Alain Soral sur Radio Courtoisie
15-01-2009
Qu’est-ce qu’être Français ? Comment le devenir, comment le rester ?

 

C’est le thème du “Libre Journal de l’Identité”, diffusé le vendredi 16 janvier 2009 sur Radio Courtoisie. Pierre-Alexandre Bouclay a reçu Bruno Larebière, rédacteur en chef du Choc du mois, Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, Arnaud Guyot-Jeannin, journaliste au Spectacle du Monde, patron d’une émission sur Radio courtoisie, Nicolas Gauthier, rédacteur en chef de Flash, Alain Soral (Egalité & Réconciliation), et Pierre Milan (Voix des Français).













 
Dieudonné et Alain Soral insultés par Philippe Lellouche
15-01-2009



 
Un Juif en colère
15-01-2009
Dimanche 11 janvier 2009

Monsieur l'Ambassadeur,

Pour vous c'est shabat, qui devait être un jour de paix mais qui est celui de la guerre. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m'exaspère. Je vous écris donc à plusieurs titres : comme Français, comme Juif de naissance et comme artisan des accords entre l'Université de Nice et celle de Haïfa ..

Il n'est plus possible de se taire devant la politique d'assassinats et d'expansion impérialiste d'Israël. Vous vous conduisez exactement comme Hitler s'est conduit en Europe avec l'Autriche et la Tchécoslovaquie .Vous méprisez les résolutions de l'ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants ; n'invoquez pas les attentats, l'Intifada. Tout cela résulte de la colonisation ILLEGITIME et ILLEGALE. QUI EST UN VOL. Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la morale juive. Honte à vous : Honte à Israël ! Vous creusez votre tombe sans vous en rendre compte. Car vous êtes condamnés à vivre avec les Palestiniens et les états arabes. Si vous manquez de cette intelligence politique, alors vous êtes indignes de faire de la politique et vos dirigeants devraient prendre leur retraite. Un pays qui assassine Rabin, qui glorifie son assassin est un pays sans morale et sans honneur. Que le ciel et que votre Dieu mette à mort Sharon l'assassin. Vous avez subi une défaite au Liban en 2006.Vous en subirez d'autres, j'espère, et vous allez envoyer à la mort de jeunes Israéliens parce que vous n'avez pas le courage de faire la paix.

Comment les Juifs qui ont tant souffert peuvent ils imiter leurs bourreaux hitlériens ? Pour moi, depuis 1975, la colonisation me rappelle de vieux souvenirs, ceux de l'hitlérisme .Je ne vois pas de différence entre vos dirigeants et ceux de l'Allemagne nazie ? Personnellement, je vous combattrai de toutes mes forces comme je l'ai fait entre 1938 et 1945 jusqu'à ce que la justice des hommes détruise l'hitlérisme qui est au cœur de votre pays. Honte à Israël. J'espère que votre Dieu lancera contre ses dirigeants la vengeance qu'ils méritent. J'ai honte comme Juif, ancien combattant de la 2ème guerre mondiale, pour vous. Que votre Dieu vous maudisse jusqu'à la fin des siècles ! J'espère que vous serez punis..

André Nouschi
Professeur honoraire de l'Université


 
Débat Alain Soral / Caroline Fourest sur RTL
09-01-2009
Après Montpellier, le Zénith d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand, a décidé d'interdire à son tour le spectacle de Dieudonné après ses provocations du mois dernier. Question : faut-il interdire définitivement ce spectacle ? C'était l'objet du débat de RTL Soir jeudi. Face à face pour parler de Dieudonné, Alain Soral, ami de l'humoriste, et Caroline Fourest, journaliste à Charlie Hebdo.



 
Flash n°5 en vente + Alain Soral : "Fausses idoles et faux rebelles"
08-01-2009
Le n°5 du quinzomadaire Flash est en kiosques depuis le 5 janvier, au prix de 2 euros ! Pour s'abonner (seule formule qui assurera la pérennité du journal) ou consulter la liste des dépositaires, rendez-vous sur flashmagazine.fr


Flash n°4 en vente


Ci-contre en bonus, la chronique d'Alain Soral paru dans le n°3 (édition du 4 au 17 décembre 2008)

FAUSSES IDOLES ET FAUX REBELLES : DE BRETON A BESANCENOT...

Quand on est jeune et novice dans le débat d'idées, on croit qu'en politique c'est comme en sport, qu'il y a deux équipes : la vôtre et celle d'en face, les bons et les méchants, le pouvoir et l'opposition... Puis avec la pratique, pour ceux qui passent à la pratique - les autres n'y comprennent jamais rien - on découvre que dans la vraie vie, comme dans 1984 de George Orwell, c'est plus compliqué que ça. Il y a le pouvoir, l'opposition au pouvoir et... Goldstein. Soit l'opposant créé par le pouvoir, ou plutôt favorisé par le pouvoir - ne soyons pas "complotistes" - pour dévier les énergies contestataires vers le stérile, l'inutile...


Gauchisme à la Prévert ou gauchisme à la Baader, qu'on soit dans les nuages ou qu'on fonce droit dans le mur, sur le plan de l'inefficacité politique - les années de prison mises à part - ça revient au même.

À quinze ans, rebelle dans l'âme et cherchant ma voie, comme tous, j'ai commencé naïf : ma première passion, je l'avoue, fut pour André Breton.

André Breton et sa Révolution surréaliste, moi qui croyais, en bon ado petit bourgeois, que le désir, le rêve et l'association d'idées automatiques, c'était autrement plus révolutionnaire que la vulgaire lutte sociale pour l'amélioration des conditions de vie et du travail. Tu parles ! Que reste-t-il aujourd'hui de la Révolution surréaliste ? Trois mauvais poèmes à jeux de mots foireux, deux provocations de potaches parfaitement dérisoires et déjà épinglées, à l'époque, par Drieu la Rochelle dans Gilles (roman à lire pour ceux qui s'intéressent sérieusement à cette période) ; sans oublier une mauvaise compréhension du freudisme - lui-même très dévalué - et, c'est vrai, quelques beaux tableaux de Marx Ernst venus embellir depuis les salons de quelques milliardaires à la Pinault. Pas de quoi renverser le régime !

Du coup, à dix-huit ans, plus circonspect, je me méfiais de Jean-Paul Sartre, l'idole des étudiantes nunuches d'après-guerre. Sartre qui proposait à son tour, après la Révolution surréaliste passablement éventée, sa nouvelle révolution elle aussi plus révolutionnaire que la vraie : la Révolution existentialiste !

Cette fois pour tout foutre en l'air, il ne s'agissait plus de dégoiser des poèmes à la con, allongé sur un divan, mais d'écouter du jazz sur un Tepaz, à huit dans une chambre de bonne, tous habillés en noir ! Autre arnaque pour jeunes verbeux fébriles - toujours issus des beaux quartiers - cette fois très bien décrite dans le film : Les Tricheurs de Marcel Carné (une petite dénonciation anti-jeune qui ne lui sera pas pardonnée par les nouveaux "révolutionnaires" de la Nouvelle vague)...

Breton, Sartre... après m'être laissé prendre par le premier et méfié du second, je finis par trouver le truc pour repérer le faux rebelle : pour cacher que dans le réel il ne fait pas grand chose de révolutionnaire, à part fumer des cigarettes (comme Malraux) et prendre des taxis pour dîner en ville, le faux opposant en fait des tonnes dans le symbolique. Ce manque d'engagement réel, il le compense par la surenchère dans le signe...

Ainsi, dans la vraie vie, un paysan qui passe à la télé met son costume du dimanche - celui qu'il mettait jadis pour aller à la messe. José Bové, lui, se looke en plouc : moustaches à la gauloise, pipe, pull-over tricoté main vert chlorophylle... comme ça le bobo de Canal +, qui s'y connaît vachement question campagne, sait qu'il a à faire à un vrai paysan. L'agriculteur, lui, ne s'y reconnaît pas du tout mais on s'en fout, la paysannerie aujourd'hui en France c'est 2 %.

Cette méthode de détection des factices me permit, après Sartre, d'éviter le piège Althusser. C'est qu'après la Révolution surréaliste et la Révolution existentialiste vint la Révolution structuraliste : le nouveau truc des années soixante-dix pour être sûr de ne jamais faire la révolution pour de vrai ! Alexandre Adler, un modèle de fidélité révolutionnaire, s'en réclame encore, c'est tout dire.

Cette fois, fini la poésie, la musique... la nouvelle trouvaille d'Althusser, c'était : re-Lire le Capital, mais en ayant bien conscience de la "coupure épistémologique" à l'intérieur de l'œuvre entre avant et après 1844 (sic) ! Il était là le grand secret. Voilà pourquoi tout avait foiré jusqu'ici !

Une fois de plus la clef de la révolution ne se trouvait pas dans l'action collective et le peuple, mais dans l'herméneutique à Normale Sup ! Plus c'était imbitable dans le commentaire, plus c'était loin de l'interprétation littérale - et du monde ouvrier - plus c'était révolutionnaire ! Avec ça, la bourgeoisie Giscard pouvait dormir sur ses deux oreilles ; ce qu'elle fit d'ailleurs....

Après cette débauche de jargonnage, il ne faut pas s'étonner que le concept passe sérieusement de mode à l'aube des années quatre-vingt, et je n'insisterai pas sur le lien existant entre la baisse de niveau qui s'en suivit et la carrière d'un Bernard-Henri Lévy. Là-dessus tout a été dit, écrit, et il est certain que la médiocrité actuelle, les ralliements de gauche à Sarkozy auraient été impensables, impossibles sans cette table rase opérée par la Nouvelle philosophie...

Oublions donc BHL pour sauter directement au dernier faux dur de service : le révolutionnaire anticapitaliste de chez Drucker, l'Olivier Besancenot...

À la classe ouvrière ce que José Bové est à la paysannerie, il en fait des tonnes dans le signe, le petit droit-de-l'hommiste sans-papiériste : T-shirt du Che pour cacher son statut de fonctionnaire (avec préférence nationale, mais juste pour lui), petit poing serré vers le travailleur syndiqué pour lui faire oublier que la LCR est le lieu exclusif de l'étudiant bobo, bouche tendue aux sexualités trans-genres mais accolade virile à son pote Joey Starr (histoire de bien confondre, dans son mépris de gauche, banlieue et racaille...). Dans un parfait soucis de positionnement marketing, même le sigle de sa nouvelle boutique pour jeunes reprend le nom d'une émission phare de Canal + : NPA, pour Nulle Part Ailleurs ! Nouveau parti anticapitaliste...

Du surréalisme au trotsko-boboïsme, en passant par l'existentialisme et le structuralisme, au fond c'est toujours de ça qu'il s'agit : empêcher le combat anticapitaliste, et faire semblant, en minant toute opposition cohérente, toute union trans-classes, pour que le Système continue à régner...

Voilà pourquoi, tandis qu'un Céline dut s'exiler quatre ans pour ne pas être tué, tandis qu'un Drieu préféra faire ce travail lui-même, tandis qu'un Blondin sombra dans l'alcoolisme et le cyclisme pour n'avoir pu accomplir cette impossible union sacrée, le pouvoir libéral reconnaissant offre aux tartuffes expos dans les musées, prix Nobel et autres après-midi télé...

Alain Soral


Les chroniques précédentes :
- Alain Soral de retour de Serbie : "Le Kosovo n'existe pas !"
- Vers le goulag mou, ou la complainte de l'intellectuel français dissident

 
Bonne année !
08-01-2009
Bonne année !


Alain Soral présente ses meilleurs voeux à tous les résistants au Nouvel Ordre Mondial pour cette année 2009, qui risque de donner malheureusement raison à pas mal de ses prévisions !

Merci à tous pour votre soutien.

Alain SORAL

 
12 règles infaillibles pour publier des nouvelles en provenance du Proche Orient dans les médias
07-01-2009
1. Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël que se défend. Cette défense s’appelle « représailles ».

2. Ni les Arabes, ni les Palestiniens, ni les Libanais n’ont le droit de tuer des civils. On appelle cela du « terrorisme ».

3. Israël a le droit de tuer des civils. Cela s’appelle de la « légitime défense ».

4. Lorsque Israël tue des civils en masse, les puissances occidentales demandent qu’il le fasse avec plus de retenue. Cela s’appelle « réactions de la communauté internationale ».

5. Ni les Palestiniens ni les Libanais n’ont le droit de capturer des soldats israéliens à l’intérieur d’installations militaires équipées de sentinelles et de postes de combat. Il faut appeler cela « séquestration de personnes sans défense ».

6. Israël a le droit de séquestrer, à n’importe quelle heure et n’importe où, autant de Palestiniens et de Libanais qu’il lui plaira. Le chiffre actuel tourne autour de dix mille, parmi lesquels 300 sont des enfants et mille sont des femmes. Il n’est pas nécessaire de fournir la moindre preuve de culpabilité. Israël a le droit de garder en détention indéfiniment des prisonniers, même si ceux-ci sont des personnalités démocratiquement élues par les Palestiniens. On appelle cela « emprisonnement de terroristes ».

7. Quand on mentionne le mot “Hezbollah”, il est obligatoire d’ajouter dans la même phrase : « soutenu et financé par la Syrie et par l’Iran ».

8. Quand on mentionne « Israël », il est catégoriquement interdit d’ajouter : « soutenu et financé par les Etats-Unis ». Cela pourrait donner l’impression que le conflit est inégal et que l’existence d’Israël ne court aucun danger.

9. Dans les informations concernant Israël, il faut toujours éviter qu’apparaissent les locutions suivantes : « Territoires occupés », « Résolutions de l’ONU », « Violations des Droits de l’Homme » et « Convention de Genève ».

10. Les Palestiniens, comme les Libanais, sont toujours des « lâches » qui se cachent au milieu d’une population civile qui ne les aime pas. S’ils dorment chez eux, avec leur famille, cela porte un nom : « lâcheté ». Israël a le droit d’anéantir, avec des bombes et des missiles, les quartiers où ils dorment. Cela s’appelle : « des frappes chirurgicales de haute précision ».

11. Les Israéliens parlent mieux l’anglais, le français, l’espagnol ou le portugais que les Arabes. C’est pourquoi ils méritent d’être interviewés plus souvent et, donc, d’avoir plus souvent que les Arabes l’occasion d’expliquer, au grand public, les règles ci-dessus pour la rédaction des nouvelles (règles 1 à 10). On appelle cela « la neutralité journalistique ».

12. Toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec les susdites Règles sont, et il faut que cela se sache, des « terroristes antisémites hautement dangereux »

 
Glucksmann plus fort que Dieudonné !
07-01-2009
Glucksmann plus fort que Dieudonné !Dans cette tribune intitulée "Gaza, une riposte excessive ?" et publiée dans le journal Le Monde, André Glucksmann sort de sa réserve observée depuis le début de l'offensive israelienne à Gaza... E&R


Devant un conflit, l'opinion se divise entre les inconditionnels qui ont décidé une fois pour toutes qui a tort et qui a raison, et les circonspects qui jugent en fonction des circonstances telle ou telle action comme opportune ou inopportune, quitte à retenir, s'il y a lieu, leur jugement jusqu'à plus ample informé. L'affrontement à Gaza, aussi sanglant et terrible soit-il, laisse poindre pourtant une lueur d'espoir que les images chocs recouvrent trop souvent. Pour la première fois dans le conflit du Proche-orient, le fanatisme des inconditionnels paraît minoritaire. La discussion chez les Israéliens (est-ce le moment ? Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?) roule comme à l'habitude dans une démocratie. La surprise est qu'un semblable débat partage à micros ouverts les Palestiniens et leurs soutiens, à tel point que, même après le déclenchement des opérations punitives israéliennes, Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, trouva le courage d'imputer au Hamas, en rupture de trêve, la responsabilité initiale du malheur des civils à Gaza.

Les réactions de l'opinion publique mondiale – médias, diplomates, autorités morales et politiques – semblent malheureusement en retard sur l'évolution des esprits directement concernés. Force est de relever le mot qui fait florès et bétonne une inconditionnalité du troisième type, laquelle condamne urbi et orbi l'action de Jérusalem comme "disproportionnée". Un consensus universel et immédiat sous-titre les images de Gaza sous les bombes : Israël disproportionne. A l'occasion, reportages et commentaires en rajoutent : "massacres", "guerre totale". Par bonheur, on évite à ce jour le vocable "génocide". Le souvenir du "génocide de Jénine" (60 morts), partout rabâché à la va-vite et depuis déconsidéré, paralyserait-il encore l'excès de l'excès ? Néanmoins la condamnation, a priori, inconditionnelle, de l'outrance juive régule le flot des réflexions.

Consultez le premier dictionnaire venu : "est disproportionné ce qui est hors de proportion" soit parce que la proportion n'existe pas, soit parce qu'elle se trouve rompue, transgressée. C'est la deuxième acception qui est retenue pour fustiger les représailles israéliennes jugées excessives, incongrues, disconvenantes, dépassant les bornes et les normes. Sous-entendu : il existerait un état normal du conflit Israël-Hamas que le bellicisme de Tsahal déséquilibre, comme si le conflit n'était pas, comme tout conflit sérieux, disproportionné dès l'origine.

Quelle serait la juste proportion qu'il lui faudrait respecter pour qu'Israël mérite la faveur des opinions ? L'armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c'est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats-suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ? Ou, mieux, conviendrait-il qu'Israël patiente sagement jusqu'à ce que le Hamas, par la grâce de l'Iran et de la Syrie, "équilibre" sa puissance de feu ? A moins qu'il ne faille mettre à niveau non seulement les moyens militaires, mais les fins poursuivies. Puisque le Hamas – à l'encontre de l'Autorité palestinienne – s'obstine à ne pas reconnaître le droit d'exister de l'Etat hébreu et rêve de l'annihilation de ses citoyens, voudrait-on qu'Israël imite tant de radicalité et procède à une gigantesque purification ethnique ? Désire-t-on vraiment qu'Israël en miroir se "proportionne" aux désirs exterminateurs du Hamas ? Dès qu'on creuse les sous-entendus du bien-pensant reproche de "réaction disproportionnée", on découvre combien Pascal a raison et "qui veut faire l'ange, fait la bête". Chaque conflit, en sommeil ou en ébullition, est par nature "disproportionné". Si les adversaires s'entendaient sur l'usage de leurs moyens et sur les buts revendiqués, ils ne seraient plus adversaires. Qui dit conflit, dit mésentente, donc effort de chaque camp pour jouer de ses avantages et exploiter les faiblesses de l'autre. Tsahal ne s'en prive pas qui "profite" de sa supériorité technique pour cibler ses objectifs. Et le Hamas non plus qui utilise la population de Gaza en bouclier humain sans souscrire aux scrupules moraux et aux impératifs diplomatiques de son adversaire.

On ne peut travailler pour la paix au Proche-Orient qu'à la condition d'échapper aux tentations de l'inconditionnalité, lesquelles hantent non seulement les fanatiques jusqu'au-boutistes, mais aussi les âmes angéliques qui fantasment une sacro-sainte "proportion" propre à équilibrer providentiellement les conflits meurtriers. Au Proche-Orient, on ne se bat pas seulement pour faire respecter une règle du jeu, mais pour l'établir. On peut à juste titre discuter librement de l'opportunité de telle ou telle initiative militaire ou diplomatique, sans toutefois supposer le problème résolu d'avance par la main invisible de la bonne conscience mondiale. Il n'est pas disproportionné de vouloir survivre.

André Glucksmann

 
Dieudonné plus fort que Jeff Koons !
28-12-2008
Vous souvenez vous de ce sommet de provocation et d’insolence que fut l’exposition d’ un homard de Jeff Koons au Château de Versailles ? Et bien croyez-le si vous voulez mais Dieudonné a fait mieux : Robert Faurisson himself, figure internationale du révisionnisme historique sur scène au Zénith devant 5000 personnes.
Thème de la performance : « leur mettre une quenelle ».



 
Sarkozy casse Cohn-Bendit !
22-12-2008
Quand Le Président Sarkozy, révèle la connivence Bobo-libérale, pour remettre à sa place Cohn-Bendit...



 
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