Flash n°4 en vente + Alain Soral : "Le Kosovo n'existe pas !"
19-12-2008
L e n°4 du quinzomadaire Flash est en kiosques depuis ce jeudi 18 décembre, au prix de 2 euros ! Pour s'abonner (seule formule qui assurera la pérennité du journal) ou consulter la liste des dépositaires, rendez-vous sur flashmagazine.fr.


Flash n°4 en vente


Ci-dessous en bonus, l'entretien avec Alain Soral paru dans le n°2 (17 novembre - 3 décembre 2008)

De retour de Serbie
ALAIN SORAL : "LE KOSOVO N'EXISTE PAS !"


La Serbie, premier pays chrétien à avoir été bombardé par une coalition "chrétienne" en Europe, depuis 1945, n'en finit plus de panser ses plaies. En proie à l'occupation américaine, aux mafias albanaises et à l'argent saoudien, les patriotes serbes continuent néanmoins de résister. Fièrement. L'envoyé spécial de Flash a été les rencontrer pour vous.


Alain Soral, vous revenez de Serbie où vous avez séjourné huit jours. Quel était l'objet de cette visite ?

Je me suis effectivement rendu en Serbie, ce qui à mes yeux inclut bien sur le Kosovo, à l'invitation des patriotes serbes de l'enclave de Strepce, au sud du Kosovo Nous y avons accompagné une ONG franco-russe qui fait un travail formidable pour ces populations abandonnées de beaucoup.

Y êtes vous allé pour apporter votre soutien ou pour observer et comprendre la situation ?

Comme au Liban après l'agression israélienne de 2006, je me suis d'abord rendu pour comprendre et observer, renouant avec mon ancien métier de journaliste. Me méfiant du romantisme et des causes perdues, je voulais voir par moi-même et confronter mes positions avec la réalité du terrain. Tout en sachant que j'ai apporté mon soutien à la Serbie agressée par l'OTAN dès les années quatre-vingt-dix.

Estimez vous qu'il existe un lien particulier entre la France et la Serbie ?

Oui, un lien historique d'ailleurs matérialisé par un monument à Belgrade qui célèbre l'alliance militaire franco-serbe de la Première guerre mondiale. La Serbie est, comme la France, une grande nation historique avec une conscience très progressiste. Quand j'étais membre du PC et journaliste, j'avais été très marqué par l'entreprise de diabolisation du peuple serbe. Alors que celui-ci est le seul, par ses propres forces, à s'être libéré du joug nazi et à avoir vaincu la Wehrmacht, une campagne de Médecins du monde associait Milosevic à Hitler ! En dépit de sa participation à la guerre de l'OTAN en Serbie, la France bénéficie toujours d'une image très positive. Pour les patriotes serbes, deux figures incarnent la France qu'ils aiment : De Gaulle et Le Pen. Comme nous, ils aiment la France libre.

Avez-vous rencontré des responsables politiques, en Serbie ou au Kosovo occupé ?

Nous avons tout d'abord rencontré le Président de l'enclave de Strepce, puisqu'il faut rappeler que si le Parti radical serbe n'a pu l'emporter en Serbie aux dernières élections, du fait notamment, de la trahison des socialistes, il a gagné partout où il était présent au Kosovo serbe. Nous avons également rencontré la direction du Parti radical au parlement à Belgrade, ainsi que des éditeurs et des journalistes engagés. Enfin, j'ai pris la parole en public à Belgrade, où se tient une manifestation quotidienne contre le tribunal de La Haye. J'ai donc eu l'occasion de présenter des excuses au nom du peuple français, ce à quoi je tenais particulièrement.

Vous avez donc traversé le Kosovo du Nord au Sud, quelles ont été vos impressions ?

Effectivement, puisque pour nous rendre à Strepce nous sommes passés par Mitrovica et aux abords de Pristina. Ce qui frappe c'est bien sûr la considérable présence militaire, avec des soldats venus des quatre coins du monde, souvent originaires du Pakistan ou d'Afrique et qui constituent en réalité la seule autorité au Kosovo. Saisissants également, les investissements massifs dans le domaine de l'hôtellerie ou le commerce de carburant, en totale déconnexion avec l'économie réelle. Pour les patriotes serbes du Kosovo, il ne fait aucun doute que les centaines de stations services, géantes et rutilantes, tout comme les centaines de motels qui jouxtent les routes désertes ont pour principale fonction le blanchiment de l'argent sale et mafieux. Un argent généré notamment par l'afflux massif de la drogue en provenance de l'Afghanistan, avec la bénédiction tacite de l'OTAN. Le Kosovo est en effet devenu la plaque tournante du trafic de drogue et notamment de l'héroïne, à destination de l'UE. Voilà donc la probable origine de la recrudescence de la consommation d'héroïne chez les jeunes, notée ces derniers mois par les "stups". Il faut bien financer les coûteuses opérations militaires de l'OTAN, au service des États-Unis... Une autre manne semble provenir d'Arabie saoudite, illustrée par la présence de mosquées wahhabites blanches aussi neuves que vides, fort distinctes des mosquées traditionnelles en vieilles pierres présentes sur ce territoire. Mosquées, elles non plus sans lien avec le réel, puisque la population albanaise que nous avons côtoyée, très jeune en moyenne, paraît bien plus influencée par la "world culture" en provenance des US que le wahhabisme. Le gel dans les cheveux et le jeans moulant font davantage recette que le foulard, la barbe ou djellaba chez les jeunes "Kosovars". Trois pôles semblent donc assurer la survie artificielle de cet État qui l'est tout autant : l'armée d'occupation qu'est la KFOR, sous contrôle américain, la mafia incarnée par l'UCK et enfin l'Arabie Saoudite. Voilà qui devrait faire réfléchir les tenants du "Choc des civilisations" et tous ceux qui pensent, comme Dantec, que pour lutter contre l'islamisme, il faut soutenir les États-Unis.

Deux cent mille Serbes ont quitté le Kosovo depuis l'occupation, quel est l'état d'esprit de ceux qui sont restés ?

Ceux que j'ai rencontrés, simples patriotes ou responsables politiques, étaient soucieux de rétablir la vérité s'agissant des mensonges dont ils ont été les victimes, et déterminés à tenir, pour gagner le moment venu. Ils m'ont raconté souvent avec émotion les manipulations de guerre orchestrées notamment par le sieur Walker, qui avait auparavant sévi en Amérique du Sud. Comme, par exemple, celle qui a consisté à rhabiller des combattants morts de l'UCK en civil, sans même prendre la peine de faire des trous dans les vêtements, et à les présenter ensuite comme des victimes de "l'épuration ethnique" afin de justifier les bombardements à venir sur Belgrade. Ils considèrent qu'ils ont été trahis par Milosevic, qui a lui-même été trahi par les États-Unis, avec lesquels il travaillait au début. Pour eux il n'y a pas de peuple Kosovar et le château de cartes s'effondrera dès le départ des États-Unis, qu'ils considèrent comme inéluctable. Tous pensent que le Kosovo peut être repris en huit jours, et même sans combattre, dès que la présence militaire de l'ONU aura cessé. La réputation des combattants serbes suffira à faire fuir un ennemi manipulé. Il se pourrait qu'une fois de plus, ceux qui ont aidé les États-Unis dans leur entreprise de destruction soient abandonnés et paient le prix fort, comme les Kurdes en Irak.

Quels enseignements peut-on tirer de ce qui s'est passé au Kosovo pour la France ?

La stratégie de manipulation et de destruction des nations, conduite par l'Empire, a fonctionné à plein en Serbie et doit nous inviter à déjouer ses pièges, qui sont grosso modo les mêmes, ici, en France. Piège qui consiste à stigmatiser l'islam et à le désigner comme ennemi tout en favorisant son implantation, au plan démographique et organisationnel et favoriser ainsi l'éclatement communautaire et pourquoi pas demain, la guerre civile. C'est la raison pour laquelle il faut plus que jamais défendre le modèle citoyen et identitaire français, fondé sur la culture et la nation, contre le modèle anglo-saxon ou allemand, qui privilégie une conception ethnique ou religieuse. Paradoxalement, les identitaires, qui prônent et un dépassement de l'État nation et l'émergence de communautés ethniques dans un cadre européen favorisent l'émergence de "Kosovo" en France et en Europe. Si on ne peut être Français en étant musulman, pourquoi pas demain la République islamique de Seine-Saint-Denis ? Le maintien de ce modèle passe évidemment par une maîtrise de l'immigration, qui doit totalement cesser. Un identitaire conséquent doit donc être d'abord et avant tout un patriote français. Et si nous devons avoir un modèle, c'est plutôt du coté des Russes que des Anglais que nous devons, comme nos amis Serbes, nous tourner. La fédération de Russie, multiethnique et multiconfessionnelle, mais patriote, nous montre la voie. Je note que le retour de la puissance russe est salué par beaucoup, à l'extrême droite, alors que le patriotisme russe est assimilationniste. C'est ainsi que le ministre de l'Intérieur russe est un musulman. Il n'y a pas d'autre voie pour la France que de faire triompher son modèle propre contre les visées destructrices de l'Empire.

Propos recueillis par Auguste Leroux

 
Excursion à Créteil : Alain Soral rencontre un responsable d’ATTAC
16-12-2008
Lundi 8 décembre, Alain Soral était invité dans les locaux de l'Université Paris XII (Créteil) en vue de débattre avec Jacques Cossart, secrétaire général du conseil scientifique d'Attac. L'occasion pour Egalité et Réconciliation de revenir sur les points communs et les divergences qui caractérisent la relation de notre mouvement à la cause altermondialiste.


L'invitation paraissait improbable, Monsieur Jêrome Baray, Maître de Conférences à l'Université de Parix XII, nous avait contacté par courrier, but de ce premier contact : Organiser une rencontre entre notre président et un intellectuel altermondialiste, parbleu ! Un cadre d'Attac!

Notre enthousiasme avait été immédiat mais pour des raisons qui puisent leur source dans les relations parfois houleuses que notre jeune mouvement a entretenues avec certaines formations de « gauche », nous appréhendions l'accueil qui nous serait réservé dans cette faculté de banlieue. En effet, en un an d'histoire et après des dialogues tendus avec une ou deux mouvances d'extrême gauche, quelques uns de nos camarades à Egalité et Réconciliation ont fini par nourrir une rancœur injustifiée à l'égard de cette sensibilité politique dont nous sommes pourtant si proches à bien des égards.

Nous avions organisé un service d'ordre discret pour accompagner notre président à cette rencontre pour le moins originale. L'université de Paris XII nous était à tous inconnue, fac de gauche, fac de droite ? Non, Fac tout court! Des locaux impersonnels et modernes où les affiches de concert bien plus que les militants se battent en duel. Nous avions déjà constaté la pauvreté de la conscientisation politique dans les facultés françaises, bien des fois encore nous nous surprenons à penser qu'il serait préférable de nous trouver en présence de facultés véritablement remplie de gauchistes énervés ou de droitards abrutis... Cela serait toujours meilleur que le néant dans lequel leur âme se meurt actuellement, cela serait plus drôle du moins. Et de l'humour à notre arrivée il n'y en avait pas beaucoup, c'est le moins qu'on puisse dire ! Tranquillement installés dans un café des alentours, nous observions les galeries fantomatiques d'un centre commercial faisant face à l'Université; nous attendions l'heure du rendez vous, curieux de savoir la tournure qu'allait prendre cette aventure : Annulation de dernière minute, traquenard, procès déguisé en échange universitaire ? Bien des éventualités plus romanesques les unes que les autres.

Une fois l'heure de la rencontre venue, le résultat ne fut certes pas aussi épique que nous l'avions imaginé, mais suffisamment sérieux pour que nous ne regrettions en rien notre petite excursion dans le Val de Marne. Notre hôte, professeur à l'université de Paris XII, nous présenta M. Jacques Cossard, Secrétaire du conseil scientifique du fameux groupe altermondialiste Attac. Bonne surprise, Monsieur Cossart est un homme courtois, il a tenu à serrer la main de tous les camarades en nous regardant dans les yeux... (Droite des valeurs... Vous avez dit droite des valeurs ?)

Autre bonne nouvelle, bien des étudiants se présentent au débat que Monsieur Jérôme Baray a eu l'intelligence de faire passer dans ses heures de cours. Résultat des courses, voilà nos deux intervenants face à un auditoire d'une quarantaine d'étudiants, ce qui est loin d'être négligeable d'autant plus qu'il s'agissait là d'un public qui, avouons le, n'est pas celui face auquel notre président a l'habitude de discourir.

Parmi eux, quelques chevelus aux pantalons larges et aux cheveux gras mais dans l'ensemble de jeunes gens dont l'apparence ne laissait pas trahir une appartenance politique quelconque. (Les dread-locks, et l'esthétisation de la crasse étant malheureusement devenues les signes d'appartenance à des groupuscules qui font honte à l'histoire glorieuse de la gauche sociale).

Une fois installé, notre hôte s'est livré à une brève présentation des intervenants. Monsieur Jacques Cossart, secrétaire général du conseil scientifique d'Attac, ancien conseiller du vieux Jean-Baptiste Doumeng, le fameux « milliardaire rouge » ; Alain Soral, présenté comme l'auteur d'essais de sociologie populaire et d'un ouvrage dont le titre comporte le mot « texticules » ce qui n'a pas manqué de faire sourire une partie de l'assistance. Par un hasard merveilleux (mais peut être était-ce un acte délibéré de notre hôte afin de préserver un semblant de calme dans son auditoire,) les récents engagements politiques de notre président ne furent mentionnés que de manière assez sibyllines; Monsieur Jérôme Baray se contentant d'ajouter au parcours d'Alain Soral les mots suivants « après quoi vous avez adhéré au Front National avant de créer une association du nom d'Egalité et Réconciliation. » Tout cela dit avec une célérité qui rendait la phrase quasiment inaudible, beau boulot, l'étiquette « Front » aurait sans doute fermé le jeune public à la pertinence des propos de notre président.

Première sujet de discussion : La Crise ! La parole est donnée à Attac, Jacques Cottard s'est alors lancé dans une analyse de la virtualisation de l'économie, revenant sur la tragédie qu'avait constituée l'abandon de la parité-or. Notre président entama son analyse dans l'axe ouvert par le militant altermondialiste, il insista sur le visage délirant qu'avait pris la finance internationale, cette dernière ne produisant des richesses que par l'« ouverture infinie de lignes de crédit », procédé pervers qui dans une course irresponsable au profit fait reposer l'économie sur un mirage, sur de l'argent qui n'existe tout simplement pas.

Sur le constat, les deux bonhommes sont d'accord, on rêve déjà d'un E&R/Attac. Aucun véritable point de divergence quant à la dénonciation des bulles spéculatives et de leur déconnexion de l'économie réelle.

Mais Jacques Cossart n'est pas membre d'Attac pour rien et la solution qu'il préconise pour se protéger de la violence du capitalisme  repose en une formule: Faire de la monnaie un bien mondial, une devise émise par la seule organisation ayant une légitimité en matière de politique internationale (tenez vous bien): l'ONU !

L'occasion était trop belle pour notre chef, il profita de cette question délicate pour fournir à toute l'assistance une belle leçon de nationalisme-révolutionnaire et préciser en quoi notre vision de l'action politique diffère du rêve altermondialiste. Nous précisons ce point car c'est ensuite essentiellement là-dessus que l'échange s'est concentré : comment affirmer le pouvoir du politique sur l'économie ?

Là encore, un même constat entre E&R et Attac, l'économie a été volontairement rendue inaccessible à tous les citoyens désireux d'en maitriser les outils. Les médias, la presse dite « spécialisée », nos classes dirigeantes, en ont fait une sorte de monstre vengeur se cachant derrière d'obscures formules mathématiques. A entendre les discours tenus sur la crise financière actuelle, l'économie peut être considérée sans mal comme une lointaine parente de l'alchimie tant ses mécanismes semblent abscons et inaccessibles au commun des mortels. Nos deux interlocuteurs se sont aussi accordés sur ce point (ça fait beaucoup), ils ont revendiqué la réappropriation nécessaire de l'économie par le pouvoir politique et les citoyens. Mais à travers quelle instance ? C'est là que réside tout le problème.

Cette souveraineté du peuple sur l'émission de sa monnaie, cette réintégration de l'économie dans le champ de l'action politique doit se faire selon nous dans le cadre national, cette dernière instance étant (en dehors de l'enjeu culturel que nous voyons dans sa sauvegarde) la seule entité existante permettant au citoyen d'avoir une prise sur le destin de sa communauté. Jacques Cossart quant à lui appela à cette réappropriation de la souveraineté mais à travers des instances supra-étatiques, qu'elles soient européennes ou mondiales, c'est là que nos point de désaccords se firent jour et que notre argumentation fut (vous ne nous reprocherez pas notre parti pris) la plus convaincante.

Comme beaucoup d'entre nous l'ont sûrement entendus lors d'un cours de philo de Terminale, il est impossible d'enfoncer des clous à coups de concept; c'est à peu de chose près ce que notre cher Soral essaya de dire à Jacques Cossart. On ne terrasse pas le capitalisme à coup d'incantations, ni à coups de manifestations bariolées à Davos ou Porto-Alegre (aussi sympathiques et festifs soient ces rassemblements). Planifier une action civique mondiale sans se rattacher à des instruments politiques concrets comme le sont les nations revient à faire du théâtre militant, c'est croire qu'on peut enfoncer ces fameux clous dont parlaient nos professeurs de Terminale, avec un marteau qui n'existe pas. Aussi pratique et confortable puisse nous sembler l'idée d'une solution qui porterait sur le monde comme un arrêté municipal régule les allers-venus des riverains d'un quartier, la lutte nous force à agir avec les armes que la réalité nous présente ; or, le cadre étatique (pour filer ma métaphore) est un marteau bien réel celui là... Comme nous l'a rappelé Alain Soral après le débat, et avec l'humour qu'on lui connait, les gens d'Attac « risquent d'attendre longtemps les élections mondiales d'un président mondial par des citoyens mondiaux... »

Nous pourrions nous contenter de sourire de la rhétorique généreuse et éthérée d'un groupe comme Attac, malheureusement il nous semble que leur projet politique accrédite de manière indirecte les forces agissantes du Capital. En effet, ces dernières sont pour l'instant les seules à pouvoir planifier leurs actions à l'échelle planétaire. Même si le projet mondialiste voulu par Attac se veut une opposition au mondialisme financier, la rhétorique qu'il met en place légitime la logique planétaire nécessaire à la survie du système de la finance internationale.

Que retenir de cette rencontre ? Avant toute chose que le dialogue est très largement possible avec des militants d'extrême gauche, cela peut nous sembler évident mais certaines évidences sont bonnes à répéter. Nous gagnons toujours à rencontrer des citoyens désireux de combattre une idéologie que nous dénonçons d'un commun accord, Monsieur Cossart est un authentique défenseur de ce que nous appelons la gauche sociale, nous en avons eu la preuve vivante lorsqu'il a pris lui-même la défense de notre président suite à la remarque d'un étudiant ayant médiocrement tenté de nous dépeindre les vertus du Capitalisme financier. Ce dialogue E&R/Attac nous a donc rappelé la pertinence de notre approche « trans-courant » de la scène politique contemporaine.

Par ailleurs, nous avons pu constater qu'aujourd'hui encore, et même dans un cadre aussi surveillé que celui de l'université, rien n'empêchait des hommes de bonne volonté d'engager un dialogue constructif. Il n'est pas nécessaire de préciser que l'appréhension que nous éprouvions en nous rendant au débat n'avait pas de fondements, nous n'avons eu à faire à aucun perturbateur... Le jeu en valait la chandelle.

Benoit M. & Gaston Y. pour E&R

 
Flash n°3 en vente + Chronique d'Alain Soral
11-12-2008
Le n°3 du quinzomadaire Flash est en kiosques depuis le 4 décembre, au prix de 2 euros. Pour s'abonner (seule formule qui assurera la pérennité du journal) ou consulter la liste des dépositaires, rendez-vous sur flashmagazine.fr


Flash N°3 est arrivé !


Par ailleurs sur egaliteetreconciliation.fr, vous retrouverez au fil des semaines les chroniques d'Alain Soral issues des numéros sortis de la vente. Première ci-contre, parue dans l'édition du 30 octobre au 16 novembre 2008 :


VERS LE GOULAG MOU OU LA COMPLAINTE DE L'INTELLECTUEL FRANÇAIS DISSIDENT...
par Alain Soral

Soljenitsyne est mort ! Ah bon ? Il était vivant ? Depuis le temps qu'on n'en entendait plus parler, je croyais - comme beaucoup sans doute - qu'il était mort depuis vingt ans...

Des intellectuels dissidents, c'est vrai qu'on en a eu d'autres, depuis - pour nous le faire oublier sans doute - et des moins reluisants : le très louche Salman Rushdie avec ses gardes du corps, sa mannequin indo-new-yorkaise et ses amis jet-set... Bien payé au fond le Pakos pour faire passer les musulmans pour des sauvages, juste au moment où les Bougnoules remplaçaient les cocos dans le rôle des méchants de service... C'est du pot !

Et le Redeker ! Avec le "raie d'équerre" on a vraiment touché le fond question persécuté bidon fabriqué à partir de rien (deux mails !) - et pour les mêmes raisons - par la bande à BHL... Et on voit mal la Betancourt oser nous pondre aujourd'hui un Archipel des FARC à sa sortie de thalasso...

De Soljenitsyne à Redeker en passant par Rushdie, le modèle de l'intellectuel dissident s'est dévalué jusqu'à l'obscène.

Du coup, pour me remémorer la vie de celui dont BHL - déjà lui - nous rebattait les oreilles chaque huitaine à la fin des années 70, j'ai recherché (sur Youtube et ailleurs) tout ce qu'on a produit de documentaires sur la vie du grand Russe : Soljenitsyne libéré du goulag en 1953, Soljenitsyne chouchou de Kroutchev, Soljenitsyne dans la charrette avec Kroutchev, Soljenitsyne assigné à résidence mais star - et milliardaire en droits d'auteur - dans le monde libre, Soljenitsyne réfugié dans la datcha de Sakarov, puis de Rostropovitch, Soljenitsyne prix Nobel de littérature, Soljenitsyne expulsé d'URSS vers la Suisse et ses comptes en banque, Soljenitsyne en famille dans sa super baraque construite selon ses plans et sur mesure dans le Vermont (USA)... Puis, plus difficile à trouver, Soljenitsyne beaucoup moins pro-occidental sitôt rentré dans la Russie d'Eltsine, Soljenitsyne carrément réactionnaire en Vendée au côté de Philippe de Villiers !... Jusqu'au Soljenitsyne de Deux siècles ensemble : mille petites pages pour dire tout le mal qu'il pensait des Juifs qui - selon lui, pauvre fou ! - auraient détruit sa sainte Russie. Odieux dérapage qui explique, rétrospectivement, le mutisme de plomb de son ex-fan et petit pote, BHL, depuis vingt ans.

Et c'est en regardant ces dizaines d'heures d'archives, de commentaires que l'évidence me vint : Finalement, à partir de 1953, passé Staline et son goulag, c'était pas si mal d'être "intellectuel russe dissident".

Dans les années 60/70 où l'intellectuel, qu'il soit sartrien ou aronien, avait son rôle à jouer - et donc son prix - dans la Guerre froide, c'était même le bon temps... Pro-coco : prestige moral et petites pépées (Sartre, Godard...), pro-ricains : grillé auprès des jeunes, mais grassement rétribué par la CIA (Aron, Revel...) Pour Soljenitsyne, de 1954 à 1974, la vie c'est : vaguement surveillé par la police, mais ni passé à tabac (comme Dieudonné en Martinique), ni interdit d'enseigner (comme Gollnisch)... accueilli dans de belles datchas en bois par les plus grands esprits russes en exercice... et soutenu en sus par tout le camp occidental.

Pendant ce temps, nous, intellectuels français dissidents, devons nous contenter de quelques invitations du "Cercle des amitiés franco-nord-coréennes" dans des arrières salles de bistrot à Pigalle (véridique), d'une petite interview en Arabe sur la deuxième chaîne syrienne, de deux feuillets dans la presse quotidienne serbe... Quant aux traductions étrangères, pas de quoi faire construire dans le Vermont !

C'est qu'ils n'en ont rien à foutre à l'Est, dans le monde arabe ou en Chine, des intellectuels français dissidents !

Même le bouillant Chavez n'allonge pas un bolivar fuerte !

Vous me direz : "Oui, mais vous, dissident français, n'avez pas à subir le goulag !" Ça aussi, ça se discute... Si on y réfléchit bien, le goulag c'était de la souffrance, bien sûr, mais de la vraie souffrance frontale, formatrice, productive... qui pouvait vous faire accoucher d'une œuvre. Sans goulag - et Soljenitsyne le reconnaît lui-même lors de son passage chez Bernard Pivot - pas de grand écrivain, juste un petit prof de maths-physique... Le goulag, outre la fraternité virile, la vie collective au grand air qui vous structure un homme, c'est aussi, quand on en réchappe : l'Archipel traduit en vingt-sept langues, un réseau de dissidents formés et solidaires, le prestige du persécuté auprès des élites autochtones comme étrangères alors que nous, isolés, dépressifs, sommes obligés de survivre en pigeant sous pseudos dans des magazines conso vulgaires, voués à l'alcoolisme et à l'obésité dans des deux pièces minables à Saint-Ouen, à Gonesse... complètement ignorés de nos élites musicales et scientifiques.

Dans notre goulag mou de la relégation discrète pour mal-pensance, ni prestige, ni solidarité, ni vraie souffrance physique... Juste le découragement quotidien et la dépression sous le regard de haine et de mépris des lecteurs des Inrockuptibles...

Rien pour accoucher d'une œuvre, ou alors du Houellebecq...

Une idée en amenant une autre, pour m'affliger un peu plus sur ma condition, je pense aussi aux dissidents de l'autre camp : les fameuses victimes du Mac Carthysme ! Moi qui écris des livres, comme Alexandre, mais qui ai aussi fait du cinéma, comme Joseph Losey, j'aimerais bien, pour changer de la conférence à Harvard sur "l'erreur de l'Occident", pavoiser aussi au festival de Venise avec mon dernier film tourné à Londres, réclamé par toutes les majors d'Europe sous prétexte que je me suis fait virer d'Hollywood pour sympathies communistes ! Au lieu de ça, dans mon goulag mou, je suis juste tricard dans le métier, aucun producteur ne me prend plus au téléphone et, malgré mon talent reconnu de dialoguiste, personne n'ose même sortir mon film en DVD...

Bref, quand je vois la vie qu'on fait ici aux dissidents d'aujourd'hui, je n'hésite pas à dire, tout bien pesé, que face à cet assassinat en douce, je signe toute suite pour la dissidence officielle soviétique et la liste noire du Mac-Carthysme !

Bien à vous...
Alain Soral
Intellectuel français dissident réfugié au pays basque


 
Entretien avec le Journal Minute
10-12-2008
Membre du comité central du Front National et président de l’association Egalité & Réconciliation, l’essayiste Alain Soral est candidat à l’investiture du FN pour les élections européennes en Ile-de-France, en tandem avec la conseillère régionale Marie-Christine Arnautu. En raison de son parcours – il vient du Parti communiste – et de son approche, il pense avoir des arguments spécifiques à développer à Paris et en périphérie.

Télécharger la suite (fichier au format PDF)

 
Annulation de la conférence de Bruxelles
04-12-2008
Nous devons malheureusement vous informer de l'annulation de la conférence d'Alain Soral. Suite aux pressions et au sabotage pernicieux de dernière minute, nous ne disposons plus de salle pour l'accueillir.
Nous vous présentons sincèrement nos excuses pour les désagréments occasionnés.
Merci encore de votre soutien à Alain Soral

Bien à vous

E&R Belgique

 
Alain Soral : Discours de clôture de l'Université 2008 d'Egalité & Réconciliation - 1ère Partie
02-12-2008
Ci-contre en vidéo, "Le politiquement incorrect, idéologie de résistance au mondialisme", texte diffusé sur notre site en septembre dernier et prononcé ici par Alain Soral en conclusion de l'Université 2008 d'ER, le 2 novembre.



 
Petite démonstration de savate d'Alain Soral !
02-12-2008



 
FLASH n°2 est arrivé !
20-11-2008
Chers amis, Tout d’abord, merci de votre soutien.
Grâce à vous, Flash est un peu victime de son succès ! Du coup, notre petite équipe s’est trouvée un peu débordée. Résultat : le numéro 2 ne sera disponible que ce samedi 22 novembre. Je tenais donc à vous présenter personnellement mes excuses pour ce petit désagrément.

De nombreux futurs lecteurs m’ont fait part de leur difficulté à trouver Flash en kiosques. Si la meilleure façon de pallier ce problème consiste évidemment à s’abonner, nous l’avons résolu en mettant en ligne la liste de tous nos dépositaires, en format pdf. Vous n’avez plus qu’à chercher dans votre département, puis dans votre ville, etc. Ce document est disponible sur les sites flashmagazine.fr , voxnr.com , librad.com et egaliteetreconciliation.fr . Mais, bonne nouvelle, le numéro 3 de Flash, disponible dès le jeudi 4 décembre prochain, bénéficiera d’un papier de meilleure qualité, surcoût pour notre modeste entreprise, mais financièrement rendu possible grâce à votre mobilisation et votre dévouement. Une fois encore, merci.

FLASH n°2 est arrivé !


 
Alain Soral à Bruxelles le 5 décembre 2008
19-11-2008
Alain Soral donnera une conférence-débat à Bruxelles le vendredi 5 décembre 2008, suivie d'une soirée-repas durant laquelle il dédicacera ses livres. Le programme :

A partir de 19h : accueil et drink
20h-21h30 : conférence-débat

Au Best Western County Hôtel Uccle
2-4 square des Héros
1180 Bruxelles (Uccle)
Tél. : 0032 2 375 44 20
Accès
PAF : 15 euros
Etudiants, membres E&R : 5 euros


A partir de 22h : Soirée bruxelloise et dédicaces
La Chocolaterie
27 rue Van Malder
1080 Bruxelles (Molenbeek)
Entrée gratuite
Accès


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Hébergement :
Auberge de jeunesse "Génération Europe"
4 rue de l'Eléphant
1080 Molenbeek (à deux pas de la Chocolaterie)
Tél. : 0032 2 410 38 58
Prix des chambres :
Double 20 euros
Simple 25 euros

 
Alain Soral, invité de "Ce soir ou jamais"
14-11-2008











 
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