Comme on pouvait s'y attendre, le petit révolutionnaire fonctionnaire Besançenot, facteur de Sarkozy à Neuilly (quand son emploi du temps le permet), a catégoriquement refusé d'affronter Alain Soral en direct chez Moati, allant jusqu'à menacer la production de ne pas venir si celle-ci maintenait l'invitation du contradicteur que la rédaction lui avait choisi.
Une nouvelle fois, Alain Soral est donc désinvité au dernier moment d'une émission parce qu'il y a des choses à dire.
Une nouvelle fois (la troisième en deux mois) le service public s'est plié aux exigences d'un invité "vedette" qui n'est visiblement pas très sûr de son argumentaire et de pouvoir triompher à la loyale de cet adversaire...
Mais ne soyez pas trop déçu, Alain Soral vous prépare une petite vidéo où il vous dira tout ce qu'il aurait voulu dire face à face au petit révolutionnaire bobo Besançenot, si celui-ci avait été juste une peu plus
honnête et moins lâche...
Quand à ceux qui se demandaient encore si le "veau sous la mère d'Alain Krivine" faisait oui ou non partie du spectacle, la preuve est faite !
...
De : Marie REGIS <
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Date : Thu, 08 Mar 2007 15:26:28 +0100
À : <
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Objet : Invitation RIPOSTES le 11-03-07
« RIPOSTES »
Une émission présentée par Serge MOATI sur France 5, chaque dimanche à 17h55.
À L'ATTENTION DE : MONSIEUR ALAIN SORAL
DE LA PART DE : SERGE MOATI / JENNIFER SCHWARZ
Monsieur,
Comme convenu, je me permets de vous confirmer notre souhait de vous recevoir dimanche 11 mars 2007 sur le plateau de « Ripostes ».
L'émission sera diffusée en direct sur France 5 le dimanche 11 mars 2007 à 17h55.
Merci de bien vouloir vous rendre à 17h00 au Studio Gabriel:
9 avenue Gabriel
75008 Paris
Tél. studio : 01 42 65 58 00
Métro : Concorde
L'heure d'enregistrement est de 17h55 à 18h55 en direct.
INVITES: Olivier Besancenot et Geoffroy Roux de Bezieux
Bien cordialement,
Marie REGIS
Chargée de production
Alain Soral invité sur France 5
08-03-2007
Alain Soral sera face à Olivier Besancenot à l'Emission "Ripostes", en direct, ce dimanche 11 mars sur France 5 à 18 heures. Un grand moment en perspective, à vos magnétoscopes !
Du communisme au nationalisme : itinéraire d’un intellectuel français
04-03-2007
Allocution prononcée à Vénissieux le vendredi 2 mars 2007
Il faut toujours commencer par le commencement…
Je suis un déclassé, fils de notaire, né en province et monté à Paris en famille au début des années 60.
Mon père ayant fait de mauvaises affaires, j’ai passé mon enfance dans une cité dortoir pour ouvriers de chez Renault, comme il en fleurissait tant à l’époque.
C’était le gaullisme, les 30 glorieuses…
Ambiance populaire, républicaine et saine, la banlieue idéale...
A la 6ième, mon père, sans argent, mais qui n’avait pas oublié ses origines, a tenu à me sortir de la communale de banlieue pour que je me frotte au grand monde.
Je me suis donc retrouvé du jour au lendemain à Stan, collège catholique de renom, dans un univers que je ne connaissais pas, entre le marquis de Saluces et l’abbé Béguin…
Je faisais tous les jours Meudon-la-Forêt, Montparnasse à vélo !
Le choc fut rude mais instructif.
Je suis donc un atypique, fils de bourgeois déclassé, ayant passé son enfance au milieu des communistes dans une cité dortoir, mais allant au collège à Stanislas, soliste soprane à la chorale, qui chante à Notre Dame devant le cardinal Marty !
A l’adolescence, mon père ruiné quitte Paris, je me retrouve donc adolescent à Grenoble au début des années 70, ville pilote d’extrême gauche, où je fais l’apprentissage de la culture psychédélique, dominante chez les jeunes en rupture de ban de l’époque : musique pop, communautés, drogues…
A 18 ans, mon père fuit la justice en quittant la France, et moi je monte à Paris où je vis seul dans la plus complète marginalité, vivant de chantiers de déco, de brocante… Dur mais formateur apprentissage de la survie.
Nous sommes en 76, c’est le mouvement punk, mouvement de révolte à la fois anti-bourgeois et anti-baba cool dans lequel je me retrouve complètement.
Me voilà donc jeune adulte précaire, à la personnalité formée par mes origines et mon vécu : moyen bourgeois sans un sous, attaché à la culture et aux livres de part mon origine de classe, mais révolté et attiré par tout ce qui est contestataire et critique, de part mon vécu de déclassé.
Dans un monde culturel entièrement sous contrôle de la gauche, je trouve mes repères dans une culture d’ultra-gauche, à la fois très anti-droite mais aussi très anti-gauche molle : ni Giscard ni Mitterrand… Plutôt de sensibilité « autonome », comme la plupart des marginaux que je croise dans les squats et autres lieux alternatifs qui me permettent de survivre et d’échapper au salariat.
Un constante dans cette sensibilité : sans que je sache bien pourquoi, j’ai toujours été un fervent patriote. Patriotisme qui s’ajoute chez moi à ma passion pour le sport. Sport qui est le dernier endroit où il est permis de vibrer pour la nation, l’équipe nationale, sans être suspecté d’être d’extrême droite (sujet à méditer).
Mon virage vers le communisme et le PCF sera du à deux facteurs :
Un, ma rencontre avec le monde, répugnant pour moi, de l’entreprise du tertiaire quand je m’essaierai, toujours pour survivre, au journalisme et à la publicité.
Deux, ma découverte du mensonge trotskiste : monde de bourgeois, le plus souvent cosmopolites, ayant la haine du populo français et n’aspirant qu’à prendre la place de la bourgeoisie de droite catholique pour exercer le pouvoir à sa place, via l’idéologie du métissage et la psychanalyse, là où celle-ci régnait par l’enracinement et le catholicisme.
Je précise que, dés cette époque, je préfère encore un facho à un gauchiste – terme synonyme de trotskiste pour qui connaît bien ce milieu – et que ce que je reproche au facho, que je croise en allant draguer l’étudiante en droit du côté de la fac d’Assas, ce n’est pas sa radicalité révolutionnaire, mais le fait que son origine bourgeoise le poussera inéluctablement à rallier l’UDF ou l’UMP une fois son diplôme en poche, comme les Madelin et autres Devedjian…
Mon entrée au PCF, qui comme son nom l’indique est le Parti Communiste FRANÇAIS, en pleine époque néo-libérale reagano-tatchérienne, est donc motivée à la fois par ma solidarité avec le travailleur français contre la bourgeoisie exploiteuse - d’ailleurs beaucoup moins patriote que le prolo de base -, mais aussi par haine du trotsko-gauchiste, qu’il soit LCR ou rallié au PS et à sa « culture de gouvernement ». Haine que le trotskiste me rend bien, lui qui me traite de « stalinien » (viendra ensuite après le reniement complet de Libé, le terme facho de gauche !).
Pour vous faire ressentir l’ambiance, je crée d’ailleurs, fin 80, un « collectif des travailleurs des médias », nommé « cellule Ramon Mercader » dont le symbole est deux piolets croisés !
Avec ce collectif, qui publie le petit bulletin « La lettre écarlate », nous faisons campagne, moi et mes camarades, pour le « non » à Maastricht… Une campagne pour le non où PCF et FN se retrouvent dans le même camp…
Mon éloignement du PCF, au milieu des années 90, sera lui aussi motivé par deux facteurs.
L’un de fond. Nous assistons à la déliquescence d’un parti marxiste qui, en plein époque néo-libérale où l’anti-libéralisme de parti est plus que jamais justifié, a renoncé à tout ses fondamentaux, allant jusqu’à coopter l’idiote arriviste et pseudo féministe Clémentine Autain. Un PCF qui choisit de sacrifier sa base pour sauver l’appareil et qui ne sera plus, à partir de cette époque, qu’une roue de secours du Parti socialiste contre accords aux élections locales, pour sauver quelques privilèges : groupe parlementaire, mairies… Une dégringolade dans la honte et le déshonneur dont le nadir sera la fête Prada place du colonel Fabien et l’engagement du décono-mondain Frédéric Beigbeder pour la présidentielle de 2002.
L’autre facteur sera plus accidentel : ce sera la publication, en 93 je crois, par Jean-Paul Cruse, membre avec moi du « collectif des travailleurs des médias », du texte « Vers un Front national » dans L’Idiot International (que nous contrôlions à l’époque via notre collectif). Texte qui, tout en faisant référence au Front national du Comité National de la Résistance - qui réussit pendant la guerre à faire l’union sacrée des gaullistes et des communistes contre l’ennemi commun - lançait ouvertement l’idée d’un rapprochement du PCF avec cet autre parti du peuple, qui prenait lui-même un tournant très anti-maastrichtien, le Front national de Jean-Marie Le Pen…
Un retour du PCF à ses origines populaires, plutôt que de devenir chaque jour un peu plus le valet des libéraux du PS.
Ce texte nous valu la mise au ban du Parti, le lâchage de Jean-Edern Hallier - pas très courageux sur ce coup là, paix à sa mémoire ! Et d’être étiquetés « rouge-bruns » par Libération, Le Monde et le Canard Enchaîné, trois canards sociaux-démocrates trop contents de se débarrasser de virulents critiques de gauche montrant du doigt leur droitisation (la vraie, celle de l’argent).
Au milieu des années 90, je me retrouve donc dans la nature, affublé de l’étiquette « rouge-brun », toujours patriote, toujours marxiste, toujours anti-trotskiste… avec pour seule satisfaction politique de me réjouir en douce de la montée de Le Pen, puisque nous avions pronostiqués que cette évolution du PCF lui vaudrait la désertion de son électorat populaire vers le mouvement frontiste, ce qui ne manqua pas d’arriver ; ce qui est parfaitement justifié et moral !
Le PCF de Marie-Georges Buffet, affublé de Clémentine Autain et autres tartes molles, ne pèse plus aujourd’hui que 3 % de l’électorat, derrière LO et la LCR, tandis que le FN du Le Pen de Valmy pèse autour de 20 %, soit les pourcentages exactement inverses de ceux des années 70…
Je passe sur l’épisode de mon mariage, de mon repli sur la ville de Bayonne où je mûris mes idées, continue le travail de prospective et de synthèse en vivotant du journalisme sous pseudo au magazine « 20 ans », avec petit passage par le cinéma et même le RMI… Autant d’expériences souvent pénibles mais formatrices.
Mon retour à la politique, début 2000, se fera encore par deux voies.
Un, l’irruption du nouveau Chevènement, très national-républicain, qui rompt ouvertement avec un PS, lui mûr pour le blairisme.
Deux, la sortie en 2002 de mon pamphlet « Jusqu’ou va-t-on descendre ? » qui fait le bilan de 30 ans de trahison de tous les fondamentaux de gauche et où je prends ouvertement de parti du national-populisme contre le libéralisme libertaire.
Livre prophétique qui connaîtra un grand retentissement, et un appréciable succès de librairie pour mes finances en bernes, puisqu’il coïncidera avec l’électrochoc du 21 avril, et la présence au 2ème tour de l’élection présidentielle du candidat national, Jean-Marie Le Pen.
C’est lors de cette élection à deux tours que se produira non pas ma conversion, mais mon passage logique du PCF au FN, puisque ce passage du PCF au FN correspond, comme cette allocution a pour but de le démontrer, à une constante dans les convictions et les engagements qui ont toujours été les miens, à savoir : la défense, par tous les moyens, du peuple de France, des braves gens et des petites gens qui le porte à bout de bras…
D’abord désireux de voter Chevènement au premier tour, je réalise assez vite que Chevènement n’a ni les épaules ni la liberté nécessaires pour aller au bout des ses convictions et qu’il rabattra pour Jospin au second tour. (Intuition confirmée ces derniers temps par son ralliement à Ségolène pour dix places aux législatives).
Pour la première fois, je décide de voter Le Pen, et j’appelle mes anciens camarades communistes, qui n’ont pas renoncé à leur convictions anti-système, à pratiquer comme moi ce « vote révolutionnaire ».
Les résultats du premier tour me donnent raison et me redonne espoir ;
un espoir vite recouvert par le dégoût que m’inspire la campagne totalitaire de l’entre deux tours, campagne ignominieuse qui achève de me persuader que nous ne sommes plus en démocratie, et que le fascisme n’est décidément plus dans le camp qu’on croit !
Après avoir voté Le Pen au premier tour, par stratégie révolutionnaire, je vote donc aussi Le Pen au second par esprit de résistance… Ce qui fait de moi, le communiste qui n’avait jamais voté aux élections présidentielles par cohérence révolutionnaire, un type qui n’aura voté que deux fois aux présidentielles dans sa vie citoyenne, et deux fois pour Jean-Marie Le Pen !
Ces élections passées, qui marquent un virage dans l’histoire politique française, je repars écrire. Plusieurs livres sortirons entre 2002 et 2006 que vous connaissez ou que je vous invite à lire : Socrate à St Tropez, Misères du désir, Vers la Féminisation ?, Chute !... Livres qui parlent beaucoup de la destruction de la France par le communautarisme et le libéralisme.
En 2005, je vote bien sûr contre la ratification de la constitution européenne au référendum après avoir pronostiqué la victoire du Non à 56 %. Là encore, le FN et le PCF sont ensemble dans le camp qui s’oppose au libre échangisme intégral et à ses destructions…
Il me paraît clair que, depuis la ratification du traité de Maastricht, l’ennemi est le capitalisme financier mondialiste, dont l’Europe est le cheval de Troie.
Il me paraît tout aussi clair que le peuple de France l’a majoritairement compris. Il me paraît clairement aussi que le seul homme politique qui peut combattre ce système ne peut être qu’un nationaliste, indépendant du monde de la finance, de la politique institutionnelle et des médias, et que ce seul homme politique au côté duquel il faut combattre est, aujourd’hui en France, quel que soit son passé et le mien, Jean-Marie Le Pen.
Ayant l’habitude, en bon léniniste, de toujours allier théorie et pratique, et ayant souvent la chance, dans ma vie, de rencontrer les bonnes personnes au bon moment, je suis mis en relation directe avec Le Pen lors d’un dîner informel, alors que je guerroie, au côté du comique antisioniste Dieudonné, contre un certain communautarisme très actif et persécuteur…
Du coup, certains prétendront même que ce serait moi qui aurait fait se rencontrer les deux hommes !
Pour revenir à ma rencontre avec Le Pen, je suis immédiatement séduit par le bonhomme, son humanité, sa drôlerie… traits de caractères qu’il me semble, nous avons en commun et, après quelques échanges, je décide de rallier son comité de campagne où je côtoie sa fille Marine et Olivier Martinelli.
La suite vous la connaissez, ce sera le discours de Valmy, mon coming out dans les médias afin de montrer à ceux qui pensaient m’outer, pour me faire tort, que j’assume ; et ma situation amusante - et coûteuse (c’est ça le luxe) - de seul écrivain et intellectuel de renom ayant rallié la campagne du candidat Le Pen, quand tant d’autres intellectuels, réputés de gauche, ont rejoint, soit Ségolène, soit, plus étrange encore, un certain Nicolas Sarkozy, libre-échangiste et atlantiste américain, sans doute pour des questions inavouées de politique étrangère !
Je terminerai cette allocution en vous parlant d’avenir, en vous annonçant notamment la création de l’association « Egalité & Réconciliation » dont je prends la présidence. Association « nationaliste de gauche » prônant la réconciliation nationale, et se donnant pour but - ce but qui est le mien depuis quinze ans : créer l’union sacrée de la gauche patriote et de la droite anti-financière, afin d’atteindre le pourcentage électoral qui permettra au peuple de France de reprendre le pouvoir par les urnes et le contrôle de son destin.
Je vous remercie d’avoir écouté cette brève allocution qui retrace, dans ses grandes lignes, le parcours d’un intellectuel français du communisme au nationalisme sans nullement se renier, et j’attends vos questions…
Alain SORAL
Allocution prononcée à Lille en ouverture de la Convention présidentielle du Front National…
28-02-2007
Communauté et communautarismes
Avant de parler de communautarisme nous devons parler de communauté.
Replacer ce mot dans une perspective historique.
L’homme est un animal social, il n’existe et n’a toujours existé qu’en communauté.
L’individu, l’égo de Descartes, est une abstraction fausse, une robinsonnade.
De cet individualisme, au cœur de l’idéologie des Lumières, viennent une grande partie de nos problèmes récents.
Au début il n’y a pas l’un, mais le couple, la plus petite communauté.
Car en réalité Il faut dès l’origine un homme et une femme pour que l’humain puisse exister.
L’aporie de l’œuf et de la poule trouvant sa résolution dans l’évolution…
Ce couple originel produit la plus petite et la première communauté : la famille.
La famille, qui produit les enfants produit à sa suite la communauté familiale élargie : le clan puis la tribu, par les agrégations de familles selon les structures de la parenté : endogamie et exogamie, monogamie et polygamie…
Notre société a nous s’étant étendue selon la structure dite de l’éxogamie-monogamique, de loin la plus performante.
On assiste donc dans le temps, et si l’Histoire a un sens, au sens de direction prise par une structure dans la durée, a une dynamique d’agrandissement de la communauté dont le but est intrinsèquement progressiste : regrouper des individus dans une organisation pacifiée, afin d’atteindre des buts de plus en plus élevés par rapport à ceux que peut atteindre l’homme seul.
Ce pouvoir accru ayant comme prix à payer l’acceptation - nécessairement limitative de la toute puissance de l’individu - de la Loi. Acceptation de la Loi qui est toujours discipline du groupe contre pulsion et désir individuel.
Ainsi la civilisation peut se définir comme la tentative de faire grandir pacifiquement la taille de la communauté humaine, en jugulant les deux menaces de désorganisation qui rodent autour d’elle et qui sont toujours : la violence et le chaos.
En terme d’échelle, la plus grande communauté de libre adhésion atteinte par l’homme l’a été dans nos contrées :
Après le clan, la tribu, le fief, le royaume… cette communauté fut la Nation.
L’Empire devant être considéré, non pas comme une communauté au sens propre, mais comme un pouvoir impérial tenant sous son joug un ensemble de communautés dissemblables menaçant toujours de se disloquer : l’Empire austro-hongrois en était un parfait exemple.
La Nation est donc, dans l’Histoire, la plus grande communauté librement consentie, soit des dizaines de millions d’hommes vivant à l’intérieur d’une organisation communément acceptée pacifiquement, pour un destin commun.
Le problème, c’est que ces grandes unités, nées en Europe par imitation de la France – souvent phare de l’histoire occidentale – se sont affrontées jusqu’à se détruire les unes les autres à partir de l’épopée Napoléonienne.
Paradoxe d’une nation transformée en Empire pour tenter d’imposer le modèle national aux empires voisins !
Autre paradoxe de la Nation : plus grande communauté pacifique et productive à l’intérieur de ses frontières, la nation se révéla aussi la plus belliqueuse et la plus destructrice à l’extérieur : les deux grandes guerres - dont la deuxième acheva le déclin de l’Europe et la prééminence des Etats unis d’Amérique - achevant aussi de discréditer la Nation aux yeux des élites dirigeantes.
Pour éviter ces traumatismes à répétition, deux voies se sont proposées pour dépasser ce communautarisme national chauvin :
- la solution de l’internationalisme prolétarien, qui recourt à l’internationalisme et la communautés des classes sociales exploitées.
Communauté de classe elle aussi belliqueuse sur un autre plan : pas nation contre nation, mais classe contre classe…
Un internationalisme (dit aussi antifascisme depuis 1945), emporté lui aussi par le stalinisme : à la fois échec du socialisme dans le « socialisme réel », et retour, en fait, à un nationalisme impérialiste russo-slave passé seulement du blanc au rouge !
Deuxième solution alternative à cet internationalisme prolétarien : la solution mondialiste (dite universaliste), d’inspiration franc-maçonne.
Solution pour laquelle optèrent nos élites nationales après 1945, notamment par Schumann, Monet, Cassin… et la Déclaration universelle des droits de l’homme.
A partir de cette date, les élites dirigeantes européennes décidèrent donc de tuer les nations et de les fondre dans un super-communautarisme universel.
Or ce super-communautarisme universel ne correspond à aucun mouvement profond de l’Histoire ni au consentement des peuples (ni selon Maurras ni selon Marx), mais à une décision d’élite, abstraite, en grande partie soumise aux puissances d’argent.
La première Europe étant d’abord celle de l’acier, du fer et du charbon…
Puissances d’argent dont, dans le même temps - et ce n’est pas un hasard - la logique devient, elle aussi, supra étatique (après avoir été impérialiste d’Etat…).
Ainsi on peut comprendre que cet antinationalisme d’argent, paré des vertus universalistes, n’ait pas conduit à la fraternité universelle et au citoyen du monde adepte de l’espéranto, mais à l’émiettement, à la fragmentation, à l’affaiblissement des communautés historiques, culturelles, religieuses et morales… en communautarismes.
Non plus communautarisme de l’espoir et de la fuite en avant volontariste, mais communautarismes geignards et revendicatifs par manque de liens transcendants : Communautarisme sectaire, communautarisme sociétal… Autant de communautés refusant à la fois l’ancienne communauté nationale et les communautés de classe dans une dynamique liée encore au Marché :
communautés sexuelles de femmes, de gays…
communautés d’âges de jeunes, de seniors…
Communautés ethniques souvent mythifiées et caricaturées…
qui constituent, en réalité, autant de marchés captifs et de segments de marché…
Un communautarisme de la division, de la non collaboration entre groupes issus de la communauté nationale, fondé par et sur le communautarisme victimaire, ou l’ex-Nation n’est plus qu’un agrégat de minorités éternellement victimes d’une majorité silencieuse supposée, elle, parée de tous les maux.
Un communautarisme victimaire qui est, en pratique, une destruction de l’ex-communauté nationale fondée sur la collaboration et la production, pour devenir un communautarisme parasitaire de la revendication haineuse et de la réparation, au nom d’un passé mythifié.
Communautarisme à la fois absurde sur le plan moral, et invivable à terme sur le plan pratique.
Pseudos minorités opprimées qui sont, en réalité, autant de minorités agissantes réclamant, en fait de réparations, des privilèges dans une dynamique de parasitisme et de fragmentation toujours accrue, à l’inverse de la dynamique communautaire originelle dont le but était, je le rappelle, d’agréger pacifiquement le plus d’individus possible dans un but de coopération…
Nous en sommes là aujourd’hui en France, où la haine du national, dans un climat de récession économique, exacerbe en plus les rapports de classes…
Un climat d’injustice sociale masqué en plus, de façon fort immorale, par des revendications communautaires émanant en réalité de privilégiés.
Soit, en réalité, d’élites communautaires revendicatives ayant accès aux médias.
Terrible injustice et terrible mensonge qui constituent à eux seuls un formidable terreau de guerre civile…
Fautes non pas dues aux communautés réelles, si tant est qu’elles existent, puisque ces représentants communautaires, le plus souvent autoproclamés, ne sont que des réseaux de trafics d’influences qui parlent au nom de communautés, à l’existence déjà discutable et problématique, et, qui plus est, ne les ont pas mandaté pour parler en leur nom.
Face à ce travail de destruction de la communauté française, je pense donc qu’il est urgent de revenir à la communauté de la plus grande échelle ayant existé : la Nation.
Non pas une Nation belliqueuse et expansionniste, mais une Nation de culture et de paix tournée vers la collaboration entre Nations…
Le danger de guerre étant inexistant en Europe entre grandes Nations, c’est bien le danger de guerre civile, pour cause de communautarisme exacerbé, contre lequel il faut aujourd’hui lutter, et ce en revenant à ce modèle que nous, Français, avons inventé et dont nous avons fait cadeau au monde : la Nation.
Nation qui est une et indivisible, qui ne reconnaît aucune communauté ni lobby, mais seulement des citoyens égaux en droits, et qui a pour but l’intérêt général.
Il faut donc s’opposer notamment à l’importation pernicieuse en France du « conflit de civilisations », thèse et projet néo-conservateur américain qui passe, vous l’avez compris, par l’affrontement communautaire, et dont le but pervers est de diviser pour régner.
Ceux qui auront compris cette démonstration, auront donc aussi compris mes positions politiques, et en quoi elles ne visent qu’au salut de la France…
Je vous remercie de m’avoir écouté,
Alain SORAL
Entretien avec Alain Soral par Vox Galliae
27-02-2007
Le site Vox Galliae interviewe Alain Soral au terme de la Convention Présidentielle du Front National à Lille.
Deux articles du Nouvel Obs assez honnêtes
21-02-2007
Deux articles du Nouvel Obs assez honnêtes, pour changer, sur Alain Soral. Askolovitch c’est quand même plus fin qu’Aude Lancelin.
Alain Soral sur canalacademie.com (19 février 2007)
19-02-2007
Alain Soral est un écrivain dérangeant. En passant de l’extrême gauche
à l’extrême droite, il s’est senti honni des médias et s’est trouvé un
nouveau porte-voix dans l’ouverture de son blog. Il répond aux
questions de David Abiker.
Emission proposée par : David Abiker, Elodie Courtejoie pour canalacademie.com Source : www.canalacademie.com
Conférence de presse d'Alain Soral : Questions sociales au coeur de l’élection présidentielle
06-02-2007
Alain SORAL, soutien de Jean-Marie LE PEN dans le cadre de l’Union des Patriotes, en présence de Louis ALIOT, Secrétaire Général du Front National, a tenu une conférence de presse, mardi 6 février 2007 à 11h30 au Salon panoramique du Concorde Lafayette :
"Comme il est indiqué sur l’invitation, je suis là devant vous pour vous parler de la question sociale dans l’élection présidentielle, ou plutôt, de l’absence de la question sociale.
Une question sociale volontairement occultée par la peopolisation d’une élection réduite à une finale de Star Academy, à la rivalité sans fond de Sarkozy et Ségolène, dans un véritable show à l’américaine, avec primaire et deuxième tour direct, qui bafoue toutes les traditions du débat politique à la française, et qu’on doit situer en toute honnêteté entre Hollywood et Georges Orwell.
Deux candidats surmédiatisés au service de la même mondialisation libérale avec, d’un côté, un républicain libéral et, de l’autre, forcément, UNE démocrate libérale puisque, comme chacun sait, la gauche aujourd’hui ne se différencie plus de la droite sur des questions sérieuses économiques et sociales, mais par un petit plus de féminité !
Pirouette et moyen habile qui permet de traiter de macho quiconque viendrait demander des comptes à la candidate sur la question sociale !
« Tout et son contraire » pour Sarkozy, qui change chaque jour d’orientation politique donc économique en fonction des sondages…
« Tout et n’importe quoi » pour Ségolène qui, par son début de campagne calamiteux, a le mérite de nous montrer les limites de la politique réduite à la séduction et à l’émotionnel.
Des deux côtés, une absence de programme, qui cache le même programme :
Achever de soumettre la France, via l’Europe, à la dictature du Marché, de l’Organisation Mondiale du Commerce et de la Banque mondiale, pour une société toujours plus inégalitaire sur ce modèle anglo-saxon qui semble tant fasciner nos élites ; élites qui n’ont que mépris affiché pour la France, ce à quoi elle aspire et ce qu’elle incarne.
Duel imposé, matraqué, surmédiatisé, peopolisé, qui ne nous laisse le choix qu’entre deux candidats du même, deux candidats du OUI à la Constitution Européenne qu’ont pourtant clairement refusé les Français.
Choix forcé entre deux candidats minoritaires au regard de ce seul critère sérieux, dans des élections où les autres candidats sont soit des rabatteurs, soit des figurants réduits à l’impuissance :
- Le Rabatteur Villiers pour l’UMP.
- Les Rabatteuses et rabatteurs Buffet, Chevènement, ou encore Besancenot, s’il finit par rentrer dans la course, pour le PS…
- Candidats groupusculaires, de bon esprit, mais réduits à l’impuissance comme celui du PT ou Dupont-Aignan.
- Ou encore, purs animateurs sans véritable projet, avec Bové ou Monsieur Hulot, animateur télé et marchand de gel douche parti, depuis, heureusement en vacances…
Un spectacle verrouillé, profondément vide et totalitaire, où même le soit disant Troisième homme, en l’occurrence Monsieur Bayrou, est promu par le système pour tenter de faire croire aux citoyens agacés qu’il existerait une alternative à l’UMPS, alors que ce candidat est encore un candidat du OUI à la Constitution Européenne, un candidat euro-mondialiste comme les deux autres, poussé dans, et par les médias pour masquer le seul vrai 3e homme, le seul vrai candidat alternatif : Jean-Marie Le Pen.
Face à ce totalitarisme dans les moyens comme dans les fins, puisque le but de ce show Orwelien est effectivement d’évacuer toute alternative de gestion, et avec elle la question sociale, j’ai choisi de rejoindre la résistance…
C’est parce que je crois qu’il est urgent de faire péter ce Système dont la caricature devrait faire honte à quiconque est attaché à la démocratie.
C’est parce que, j’ose le dire, j’aime par-dessus tout la liberté et la démocratie que moi, ancien communiste qui avais voté Chevènement au 1er tour de la dernière présidentielle, j’ai rejoint Jean-Marie Le Pen pour cette élection.
J’ai rejoint Jean-Marie Le Pen dans le cadre de l’union patriotique parce que je crois aujourd’hui que seul un nationaliste, un homme qui aime le peuple et son peuple, possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative politique, économique et sociale.
Seul celui qui s’appuie sur la Nation peut s’opposer à ceux, éternels versaillais aujourd’hui à Neuilly, qui ont pour objectif et mission de nous livrer à la finance trans-nationale, à cette déferlante mondialiste et ultra-libérale, d’où viennent nos inégalités sociales accrues, la destruction de notre cadre de vie et la perte de nos acquis sociaux.
Quand je parle de la nécessité du nationalisme, je ne parle pas d’un nationalisme fermé, agressif de l’époque des impérialismes, mais, pour citer Jean-Claude Martinez, d’un alternationalisme à la Chavez fondé sur la coopération des nations, la redéfinition des rapports entre pays riches et pays pauvres et aussi, dans notre pays, sur le sursaut des classes moyennes…
Aspirations nationalistes, ou alternationalistes, qui se sont d’ailleurs clairement exprimées lors du référendum par le NON massif à la constitution euro-mondialiste malgré le matraquage, les menaces qui, par leur brutalité, étaient le prélude à cette campagne malsaine…
Un NON qui fit, je vous le rappelle, 55%...
Un non de l’inquiétude sociale, largement majoritaire, que Jean-Marie Le Pen reste aujourd’hui le seul candidat sérieux à incarner puisque, entre temps, sous la pression, à gauche, Marie-George Buffet, a rallié discrètement le camp du OUI en annonçant déjà sa participation au futur gouvernement de la oui-ouiste Ségolène, idem pour Chevènement, qui a renoncé à lui-même pour 10 places aux législatives tandis qu’à Droite, Villiers roule ouvertement, pour tenter de contrer Le Pen, au service du champion du OUI et ce qu’il incarne, Nicolas Sarkozy.
Par mon ralliement au seul candidat sérieux du NON qui s’oppose encore à l’euro-mondialisme, à ce projet de société, inégalitaire et hygiéniste, où, avec la suppression du tabac, bientôt de l’alcool et de la vitesse, on est sûr de mourir demain en France de misère et d’ennuis, mais en bonne santé ! j’espère aussi aider les Français authentiquement de gauche, c'est-à-dire, pour moi, attachés à défendre les intérêts du peuple, à prendre conscience du piège qui leur est tendu par ces élections où la menace fasciste n’est pas là où on croit…
J’invite les citoyens français à ne plus avoir, pour citer Pasolini, une lutte anti-fasciste de retard !
Je compte aussi, avec ceux qui rallieront demain le FN sur cette même ligne, aider, par des réflexions et des propositions, à ce que s’accomplisse ce grand destin promis à ce mouvement.
Aider à ce que le FN devienne le grand parti du peuple français, le parti du sursaut populaire et de la réconciliation nationale contre la trahison des élites, le parti qui réussira demain l’union et la réconciliation des réactionnaires qui ont eu finalement raison et des progressistes qui ont fini par comprendre qu’on les avait bernés, contre les libéraux qui ont toujours méprisé les deux !
Aider enfin, car rien n’est jamais certain, à ce que ce mouvement de résistance ne sombre pas dans la tentation d’une union des droites qui lui vaudrait le destin funeste que connu sa sœur italienne, un destin à la Fini qui porte si bien son nom !
Fort de cette analyse et de cet espoir, je suis scandalisé que Jean-Marie Le Pen, seul opposant réel au système, ne parvienne pas à avoir ses signatures, signatures qui lui permettraient simplement de se présenter au suffrage du peuple français afin qu’existe une alternative réelle dans cette élection.
Je profite donc de cette conférence de presse pour lancer un appel aux maires de France soucieux de l’avenir et du bien être du peuple Français.
Un appel aux Maires nécessairement patriotes qui voulaient signer pour Chevènement, aux Maires qui veulent signer pour Dupont-Aignan, aux Maires qui ont inutilement signé pour Villiers, aux Maires qui voudraient signer pour le PT et même pour Chasse Pêche Nature et Traditions car l’heure est grave et n’est plus aux enfantillages…
A tous ces Maires, je lance un appel solennel pour qu’ils donnent leur signature à Jean-Marie Le Pen.
Afin que la démocratie, qui est en l’occurrence le choix donné aux Français entre deux modèles de société, existe encore tout simplement.
Cet appel lancé, pour donner l’exemple, et pour mettre une fois encore mes actes en accord avec mes pensées, j’annonce que je donne une semaine de mon temps à la collecte de ces dites signatures.
Et j’appelle tous ceux qui sont intéressés de près ou de loin au maintien de la démocratie, donc à la candidature de Jean-Marie Le Pen, à faire de même.
Je vous remercie de m’avoir écouté et j’attends vos questions."
Et en bonus, l'interview d' Alain Soral par John Paul Lepers :