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Entretien avec Solidarité Alsacienne |
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Interview de Solidarité Alsacienne | 9 août 2006
La soupe au lard, pour ou contre ?
Je ne vois pas de raison d’être contre, même si cette action bénévole un rien taquine ne rejoint pas mes préoccupations premières. D’ailleurs, à ma connaissance, aucune association musulmane à ce jour ne s’est plainte de cette soupe gauloise, et il existe en France des soupes populaires casher, réservées aux seuls juifs, qui n’ont jamais attiré les foudres des pouvoirs publics ni des associations anti-racistes qui pourraient pourtant y voir de la discrimination… Ce qui est étrange dans cette affaire, c’est de voir notre République française et laïque s’acharner à interdire la distribution d’une soupe gratuite destinée aux SDF, au prétexte qu’elle contient du porc et que les musulmans n’en mangent pas. Ce qui revient à faire imposer par l’appareil d’Etat, à l’ensemble de la population Française, des interdits religieux, et qui plus est d’une religion minoritaire ! Comme sur d’autres sujets où s’exprime pleinement le deux poids deux mesures communautaire, on est en plein délire !
Pourquoi tant de haine, d’après vous, à l’encontre de ces initiatives ?
Il faudrait, pour le comprendre, refaire l’historique de l’émergence en France des mouvements dits anti-racistes. On y découvrirait, outre leur origine très communautaire et leur incroyable pouvoir sur le politique, qu’en fait d’anti-racistes, ils sont surtout anti-français !
Nous combattons pour nos identités qui sont diverses. Certains se
reconnaissent dans la nation française, d’autres dans les petites
patries régionales, certains dans l’espérance impériale européenne.
Nous croyons qu’il n’y a pas de contradiction entre ces sentiments
d’appartenance, même si ceux-ci sont hiérarchisés. Pouvez-vous nous
dire votre sentiment à cet égard et nous donner votre propre vision sur
ce thème ?
Contrairement à l’idée d’extrême droite qui veut que le centralisme
soit une malédiction des jacobins, je pense que l’affaiblissement de
nos régions, par et pour un pouvoir centralisateur, fut d’abord le
travail de Louis XIV et qu’il fut en partie bénéfique… J’ajouterai en
outre qu’il faut savoir se méfier d’un certain régionalisme favorisé
par Bruxelles qui ne poursuit pas le but de renforcer le pouvoir des
régions, mais celui de détruire ce qu’il reste de souveraineté et
d’indépendance nationale au seul profit du Capital nomade… Je résumerai
donc ma position par un slogan politique, un slogan qui est mien et que
je vous propose d’adopter : « des régions fortes pour une France forte
».
Avec votre livre « Chute, éloge de la disgrâce », malgré sa forme
romanesque, vous n’y allez pas avec le dos de la cuiller. Peut-être
allez-vous en énerver encore quelques-uns ?
Par ce livre, je ne fais jamais que répondre, avec tendresse
et ironie, à certains emmerdeurs pathologiques et autres dominateurs
congénitaux qui m’ont un peu brutalement intimé l’ordre de me taire,
sous prétexte qu’ils n’avaient aucun argument raisonnable à m’opposer !
Si tout le monde réagissait comme moi plutôt que de se coucher,
peut-être ces gens là redécouvriraient-ils le chemin salutaire du
dialogue !
Un autre livre en préparation ?
Un petit livre sur la boxe, sur mon rapport personnel à ce
sport auquel j’ai sacrifié 30 ans de ma vie et que je continue de
pratiquer… Mais surtout, après avoir écrit dans mes cinq derniers
livres (Vers la féminisation ? Jusqu’ou va-t-on descendre ? Socrate à
St Tropez, Misères du désir et Chute !) à peu près tout ce que je
pensais sur la France, le monde et la politique, un grand désir de
passer à l’action…
Merci.
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