne soit terrassé, une arme pointée
sur sa nuque.
(Pour en savoir plus :
http://www.bluewin.ch/fr/index.php/106,109339/Sarkozy___victime_d_)
Cette
tentative, si elle se confirmait, serait la première depuis
que M. Sarkozy est élu président de la République...
Comme
vous le voyez, malgré la crise, il n'y a pas que des
mauvaises nouvelles !
Meilleurs
vœux à tous pour 2009...
Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°6
Qu'est-ce qui est plus obscène ?
L'ovation de Dieudonné à Faurisson ou le silence de
Rama Yade sur Gaza ? Après son numéro sur le
Tibet, elle est où notre secrétaire d'Etat noire au
droits de l'homme (blanc) ? Pourtant à Gaza il y a
matière ? Mais peut-être que Rama
- madame Zimet à la ville - ne veut tout simplement pas se
fâcher avec son beau-père, c'est humain, elle n'a
pas épousée un tibétain...
Comme le dit, tout aussi noir mais plus
en colère, l'écrivain franco-martiniquais Raphaël
Confiant : « Où sont-ils les donneurs de leçon
de la Rive Gauche et de Saint-Germain-des-Prés ? Où
sont passées les belles âmes du Quartier Latin et les
grands défenseurs des droits de l'homme, de la démocratie
et autre bla-bla-bla républicano-universaliste ? Où se
cachent Glucksman, Henri-Lévy, Finkielkraut et consorts ? Déjà
une semaine que l'entité sioniste bombarde à tout va
la bande de Gaza, cela à l'aide d'un armement d'origine
étasunienne hyper-sophistiqué, faisant déjà
plus de 500 morts et 2.400 blessés ».(C'était
le 5 janvier, le bilan s'est considérablement alourdi
depuis).
Pour élever encore le débat,
quel est le plus obscène : Dieudonné ridiculisant
le « devoir de mémoire » obligatoire, ou
Charlie-Hebdo relayant, via les caricatures de Mahomet, une campagne
de diabolisation des musulmans montée par le plus grand
journal d'extrême droite danois (la fréquentation des
fachos ne gène visiblement pas Caroline Fourest quand il
s'agit de porter tort aux maghrébins). Et puisqu'on évoque
Charlie Hebdo, plus obscène Dieudonné, ou Philippe Val
invité au congrès du MEDEF pour faire l'apologie du
grand patronat ? Ou Christophe Forcari traitant Flash de
bi-mensuel d'extrême droite dans Libération-Rotchild,
parce qu'il doit se faire pardonner son passé militant au
Renouveau nationaliste, mouvement de jeunesse du PFN ?
J'admets le mauvais goût
revendiqué de la performance Dieudonné-Faurisson, son
caractère parfaitement provocant, transgressif, mais la
provocation, la transgression ne sont elles pas le ressort même
de l'humour corrosif ? Chacun sait que l'humour niais ne
fait rire personne, il suffit d'écouter Michel
Boujenah pour s'en convaincre.
Alors oui à Hara-Kiri, à Groland et non à
Dieudonné ? Où est la limite ? Et surtout QUI
la dit ?
Jeff Koons a bien le droit, lui -
depuis que le mauvais goût est devenu le moteur de
l'avant-garde - d'aller accrocher, en guise de quenelle, son
homard en plastique aux lambris de Versailles. Et Dieudonné
n'est-il pas lui-aussi un artiste d'avant-garde revendiqué ?
Obscènité, mauvais goût,
la question est ouverte. Mais quand on sort du domaine des sciences,
tout est question de sensibilité. Dieudonné est
peut-être choquant pour un juif, les caricatures de Mahomet
insultantes pour un musulman (je ne parle pas des injures au Pape,
avec le représentant des Chrétiens, bêtement
majoritaires en France, on peut tout se permettre depuis longtemps.
Cette déclaration du CRIF du 5 janvier 2009, par exemple, au
moment où l'armée israélienne ratonne à
Gaza, elle est de bon goût ou pas ?
«Digne, chaleureux et
pacifique, le rassemblement de soutien à Israël a réuni
dimanche 4 janvier 2009, à l'appel du CRIF, quelques 12 000
personnes qui se sont retrouvées non loin de l'ambassade
d'Israël, avenue Matignon. [...] Intervenant en premier, le
Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, considérant que nous
sommes face à un moment crucial de vérité, a
invoqué la protection divine afin qu'elle accorde force et
lucidité à chacun des Juifs pour que soit à la
fois consolidé l'amour des Juifs pour leur peuple et leur
volonté d'agir pour la liberté de tous les hommes.
« Il en faut du courage pour aller là où
l'armée d'Israël s'est rendue, où ces jeunes
gens de 18 à 25 ans sont allés défendre leur
pays » a martelé le Grand rabbin, très applaudi
avant d'ajouter : « Qu'Israël n'a nulle volonté
de détruire un autre peuple. La seule préoccupation de
Tsahal est de préserver, avec amour et courage, l'idée
d'humanité et de liberté pour tous les hommes ».
Et pour en rajouter encore dans
l'humour noir et la provoc : « Le Grand rabbin a
conclu sur le thème des relations entre Juifs et Musulmans de
France en considérant qu'il est fondamental que ces
relations, en dépit des événements actuels,
soient empreintes de qualité et de volonté de paix ».
Demander aux musulmans de ne pas
importer le conflit en France, quand on soutient soi-même
inconditionnellement les agresseurs du camp adverse, si c'est pas
du foutage de gueule ! Même Eric Zemmour, qu'on ne peut pas
soupçonner d'antisémitisme, s'est fendu d'un
article dans le Figaro pour dire combien il trouvait cette duplicité
scandaleuse et dangereuse. L'apothéose enfin : « Malgré
le deuil qui vient de le frapper en la personne de son épouse
Suzy, le chanteur Enrico Macias a tenu a prononcer quelques mots : «
Machiah [Le Messie] est arrivé le jour de la création
de l'Etat d'Israël. Rien n'arrêtera le cours de
notre histoire. Je serai toujours aux côtés d'Israël
et si des épreuves personnelles ne m'en avaient pas empêché,
je serai moi-même, aujourd'hui à Gaza, aux côtés
des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux
mourir pour eux." »
Que Dieu t'entende Enrico !
Maintenant, je pose une petite question
de logique dialectique à tous nos pro-palestiniens, de
gauche : quand le CRIF - Conseil Représentatif des
Institution juives de France - soutient inconditionnellement
Israël, comment fait-on pour critiquer Israël sans risquer
d'être taxé (c'est le mot, quand on sait ce que ça
coûte au tribunal) d'antisémitisme ? A
ce jeu de con, le pro-palestinien naïf - dont la préoccupation
permanente est bien plus de ne pas se faire traiter d'antisémite
par le CRIF que de réellement agir pour les Palestiniens (on
se souvient de la larmichette versée par Besancenot face à
Cukierman)
- ne peut que perdre à tous les coups. A croire que le rôle
objectif des leaders d'extrême gauche, qui confisquent depuis
des lustres la cause palestinienne avec les succès que l'on
sait, c'est, en répétant ad libitum qu'il ne faut
SURTOUT PAS confondre juif et sioniste, de préserver l'image
du Juif pendant que le sioniste ratonne... au nom du judaïsme,
comme nous le rappelle si justement Gilles Bernheim !
La question n'est donc pas de savoir
qui de Dieudonné, d'Enrico ou du CRIF est le plus obscène
ou le plus comique, la question est de savoir si Dieudonné
conviant Faurisson sur la scène du Zénith en dehors de
tout prosélytisme révisionniste, tombe sous le coup de
la loi. La réponse nous est donnée cette fois par Serge
Klarsfeld qu'on ne peut pas non plus soupçonner
d'antisémitisme ou de sympathie révisionniste. Selon
lui, il n'y a pas matière à poursuivre, certes, il a
été choqué dans sa sensibilité mais le
ressenti subjectif n'est pas le droit.
Cette affirmation, saine et de bon
sens, d'une autorité morale pour une fois légitime
quant au sujet, m'oblige à rappeler la différence
entre le bon droit et la tyrannie. Le droit interdit qu'on se
réjouisse publiquement de la souffrance passée des
juifs, ce qui me semble moral et sain pour la paix sociale. La
tyrannie, qui prend de plus en plus le pas sur le droit et la morale,
nous oblige à nous prosterner devant la Shoa sous peine d'être
accusé d'arrières pensées. Depuis
peu cette tyrannie nous interdit même, pour décrire
Gaza, d'utiliser l'appellation : « camp de
concentration » désormais réservée
exclusivement aux juifs (quand ses inventeurs furent les Anglais
contre les Afrikaners en 1902...)
Oui Dieudonné est choquant,
obscène, transgressif... mais contrairement au « devoir
de mémoire », personne n'est obligé
d'aller le voir pour subir son prêche !
Pour conclure sur une note optimiste en
guise de vœux pour 2009, je veux proposer la solution, QUI
RESOUDRAIT UNE FOIS POUR TOUTE, le conflit israélo-palestinien.
Puisqu'il ne peut y avoir deux Etats là ou il n'y a qu'un
seul territoire pour deux peuples (à moins que l'un des deux
aille se faire voir ailleurs), la seule solution c'est le
métissage ! Julien Dray - qu'on entend moins ces
temps-ci -, Jacques Attali et le Président Sarkozy lui-même
ne nous vendent-ils pas la chose comme le grand défi du XXIème
siècle ? (cf : « Egalité des
chance et diversité » conférence de
Palaiseau du 17 décembre 2008). Si le métissage c'est
la solution pour la France, alors pourquoi pas, a fortiori, pour
Israël et la Palestine ? Avec le métissage, fini le
mur de séparation, la haine, la purification ethnique... Voilà
une solution humaniste, de gauche et logique ! A moins
que la logique aussi soit à deux vitesses ?
Bonne année 2009...
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